(Photo JM Brouard)
(Photo JM Brouard)

Cette grande maison bourguignonne offre, millésime après millésime, un très bon niveau qualitatif. 2017 n’est pas en reste et a donné naissance à de très grandes bouteilles.

Faut-il encore rappeler à quel point la taille n’est pas l’ennemi de la qualité. Les exemples sont nombreux en France. En Bourgogne, de grandes maisons ont depuis longtemps fait leurs preuves. Chanson en est un brillant exemple. Auguste maison née en 1750, c’est en 1999 qu’elle va connaître un tournant déterminant suite à son rachat par le groupe Bollinger. Dès lors, l’un des plus brillants techniciens de la région, Jean-Pierre Confuron, va se voit confier la responsabilité de la conduite du vignoble et de l’élaboration des vins. Et quel terrain de jeu incroyable. Si l’on se concentre sur les propres parcelles de Chanson, ce ne sont pas moins de 45 hectares répartis sur la Côte de Beaune, uniquement en premier et en grand cru. Beaune, Pernand-Vergelesses, Savigny-les-Beaune, Corton, Puligny-Montrachet, Chassagne-Montrachet et Santenay, c’est là que les vignes maison donnent naissance à de très bons vins, très droits.

Des 2017 éclatants

La dégustation du nouveau millésime, le 2017, rappelle combien cette année a été bénie des Dieux dans la région. Et chose rare, tant sur les blancs que sur les rouges. Parmi les cuvées à suivre de près, citons côté blancs le Pernand-Vergelesses Les Caradeux 1er cru (50€) dont l’élégance est évidente au nez. Un vin qui présente beaucoup de droiture en bouche, un vin rectiligne doté d’une très belle allonge. De beaux fruits mûrs, de légères évocations de poivre blanc. La bouteille offre un grand potentiel et s’épanouira pendant de longues années. Le Chassagne-Montrachet Les Chenevottes 1er cru (87€) tient également parfaitement son rang. Un vin très frais, presque salin, qui allie un jus dense à une délicatesse certaine. Côté rouge, le Savigny Dominode 1er cru (52€) assume son fruit noir très pur et très profond. Sa texture est charnue mais sans aucune aspérité. Un vin en devenir qui pourra être facilement oublié en cave quelques années bien qu’il soit déjà très agréable. Le Pernand-Vergelesses Les Vergelesses 1er cru (49€) puise sur son terroir argilo-calcaire une puissance non dissimulée. Ses tannins sont bien présents et renforce la mâche en milieu de bouche. De l’épaisseur, de la densité associées à de fins amers et des notes épicées ciselées. Une bouteille qui appelle la table, notamment une viande rouge goûteuse. Avec, à la clé, comme sur tout le reste de la gamme, un immense plaisir à la dégustation.