A la tête d’une dynamique maison de Nuits-Saint-Georges, Paul Aegerter a repris 2 hectares destinés à accueillir du chardonnay sur les coteaux de Dijon. Une renaissance est en marche pour ce vignoble tombé dans l’oubli.

Vigneron et négociant installé à Nuits-Saint-Geroges, Paul Aegerter (maison Paul et Jean-Luc Aegerter) s’épanouit dans une région où la fantaisie est rarement de mise quand il s’agit de vin. Pourtant le jeune homme entreprenant et enthousiaste n’hésite pas à sortir des sentiers battus. Il s’est en effet porté acquéreur il y a quelques semaines de 2 hectares à Dijon, plus précisément sur le Climat de la Rente de Giron. La parcelle sera replantée en chardonnay et s’ajoutera au 7 hectares que la maison exploite déjà.

Un projet étonnant certes mais pas sans fondement historique : les Côteaux de Dijon ont autrefois été des lieux de prédilection pour la vigne, dans la continuité de la Côte de Nuits, avant que l’urbanisation ne les fassent tomber dans l’oubli. De 1000 ha au XIXème siècle, la surface viticole du vignoble de Dijon s’est réduite à moins de 40 ha. Paul Aegerter fait partie de ces quelques vignerons se sont engagés aux côtés de la ville afin de faire renaitre ce vignoble. A terme la création d’une AOP Côtes de Dijon est visée. Il faudra tout de même s’armer de patience : les premières bouteilles du climat de la Rente de Giron verront le jour d’ici 4 ans.

La maison Picamelot (Rully) a de son côté replanté 8 hectares près de Dijon pour élaborer du Crémant de Bourgogne.
Autre projet de taille pour Paul Aegerter, bien loin des coteaux de Dijon : la reprise de la Maison Hérout, cidrerie fondée en 1946 à Auvers (Normandie). Un fleuron de l’AOC Cidre Cotentin et précurseur de la production cidricole bio d’excellence. Un projet mené avec un groupe d’amis normands, amoureux du cidre.

Accompagnés de Marie-Agnès Hérout, à la tête de la cidrerie depuis 22 ans, ils ambitionnent de réinventer la consommation de cidre et des boissons à base de pommes en général, en France et à l’international.