Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la féminisation de la consommation de vin est aujourd’hui une évidence.
Plus de 60% des consommateurs britanniques de vin sont des femmes. Parmi celles-ci, sept sur dix boivent régulièrement (au moins une bouteille par mois). Elles consomment près de 70 % des volumes écoulés outre-Manche.
Une étude du cabinet Mintel parue en janvier 2005, a dressé le portrait de la consommatrice britannique et les analystes y ont vu celui de la «génération Bridget Jones». Portrait-robot de la buveuse de vin : une femme active, proche de la quarantaine, amatrice de chardonnay et sensible aux promotions.
L'"effet Bridget Jones" n'a cependant pas été comparable sur les ventes de Chardonnay au Royaume-Uni à "l'effet Sideways" sur les ventes de Pinot Noir aux Etats-Unis, notamment pour une raison invoquée par le très médiatique dégustateur Oz Clarke en mai 2008, qui a déclaré que Bridget Jones avait au contraire à ses yeux contribué à dégoûter le consommateur britannique (et plus particulièrement les consommatrices) du chardonnay. L'image de cette jeune femme esseulée qui finit une bouteille seule chez elle avant de s'effondrer par terre dans son pyjama en pilou n'avait en effet rien de reluisant ni d'enviable.
Sept ans après la sortie du film, les propos d'Oz Clarke ont éveillé une tempête médiatique de défendeurs/dresses de Bridget sur le mode de la défense du droit des femmes à un verre de chardonnay (un verre suffira) en pleine campagne anti-alcool. Et tandis qu'on observe les progressions du Sauvignon et du Riesling, le Chardonnay conserve la palme des ventes. Mais pour combien de temps, quand le Sauvignon et le Riesling jouent sur la vivacité, la légèreté et le caractère aromatique ?
Aux Etats-Unis, les femmes achètent plus de 70% du vin et en consomment environ 60%. Et ce phénomène ne se limite pas aux produits grand public vendus dans les grandes surfaces : 53% des achats de vins haut de gamme (au-dessus de 15 dollars) sont effectués par des femmes, selon le Wine Market Council.
Et la France pendant ce temps-là se cherche une idole glamour. Notre histoire et les diverses campagnes anti-alcool de ces dernières années nous coincent certainement entre une image élitiste des grands crus et à l'inverse une idée "bidochonne" du pochtron, du poivrot etc..., tout en souhaitant voir une femme active pleine de vie nous renvoyer l'idéal féminin de la vigneronne, pour les professionnelles de plus en plus nombreuses, ou tout simplement de l'amatrice de vin.
L'actrice Carole Bouquet incarne avec séduction tout ces paradoxes que nous aimons être français. Si elle franchit le cap d'acheter des vignes et de faire son vin, c'est en Sicile, sur son lieu de vacances et avec un vin typiquement italien le Passito. Certainement délicieux mais bien loin de pouvoir "démocratiser" le rapport entre la femme te le vin.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Sangue d'Oro de Carole Bouquet et sur le passito, faites un tour sur le
blog d'Emmanuel Delmas, ses commentaires de dégustations y sont précis.
Et si vous souhaitez en acheter, le site de
Pardelawines vous propose une bouteille de 50cl pour 33,95 € ttc.