Fanny Molinié-Boyer, Bruno Manzone, Magali Jelila et Manon Missonge ont évoqué l'actualité de l'AOC Costières de Nîmes (photo JB)
Fanny Molinié-Boyer, Bruno Manzone, Magali Jelila et Manon Missonge ont évoqué l'actualité de l'AOC Costières de Nîmes (photo JB)

Autour du président Bruno Manzone élu en mars, un point presse a permis de faire le point sur l’actualité de l’appellation la plus méridionale des Côtes du Rhône.

La nouvelle équipe dirigeante du syndicat des vignerons des Costières de Nîmes est en ordre de marche. Bruno Manzone (président), Fanny Molinié-Boyer (vice présidente) et Magali Jelila (directrice) accompagnés par Manon Missonge (chargée de communication) viennent d’en faire la démonstration. Au cœur de Nîmes, la ville dont ils veulent faire la capitale de leur AOC, ils ont livré un large tour d’horizon sur l’actualité tant viticole que commerciale et même festive.

« Nous débutons un nouveau cycle autour de quatre axes de travail, a détaillé le président élu le 22 mars dernier en lieu et place de Bernard Angelras qui venait de boucler 14 ans de mandat. Pour aller dans le sens de plus de qualité, nous allons relever nos critères d’exigence. Nous poursuivons la démarche entreprise de reconnaissance des terroirs entreprise en 2012 afin d’obtenir deux dénominations géographiques complémentaires qui permettront une montée en gamme. Nous favoriserons le développement de l’agro-écologie et du bio, sachant que 25% des surfaces exploitées sont déjà certifiées ou en phase conversion. Enfin nous développerons une communication locale autour d’événements dont nous sommes les acteurs. » A commencer peut-être, en 2019, par la célébration du trentième anniversaire du changement de nom afin de passer de Costières du Gard à Costières de Nîmes.

Malgré le mildiou, un millésime généreux

Vigneronne au château Beaubois, Fanny Molinié-Boyer a rapidement évoqué le millésime 2018 plutôt généreux en termes de volume (220 000 hl). « 2017 avait été l’année la plus sèche depuis des décennies. Les pluies de la fin de l’hiver et du printemps ont favorisé le développement d’un beau feuillage et deux épisodes pluvieux en été ont été très positifs pour les blancs et les rosés alors que les rouges affichent une belle concentration et des tannins remarquables. Globalement, même si certains domaines ont été touchés de manière importante, les attaques de mildiou ont été assez bien contrées. »

Des gages de qualité qui devraient renforcer les orientations commerciales de l’appellation qui exporte un tiers de sa production, ainsi que l’a rappelé Magali Jelila. « Un autre tiers est vendu en grande distribution, 25% en CHR et dans les réseaux de cavistes le solde qui tend d’ailleurs à se réduire partant dans le hard discount. A l’export, la Chine constitue un marché où les vins des Costières sont mieux représentés que les autres appellations de la vallée du Rhône. » Au passage elle a rappelé les efforts consentis en ce sens avec des formations destinées à 200 professionnels et organisées dans quatre villes dont Pékin et Shangaï et le développement de la formation accessible en ligne pour un plus large public.

Enfin, Manon Missonge a conclu ce tour d’horizon en évoquant la manifestation Nîmes Toquée qui animera la ville du 23 au 25 novembre avec des événements associant le vin, la gastronomique et la culture. Les inscriptions débuteront le 18 octobre sur le site www.costieres-nimes.org.