On ne sait pas assez que l’AOC Cognac englobe quelques terres en Dordogne et ce sur sept communes. Parmi elles, il y a la très belle cité périgourdine de Saint-Aulaye-Puymangou qui possède un vignoble et c’est avec la prestigieuse maison Camus que l’histoire s’écrit désormais.

« Nous sommes une terre de frontières, rappelle le maire de Saint-Aulaye, Yannick Lagrenaudie. Notre commune a appartenu pendant des siècles à l’Angoumousin, notre proximité avec la charentaise Aubeterre est faite de liens d’amitiés et nous sommes aussi liés à l’histoire du cognac depuis la délimitation des crus en 1909 ». Alors, le charme du Périgord et l’idée d’y identifier une eau-de-vie ont germé dans l’esprit des tenants de la maison Camus. Déjà prompte à vanter ses cognacs de l’Ile-de-Ré ou ses mono-crus de Borderies, elle s’est naturellement jetée dans l’aventure. « On a tout de suite été séduits, explique le directeur général de la maison Camus, Patrick Léger. Ce partenariat est davantage qu’un cognac, c’est un terroir, un territoire, un savoir-vivre, la production restera confidentielle mais elle a du sens, elle continue d’offrir aux consommateurs des cognacs différents ». Le vignoble de la commune couvre 1,5 hectare mais une petite trentaine d’hectares de l’AOC cognac se trouvent en Dordogne, dont une dizaine qui appartient à la famille Rouzeau, en charge des parcelles de la commune.

Pour la signature, ce cognac basé dans le cru Bois ordinaires a la particularité de venir du cépage colombard – alors que la très grande majorité du cognac est produit avec de l’ugni-blanc. Distillé sur lies, ce cognac est ensuite vieilli dans les caves du château de la commune avec des fûts en chêne de la forêt de la Double, en Périgord bien sûr. Enfin, ce cognac connaît un « finish » dans des fûts ayant contenu des vins de Monbazillac. « Il peut se consommer en digestif mais il est surtout préconisé à l’apéritif avec de la glace, le colombard est très aromatique et les fûts de Monbazillac apportent de la rondeur », souligne Patrick Léger. C’est enfin une raison supplémentaire de venir en Dordogne, qui plus est dans le village de Saint-Aulaye qui abrite un musée du… cognac ! « Nous faisons partie de cette histoire et le cognac est un produit du terroir qui garde en bonne santé », assure de bonne foi l’intarissable gardien du musée, Jean-Paul Bourrut-Lacouture.

A l’occasion de la sortie de ce nouveau cognac, les restaurateurs du coin n’ont pas manqué de rappeler leurs arguments autour du canard, de la truffe ou du caviar avec l’Auberge de la Truffe, Le Cygne Le Bugue, le restaurant Charbonnel, l’hôtel des Voyageurs, l’hôtel Archambeau, Les Logis du Périgord ou encore le Grand Hôtel Pélisson. Le Périgord est un havre de gastronomie et la maison Camus ne s’y est pas trompée.