Denise Dupré et Mark Nunnelly ont repris l’exploitation des 3,75 hectares du Clos de la Commaraine, premier cru de Pommard, et son Château. Ce dernier redeviendra un lieu de vinification mais aussi un site d’œnotourisme haut de gamme.

Les investisseurs étrangers ont décidément les yeux de Chimène pour les belles propriétés bourguignonnes. Après le Clos de Tart, grand cru de la Côte de Nuits, voici le Clos de la Commaraine, premier cru de la Côte de Beaune. Ce dernier vient d’être repris par Denise Dupré, professeur à Harvard (restauration et hôtellerie) et Mark Nunnelly financier (Bain Capital à Boston).

La Commaraine est un clos monopole (un seul tenant, un seul propriétaire) de Pommard agrémenté d’un château du 12e siècle. Ce dernier redeviendra un lieu de vinification mais aussi un hôtel-restaurant gastronomique. Le projet doit voir le jour dans un délai non précisé pour l’heure. « Nous voulons en faire un lieu intimiste qui sera peut-être également doté d’un spa », explique Jean-Luc Vitoux, directeur.

Les raisins du clos étaient jusqu’à présent vinifiés par la maison Louis Jadot (Beaune). Cette dernière assurant aussi la commercialisation du vin sous sa marque.

Mark Nunnelly et Denise Dupré n’en sont pas à leur coup d’essai dans le monde du vin puisqu’ils ont repris la maison champenoise Leclerc-Briant en 2012. Ils ont aussi repris le Royal Champagne, un complexe hôtelier 5 étoiles près d’Épernay et y ont lourdement investi.

Le couple américain amplifie ses investissements en Bourgogne puisqu’il a repris, avec d’autres investisseurs, le domaine Belleville (22 ha) et le Manoir murisaltien (maison de négoce). Le Manoir murisaltien, nom peu accrocheur pour des non-francophones, doit changer de dénomination à l’occasion de cette reprise pour être rebaptisé La Commaraine.

« Mark Nunnelly et Denise Dupré sont des amoureux de l’art de vivre à la française, des vins de Champagne et de Bourgogne en particulier », expose Jean-Luc Vitoux. « Ils recherchent l’excellence dans tout ce qu’ils font ».