Ci-dessus : l'équipe de la cave de Turckheim (photos F. Hermine)
Ci-dessus : l'équipe de la cave de Turckheim (photos F. Hermine)

Dans la suite 800 au 8ème étage du Lancaster Paris, une effervescence inhabituelle autour de bouteilles aux couleurs éclatantes. Le styliste William Arlotti derrière ses grosses lunettes carrées accueille journalistes et influenceurs, gens du vin et de la mode, du lifestyle et de la toile pour présenter sa dernière création commanditée par la cave de Turckheim.

La dynamique coopérative alsacienne, avec déjà 7 références de crémants à la carte, voulait proposer « autre chose que juste une édition limitée, pas un Ice comme beaucoup de nos concurrents mais un haut de gamme ‘fashion’ avec déjà l’idée de créer une collection au fil ses saisons » explique Emmanuelle Gallis, directrice commerciale d’Alliance Alsace. L’équipe de la cave connaissait le styliste qui fait appel à la même agence de RP (Force4) et lui a donc demandé si une bouteille pouvait l’inspirer. « Je rêvais de rajeunir l’Alsacienne à coiffe, avoue le styliste. J’ai donc pris tout de suite mes crayons, créé un moon board pour inventer à cette jeune femme mutine un univers à la fois décalé et couture, et je me suis inspiré des rouges et violines des couchers de soleil alsaciens, des géraniums et des anémones qui fleurissent dans tous les villages… » Et voilà parée une jeune mannequin en grande robe noire et à grande coiffe de tulle rouge vaporeuse qui se promène avec nonchalance et élégance dans le vignoble pour shooting photos et vidéos. Les viticulteurs n’en sont pas encore revenus mais ils se sont aussi volontiers prêtés au jeu en mettant à disposition leurs caves et leurs tracteurs, leur carré de vigne préféré et leurs paysages fétiches pour mieux illustrer leur région et leur coopérative.

Dosé mais pas « su-sucre »

Dans la Suite 800, croquis, photos, vidéos offrent un éclairage original à cette cuvée lancée en plein coeur du Triangle d’Or pendant la Fashion Week avant une présentation mi-octobre aux professionnels régionaux. William Arlotti pétille autant qu’un crémant secoué en plein soleil. Il entraine ses visiteurs dans la salle de bains où la baignoire a été reconvertie en rafraichissoir géant, sortant fièrement les bouteilles des glaçons pour faire admirer la brillance des flacons sleevés de son Cousu-Main et faire toucher le relief des motifs. Dans ces bouteilles hautes en couleurs, l’assemblage de l’oenologue de Turckheim, Michel Lihrmann, un crémant au vieillissement soigné (deux ans sur lattes), dosé avec une liqueur vieillie en barriques pour un assemblage moitié pinot noir moitié pinot blanc. « Il nous fallait un vin suave sur le fruit et pas ‘su-sucre’ malgré un dosage à 10 g, juste facile à boire à tout moment », précise Emmanuelle Gallis.

Le résultat est plutôt réussi, aérien, floral et léger sur des bulles fines et des arômes de fruits blancs et fleurs blanches sur une note d’amande grillée.

Ce crémant d’Alsace hors norme sera proposé à 9,90€ au caveau, environ 12€ chez les cavistes mais le Cousu Main, encore en négociation, devrait être disponible sur tous les circuits à la fin de l’année assorti d’une grande campagne de communication sur les réseaux sociaux via les sites de la cave de Turckheim et sous le hashtag #OOTD1, traduire Outfit of the Day 1 (la tenue du jour). Des accords ont également été pensés par le chef sommelier du Lancaster Jean-Luc Jamrozik qui propose d’associer le crémant à un tartare de dorade, un foie gras ou une tarte à la mirabelle.

www.cave-turckheim.com

Ci-dessous : le styliste William Arlotti.