Le château Pont Saint-Martin, plus récente des propriétés acquises par la famille Rodrigues-Lalande, se laisse découvrir ce week-end lors des portes ouvertes de Pessac-Léognan, après des travaux d’envergure destinés à le doter de nouveaux espaces réceptifs

Peut-être l’avez-vous déjà remarqué en passant à Léognan, avec sa façade rose et ses volets turquoises. Son nom : château Pont Saint-Martin. Son appellation : pessac-léognan. Ses plus proches voisins : château Malartic-Lagravière, domaine de Chevalier, château Larrivet Haut-Brion, château de Fieuzal… Petit dernier rentré dans le giron des vignobles Rodrigues-Lalande en 2013, il y rejoint les deux propriétés des Graves (châteaux de Castres et Beau-Site) et le château Roche-Lalande en pessac-léognan. Après deux ans et demi de travaux, il accueillait ses premiers visiteurs aujourd’hui, à l’occasion des portes ouvertes de l’appellation. Cap sur une nouvelle vie résolument tournée vers l’œnotourisme, avec des installations flambant neuves réparties en trois pôles, autour du château, de la boutique et de chambres d’hôtes.

Ingénieur-chimiste de formation et oenologue, infatigable entrepreneur, José Rodrigues-Lalande a toujours un nouveau défi dans le viseur. Persuadé de la force de l’accueil à la propriété, il a enclenché le bouton « œnotourisme » dès 1997, lors du rachat de son premier domaine, le château de Castres (ouvert toute l’année et tous les jours aux visites et dégustations). « Il faut suivre son temps. Avec internet, le marché délocalisé, il y a une ouverture sur le monde, et ça me plaît. Je suis un Français bien dans mes bottes, la France a de gros atouts et Bordeaux est leader mondial des vins. Il faut véhiculer cette culture française », explique-t-il. Dans la renaissance de Pont Saint-Martin, ce perfectionniste a eu l’oeil sur le moindre détail, épaulé par sa femme Brigitte, et par sa fille Léa, qui travaille à ses côtés sur la partie communication-événementiel-oenotourisme. Cette rénovation titanesque a été menée en collaboration avec l’architecte bordelais Jacques Durand, qui a déjà officié sur les autres propriétés familiales.

Des espaces « à la carte »
La propriété proposera à la location dès janvier 2018 un ensemble modulable, composé de différents espaces à louer indépendamment les uns des autres, avec des offres adaptées aux professionnels comme aux particuliers, « pour que tous s’approprient le lieu ». De bout en bout, les travaux ont été menés sans perdre de vue une philosophie chère à la famille Rodrigues-Lalande : « être le plus fidèle possible à l’esprit originel des lieux, mais tout en apportant une touche de modernité. »
Le château, villa palladienne du XVIIe siècle, a retrouvé son lustre d’antan, avec ses couleurs chatoyantes dedans comme dehors. Destiné principalement aux entreprises et invités de la famille Rodrigues-Lalande, il abrite à l’étage de majestueux salons (d’une capacité d’une vingtaine de personnes) et en contrebas des salons de taille plus modeste, ainsi qu’une chambre, et à l’extérieur une terrasse.

Dans un autre bâtiment, à quelques pas de là, en rez-de-chaussée, les installations techniques (cuvier et chai) dans lesquelles sont vinifiés les vins de la propriété depuis le millésime 2014, ainsi qu’une toute nouvelle boutique. En prenant un peu de hauteur, à l’étage, une salle de 150 m² pour des réceptions (avec en prime, vue sur les jardins de Malartic-Lagravière). Et surtout, lorsque les premiers jours cléments seront là, une terrasse de 200 m² avec vue imprenable sur l’immense parc arboré.

Léa Rodrigues-Lalande n’est d’ailleurs pas en manque d’idées pour faire vivre le lieu, qui prendra son rythme de croisière à partir du printemps prochain, grâce à l’organisation régulière d’événements. « Nous avons un projet de bar à vin éphémère, avec des soirées une fois par mois, confie la jeune femme. Nous proposerons la dégustation de nos vins avec seulement 5€ de droit de bouchon, et des bonnes choses à grignoter, produits locaux, mais aussi pourquoi pas de la cuisine du monde. » L’offre sera pensée pour créer un lieu qui se veut accessible à tous, et où José Rodrigues-Lalande imagine déjà volontiers joyeusement se côtoyer « des visiteurs de tous les milieux, de toutes les nationalités, locaux ou d’ailleurs, pour mélanger tous les niveaux sociaux dans un bel endroit. »

Dernier maillon de ce projet oenotouristique, quatre chambres d’hôtes aménagées dans un troisième bâtiment, probablement autrefois les écuries du château, rénovées et décorées notamment avec la collaboration de stylistes italiens. « Il y a une demande forte sur ce type de prestations, dans cette palette de prix aux alentours de 250-300€, car cette offre n’existe pas encore sur Pessac-Léognan. » Idéal pour un instant de calme et de volupté, « à la campagne, mais à quelques pas du centre de Léognan, et tout près de Bordeaux », avec en prime, piscine et jacuzzi accessibles à toutes les chambres.

A la découverte des vins des domaines Rodrigues-Lalande
Avec ce nouveau projet, la famille Rodrigues-Lalande veut susciter chez les amateurs et les professionnels « l’envie de découvrir un lieu unique avec de grands vins » (au total, sur les quatre propriétés, une quinzaine de cuvées dans les trois couleurs sont produites), et la philosophie qui préside à leur élaboration. « Depuis vingt ans, on a essayé d’anticiper en faisant très attention à la nature et au terroir. Bio, biodynamie, traitement raisonné, on prend le mieux de chacun » explique José Rodrigues-Lalande. A la vigne, pas de désherbant ni de cuivre, un travail pointu des sols, et une attention portée à l’encépagement, identique sur toutes les propriétés (cabernets sauvignon et franc, merlot, petit verdot pour les rouges; sauvignons blanc et gris, sémillon, muscadelle pour les blancs). « Cette diversité de cépages avec des maturités étalées dans le temps nous a permis d’anticiper le réchauffement climatique, assure le propriétaire, et de garantir la complexité aromatique et la qualité de nos vins » (le « château de Castres » blanc 2016 a d’ailleurs été récemment distingué au Trophée des Grands Crus de Graves).
Au chai également, des quantités de soufre très limitées. Et tout ça, sans coup de massue sur les tarifs des vins. Car José Rodrigues-Lalande persiste et signe à « ne pas faire de compromis, et à essayer de faire un très beau produit propre, tout en maintenant les prix au plus bas. » Les cuvées les plus abordables de la gamme sont commercialisées dès 10€. Elles se laisseront découvrir, aux côtés des autres vins des domaines Rodrigues-Lalande le week-end des samedi 9 et dimanche 10 décembre, à Bordeaux Tasting, le festival des grands vins organisé place de la Bourse par « Terre de Vins ».

Pour plus d’informations sur les prestations et tarifs, contacter directement les Domaines Rodrigues-Lalande
Chateau de Castres – Route de Pomarede, 33640 Castres s/ Gironde
+33 5 56 67 51 51
contact@chateaudecastres.fr