La Maison de négoce Nicolas Perrin accélère son développement dans le Nord de la Vallée du Rhône en s’associant majoritairement au Domaine Les Alexandrins situé à Mercurol (Drôme).

La Maison Nicolas Perrin devient Maison Les Alexandrins. Nicolas comme Nicolas Jaboulet, sixième génération de l’illustre famille rhodanienne de Tain l’Hermitage, vendue en 2006 à la famille Frey, part de la maison familiale en 2009 pour créer une société de négoce en association avec la non moins célèbre famille Perrin. « Il s’agissait d’être présent sur toutes les appellations de la vallée du Rhône Nord, Côte Rôtie, Condrieu, Hermitage, Cornas… (où les Perrin ne sont d’ailleurs pas présents), sauf en Saint Peray (hormis une cuvée en 2012 et en 2014) et en Saint Joseph blanc où il est difficile d’avoir un sourcing régulier » explique Nicolas Jaboulet, gérant, en charge des relations avec les vignerons et de la commercialisation. Il travaille en trio avec Guillaume Sorrel, fils de Marc Sorrel du domaine éponyme en Hermitage, l’œnologue de la maison (en collaboration avec Benoît Busseuil pour l’achat de raisins) et Alexandre Caso, « l’homme de la terre », ancien viticulteur spécialiste des terroirs du Nord de la Vallée du Rhône.

En 2015 la jeune maison s’associe au domaine Les Alexandrins (plus de 8 ha à Mercurol dans la Drôme) via une augmentation de capital mais lorsque celle-ci qui dispose déjà de volumes importants en Crozes veut s’étendre en négoce, « il devient compliqué d’avoir en parallèle deux sociétés au sein de la même structure, explique le jeune gérant. Par ailleurs, nous voulons développer un côtes-du-rhône en rouge et blanc d’ici fin 2017 et il était délicat d’utiliser le nom Perrin qui en commercialise également ».

Fusion de logos et réseaux

D’où l’idée de changer de nom et d’uniformiser la gamme en une seule et même maison rebaptisée Maison Les Alexandrins qui fusionne les deux logos et les deux réseaux. Le nom de Nicolas Perrin sera conservé pendant un ou deux millésimes, puis en nom de cuvée, le temps de faire la transition mais à terme, ce sera sous le nom Maison Les Alexandrins que tous les vins seront commercialisés.
Outre les 10 ha du domaine Les Alexandrins en Crozes et Saint Joseph (environ 18000 bouteilles dans chaque AOC), la structure cherche désormais d’autres parcelles, en achat ou fermage, sur les deux appellations, en fonction des opportunités. En 2016, elle représente 25 000 cols en négoce dont 40% en Crozes « et nous voulons continuer à nous développer sur cette appellation dans les deux couleurs, mai aussi un peu Saint Jo et en Hermitage même si les volumes restent confidentiels » précise Nicolas Jaboulet. Actuellement, la Maison dispose d’une quinzaine de références affirmant un style moderne et gourmand sur le fruit, minéral et tendu sur les granits, avec plus de rondeur sur les galets, à l’élevage discret toujours en gros contenants. La construction d’une nouvelle cuverie à Tain, dans l’ancienne cave de Michel Delas abandonnée depuis plusieurs années, accompagnera la croissance des vins négoce et domaine, en complément du chai des Perrin à Jonquières (84) en Rhône Sud. Les premières vinifications devraient avoir lieu en 2018.