Le concours « Toast of Paris » a eu lieu cette semaine et a permis de désigner le gagnant français, André Rigaud, qui représentera notre pays à la finale internationale du 16 mai prochain.

L’ambiance était solennelle mais décontractée dès les demi-finales. Chacun des 10 candidats sélectionnés avait pour mission de présenter un cocktail de jour évoquant Paris avec pour base le cognac Courvoisier VSOP (la finale étant consacrée à un cocktail de nuit sur la même base). Pour évaluer la qualité des « drinks » proposés, la grande maison cognaçaise avait réuni un jury de professionnels composé de David Boileau (ambassadeur du cognac au BNIC), Joseph Biolatto (barman), Christine Lambert (Journaliste chez Slate et Whisky Magazine) et Rebecca Asseline (Brand Ambassadeur Courvoisier International). Les candidats ont pu laisser parler leur grande créativité et surprendre l’assemblée réunie à la villa Frochot à Paris pour l’occasion. Ce fut le cas notamment de Daniel de Haas, jeune barman du bar Le syndicat à Paris avec son cocktail « parfums parisiens ». Une boisson invitant à se replonger dans le Paris du Second Empire, où le cognac Courvoisier était apprécié par Napoléon III et où l’impératrice Eugénie se délectait de croissants au beurre. Aux 3cl de Courvoisier VSOP, le barman a donc associé 1 cl de Picon pour l’amertume, 1,5cl de Vermouth rouge pour ses notes d’amande grillée, 1,5cl de sirop de croissant maison, 1 grain de café écrasé dans le fond du verre et une pincée de sel pour casser l’amertume de l’ensemble. Très original, ce cocktail a permis à Daniel de Haas de se hisser à la 3ème place.

Syndrome de l’âge d’or

Parmi toutes les créations, c’est toutefois celle d’André Rigaud du bar le Fat Cat à Toulouse qui a le plus convaincu le jury. A seulement 25 ans, il a démontré une parfaite maîtrise et une belle inventivité avec son cocktail « syndrome de l’âge d’or ». Un bel hommage à la Belle Époque où Paris rayonnait sur le monde. Pour accompagner les 4cl de Courvoisier VSOP, André y a associé 2 grains de raisin, 2 cuillères à mélange de thé au jasmin, du Schweppes Tonic Ginger et cardamome ainsi que des pétales de bleuets. Tout un univers qui a coiffé sur le fil le cocktail « printemps aux Tuileries » d’Elie Favreau, barman de l’hôtel Burgundy à Paris. Une très délicate création à base de cognac évidemment, mais aussi de réduction de vin blanc infusé à la verveine et au thym, de crème de cassis, de jus de citron, d’extrait de violette et d’un trait de champagne rosé. Elie a terminé à la seconde place et ira, à n’en pas douter, soutenir son brillant collègue toulousain le 16 mai prochain lors de la finale internationale qui se déroulera à Paris. Tout un symbole au regard du renouveau de la mixologie française depuis quelques années.