(Photos F. Hermine)
(Photos F. Hermine)

Le premier producteur des Côtes du Rhône, Laudun Chusclan Vignerons, devient Maison Sinnae, un nom qui se veut fédérateur pour garder le lien avec le passé gallo-romain de la coopérative.

Le premier producteur des Côtes du Rhône, la coopérative de Laudun Chusclan, change de nom et d’identité visuelle. Dix ans après la fusion des deux caves, Il s’agit « de s’inscrire dans une stratégie de développement à long terme après le fort accroissement et la diversification de nos activités, commente le président Philippe Pellaton. Avec une largeur de gamme et un sourcing plus importants, nous avions besoin d’une marque fédératrice ». C’est donc Sinnae qui a été retenu par les 200 vignerons coopérateurs. Le nom de la première épouse de Jules César fait le lien avec le passé gallo-romain de la cave et en particulier la mosaïque retrouvée sur l’oppidum de la commune et qui représente les amours de l’empereur romain et de Sinnae. « Choisir un nom féminin n’est pas anodin, précise Philippe Pellaton. La rive droite gardoise du Rhône élabore des vins élégants qui correspondent bien à cette image ». Le terme Maison s’est imposé pour rassembler toutes les productions,; il est souligné par une nouvelle signature « des terroirs, une âme ». Le nom est en bleu nuit et or.

Objectif Vignoble 100% durable

La cave s’étend aujourd’hui sur 2800 ha dont 2200 classés en AOP, sur des terroirs variés de galets roulés, de terrasses caillouteuses et des épandages sablo-caillouteux. Elle comprend une vingtaine de domaines particuliers. Dans un contexte rhodanien à plus de 80% rouge, la cave produit plus de 12% de blancs surtout en AOP (principalement en grenache blanc, clairette, roussanne, viognier) et 28% de rosés, plutôt en IGP (merlot, syrah, carignan, grenache, marselan). Ce sont environ 8 M de bouteilles qui vont d’ici quelques mois porter le nouveau nom, à commencer par les sélections parcellaires, gamme phare de la cave. Les coopératives de Laudun créée en 1925 et Chusclan en 1939 avaient fusionné en 2008. La nouvelle entité a depuis beaucoup investi, d’abord dans un chai à blancs en 2014 et l’an dernier dans un nouveau chai pour les rouges et les rosés. Une troisième tranche de travaux est prévue en 2020 pour la modernisation et l’agrandissement des installations d’embouteillage et de stockage. « Avec une production de 130 000 hl, un potentiel de 150 000 hl et une croissance d’environ 1 million de bouteilles par an, il faut constamment innover, estime Philippe Pellaton. Cela favorise la mixité de la production en augmentant le pourcentage de blancs et permet de remotiver les jeunes vignerons » Tout comme l’engagement dans les démarches HVE et RSE pour développer la biodiversité et les bonnes pratiques afin d’aboutir à un vignoble 100% durable (70% des surfaces déjà engagées dans des mesures agro-environnementales).

Hall 4 Stand E166