Drappier est toujours la seule maison en émissions de carbone neutre de la Champagne, certifiée par EcoAct en 2016. Des efforts entamés il y a une dizaine d’années et qui ont valu à Michel Drappier d’être couronné par le magazine The Drinks Business « Green Personnality of the Year » en 2017.

Les démarches environnementales de la maison auboise ne datent pas d’hier. « En 1989, nous avons commencé à nous orienter vers une viticulture plus respectueuse de l’environnement en diminuant les phytos, en labourant les vignes, en recyclant l’eau de source, en utilisant le froid extérieur via des sondes pour rafraîchir les caves et éviter les climatiseurs, en vinifiant sans intrant ni filtrage et en réduisant les doses de soufre, raconte Michel Drappier. Nous nous sommes d’abord dirigés vers une viticulture de plus en plus bio sans l’être – un tiers du domaine de près de 60 ha certifiés depuis 2014- et à partir des années 2000, nous nous sommes préoccupés de diminuer les énergies fossiles en investissant notamment dans le photovoltaïque ». La maison est désormais le premier producteur photovoltaïque viticole de la région. Une troisième tranche de panneaux vient d’être installée soit une surface totale de plus de 2500 m2 qui couvrent désormais près de 60% des besoins en électricité de l’entreprise . « A terme nous devrions même être dans le positif, estime Michel Drappier. Au début, on revendait notre production à EDF ; aujourd’hui on la consomme et on vient même d’installer deux bornes électriques sur le domaine pour alimenter un parc de véhicules, un tracteur, ma voiture hybride et bientôt une voiture électrique ».

L’impact du verre, des bulles et des visiteurs

Autre axe d’économie d’énergie : le changement de bouteille en 2017 pour augmenter le pourcentage de verre recyclé à 80%. Le verre blanc, forcément neuf et moins efficace quant à la conservation du vin, a été abandonné pour du verre marron recyclé qui absorbe 99,7% des UV. La bouteille est d’ailleurs le premier poste de consommation d’énergie du bilan carbone devant le transport de la production, le personnel et les visiteurs. « Pour le bilan carbone, nous avons même du calculer l’impact des bulles quand on débouche une bouteille, estimé à 0,5%, avoue Michel Drappier. Et intégrer les émissions de nos visiteurs en cave, ce que je trouve un peu injuste car l’œnotourisme est de ce fait pénalisé par rapport aux autres circuits de distribution ». Les nouvelles bouteilles ont été accompagnées d’un changement de cartons, étiquettes et emballages également plus soucieux de l’environnement, « pour essayer de donner de l’oxygène à la planète ». Le solde des émissions actuelles est compensé par un investissement en tonnes carbone nord/sud qui financent un programme éolien au Rajasthan en Inde.

Bientôt zéro résidus

Drappier s’est également engagé dans une démarche zéro résidus. 17 ha ont déjà été certifiés, l’objectif est d’y être sur la totalité de la propriété « mais ce n’est pas facile en Champagne, reconnaît le producteur aubois qui hésite à donner une échéance pour éviter la course aux performances. C’est une démarche longue et progressive qui implique un changement de comportement au quotidien et à tous les niveaux, même si nous avions pris de l’avance en cave ». Et toute la famille s’y est impliquée puisqu’aujourd’hui Michel Drappier travaille avec ses trois enfants, Charline, Hugo et Antoine, la huitième génération sur le domaine qui peut toujours compter sur le regard bienveillant du grand père André.

RETROUVEZ CHAMPAGNE DRAPPIER SAMEDI 7 AVRIL PENDANT CHAMPAGNE TASTING !

Infos pratiques
Samedi 7 avril 2018 11h à 19h
Hôtel Salomon de Rothschild
11 Rue Berryer, 75008 Paris

Tarifs
Pass Journée SUR PLACE : 32 €
Pass Journée en prévente : 19 €
Pass Journée en prévente + Abonnement 6 numéros : 25 €

Réservez vos places pour Champagne Tasting le samedi 7 avril 2018 à l’Hôtel Salomon de Rothschild, Paris 8e. Billetterie ci-dessous.