Des acheteurs chinois à la découverte des côtes de Blaye
On connaissait déjà la route de la soie, mythique voie commerciale qui reliait la Chine à l'Europe. Mais, elle ne passait pas par le Blayais. Aujourd'hui entre les deux continents, une nouvelle route apparaît, celle du vin et dans ce cas-là, la Haute Gironde pourrait bien être une escale appréciée...
Le samedi 30 janvier, trois citoyens de l'Empire du Milieu étaient en visite professionnelle à Saint-Christoly-de-Blaye. John Sit, directeur général de la société Toppride, société située à Hong Kong, assisté de Chris Wu son représentant sur Paris et de Ling, étudiante à l'école de commerce de Bordeaux pour la traduction venaient déguster les crus locaux. Ils faisaient escale au château Dubraud situé sur la commune de Saint Christoly. Alain et Céline Vidal, les propriétaires du cru commencent à exporter sur la Chine par l'entremise d'un agent commercial. C'est ce dernier qui les a mis en relation avec l'homme d'affaires de Hong Kong. Toppride est une entreprise spécialisée dans la vente de produits de luxe, parfums, maroquinerie, etc... qui souhaite étendre son activité au secteur viticole. « Nous avons déjà 12 magasins en Chine et pensons en ouvrir plus de 200 dans les trois ans qui viennent, les plus grands possibles », explique Chris Wu.
Ballade oenologique
Leur intérêt pour le vin va plus loin qu'un simple aspect commercial. L'objectif est beaucoup plus ambitieux. « Nous voulons faire découvrir le vin aux Chinois », explique John Sit. Si Bordeaux est connu des amateurs chinois, Blaye l'est moins. « Nous avons un club avec des free taxes et on cherche du vin à proposer à nos clients. » Pour cela, le trio a entamé un périple girondin qui les a tout d'abord amené dans le Médoc, avant de se rendre dans les Graves, puis le Blayais qui les a séduits. « Blaye est un très beau petit village, estime John Sit et l'air est très clair. » Mais au-delà de la ballade oenologique, le périple avait un objectif économique bien précis ; trouver une propriété viticole à acheter avec vignes, forcément, mais aussi belle bâtisse et surtout, de quoi « creuser un lac », critère important pour John Sit. Pour autant, pas question de mettre de l'eau dans le vin, le projet est vraiment d'investir sérieusement dans la filière.