Bientôt la saison des coquelicots : Alliance Loire dévoile Coq’licot, une nouvelle collection de 5 vins certifiés bio, illustrés d’une jolie fleur vermillon sur leur étiquette.

Robert & Marcel, la cave coopérative de Saumur, a entamé depuis plus d’une dizaine d’années une évolution de son vignoble vers l’agriculture biologique. C’est sur cette cave que s’appuie Alliance Loire, regroupement de 6 unités de production partenaires situées en Val de Loire, pour passer à la vitesse supérieure en matière de bio.

Cinq cuvées provenant d’appellations emblématiques du Val de Loire sont proposées aux consommateurs préoccupés de leur santé et de celle des terroirs, à des prix tout à fait abordables, entre 8 et 10 €. Il s’agit principalement des vins d’Anjou : un saumur rouge et un blanc, un cabernet d’Anjou, le rosé traditionnellement demi-sec, un saumur-champigny, le favori des amateurs et un bourgueil venu en voisin de Touraine.

Saumur-champigny, le chouchou

Parmi les vins d’Anjou, le saumur-champigny recueille les faveurs, car son terroir lui donne une texture particulièrement veloutée, qui vient équilibrer la relative dureté des tanins du cépage cabernet. Le saumur-champigny Coq’licot est issu de parcelles cultivées en bio situées à Saint-Cyr-en-Bourg, la commune où se situe la Cave et qui constitue le coeur de l’appellation. Le terroir argilo-calcaire sublime le cabernet franc. Le vin est vinifié traditionnellement avant d’être élevé, selon les règles de vinification bio, dans les fraiches et sombres galeries de tuffeau caractéristiques de la région.

210 hectares bio dans 2 ans

« Nos adhérents ont vraiment pris conscience des enjeux du bio. Pour les aider à convertir leurs vignobles en agriculture biologique, quand ils le souhaitent, nous avons mis en place une aide financière car le bio est plus coûteux à produire et ne permet pas toujours d’atteindre les rendements souhaités. » précise Nicolas Emereau, le directeur général d’Alliance Loire, très impliqué dans le virage vert de l’entreprise. Il faut dire qu’avant de diriger ce groupement de coopérative, cet oenologue-agronome y a gravi les échelons comme directeur technique et responsable Recherche & Développement. Il sait qu’il doit apporter une réponse à la demande des consommateurs et assumer ses responsabilités en tant que producteur. Les vignerons adhérents sont d’ailleurs très demandeurs de formation. Ils participent avec enthousiasme aux cycles de formation qui les guident dans leur parcours de conversion. En 2011, 7 hectares étaient cultivés en agriculture biologique. Aujourd’hui il y en a 62. Pas moins de 210 hectares sont prévus dans 2 ans.