Ci-dessus : Philippe Faure-Brac, Eric Goettelmann, Jean-Baptiste Klein, Pascaline Lepeltier, Nicolas Vialettes et Paul Brunet. (Photo JB)
Ci-dessus : Philippe Faure-Brac, Eric Goettelmann, Jean-Baptiste Klein, Pascaline Lepeltier, Nicolas Vialettes et Paul Brunet. (Photo JB)

Parmi les 197 lauréats de cette 26ème promotion, quatre sommeliers, sept cuisiniers et six maîtres d’hôtel représentaient l’excellence française dans les métiers de la restauration.

Voilà une journée qui marque une carrière professionnelle tout autant qu’une vie de femme ou d’homme. Débutée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, elle s’est achevée dans les salons du palais de l’Élysée pour les 197 lauréats de la 26e promotion du concours Un des meilleurs ouvriers de France. Une sorte de marathon dont tous sont revenus médaillés et enfin autorisés à mettre en avant ce titre exceptionnel que près de 3000 candidats engagés dans plus de 160 métiers briguaient au dernier jour des inscriptions.

Parmi eux, figuraient 70 sommeliers réunis en janvier 2018 à Montpellier pour la phase de sélection. Fin septembre ils étaient plus neuf à espérer encore vivre ces heures intenses que seuls, finalement, quatre d’entre eux ont pu connaître aux côtés de Philippe Faure-Brac, le président de la classe sommellerie. Pascaline Lepeltier (Racines à New-York) a ainsi effectué son 22e voyages au-dessus de l’Atlantique en l’espace de 18 mois pour retrouver Eric Goettelmann (Relais Bernard Loiseau à Saulieu), Jean-Baptiste Klein (La table d’Olivier Nasti à Kaysersberg) et Nicolas Vialettes (Taillevent à Paris).

Dans la famille des métiers de la restauration, ils étaient notamment accompagnés sur la scène de la Sorbonne par les sept cuisiniers titrés cette année ainsi que les six maîtres d’hôtel. Parmi ces derniers, figurait Antoine Petrus (Taillevent à Paris) déjà MOF de la classe sommellerie. Il est le quatrième dans l’histoire du concours à obtenir le titre dans deux métiers différents.

Enfin, Paul Brunet, Meilleur sommelier de France 1966, retraité de l’Education nationale et auteur du livre « La sommellerie de référence – le vin et les vins au restaurant », a reçu le titre de MOF honoris causa pour son action dans le cadre de la création du concours pour la sommellerie en 2000.
Du discours prononcé par Emmanuel Macron devant ce parterre de cols tricolores on retiendra son respect pour des professionnels qui représentent « l’alliance de l’esprit et de la main » et sa volonté « de convaincre les familles que voir son enfant devenir charpentier, fromager, soudeuse ou gouvernante peut le conduire vers des voies d’excellence… »