A Sauternes comme ailleurs à Bordeaux, le millésime et ses variations climatiques extrêmes ont mis les nerfs des vignerons à rude épreuve. Mais à l’exception des domaines touchés par la grêle, le dénouement est heureux.

Ils l’attendaient comme le messie, le Botrytis est finalement arrivé à Sauternes la dernière semaine de septembre. Sorti par à-coups, il a imposé aux vignerons patience et réactivité, avec parfois jusqu’à sept tries nécessaires. La majeure partie des vendanges s’est déroulée la semaine du 20 octobre. A la clé, des « lots typiques Botrytis alliant gras, fraîcheur, et des arômes marqués zestes d’agrumes très fins. » Quant aux lots ramassés plus tôt, ils sont « tout aussi aromatiques et encore plus sur la fraîcheur, tout comme les tries les plus tardives », qui se sont achevées la semaine dernière, aidées par le temps clément.

La grêle en trouble-fête

Seul point noir de ce millésime, sur les 2000 ha de l’appellation, 400 ont été ravagés par la grêle. Parmi eux, le domaine de l’Alliance, le château de Fargues, le château Filhot, le château Guiraud ont été sévèrement impactés. Quelques dommages collatéraux ont aussi été recensés plus au nord, comme par exemple au château La Tour Blanche.
« Ce n’est pas parce que, pour certains, il n’y a pas ou peu de 2018, qu’il ne faut pas venir voir ces vignobles, insiste Catherine Bastiat, la directrice de l’ODG Sauterne-Barsac. Les portes restent ouvertes, il y a beaucoup d’autres millésimes plus anciens à découvrir, et de nombreuses propriétés proposent de l’oenotourisme. »
Pour appliquer immédiatement cette bonne résolution, les portes ouvertes de l’appellation ont justement lieu ce week-end des 10 et 11 novembre (10h-18h), avec 50 vignerons participants.

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