Les Crus Bourgeois sont à l’honneur dans le dernier numéro de « Terre de Vins ». 120 bouteilles (en millésime 2010) ont été passées au crible par notre comité de dégustation. En voici cinq : cinq valeurs sûres du Médoc, à l’excellent rapport qualité-prix.

Château Belle-Vue, Haut-Médoc, 2010.
19, 70 €
16/20

Nez finement boisé. Superbe toucher de bouche, de la suavité, très joli grain de tanin, belle réussite.
Le mot du directeur Jean-Michel Marle : « être cru bourgeois est un choix qualitatif et de reconnaissance. Nous avons une particularité, c’est la présence de petit verdot intégré dans nos assemblages. 2010, c’est un des plus grands millésimes « classiques », entre finesse et puissance. Être cru bourgeois, c’est chercher à progresser, se poser en alternative face à nos illustres grands crus classés. »

Château Fleur La Mothe, Médoc, 2010.
13 €
14/20

Ce médoc et une œuvre commune entre les trois amis œnologues Henri Boyer, Antoine Médeville et Edouard Massie. Leur troisième millésime se distingue par son nez simple de notes grillées, sa texture charmeuse au fruit sucré, sa bouche veloutée. De constitution moyenne, il peut être bu mais ses tanins gagneront à patienter un peu.
Le mot d’Antoine Médeville : « depuis le millésime 2008, pour nous, être cru bourgeois c’est une vitrine, une grosse puissance de frappe, en France comme à l’étranger. L’union fait la force, surtout face aux grands crus classés. Ils ont des terroirs exceptionnels ; nous avons des rapports qualité-prix imbattables. »

Château Paloumey, Haut-Médoc, 2010.
17, 50 €
14, 5/20

Malgré une chair imposante, ce vin est élégant avec un très joli grain de tanin, la bouche est suave et dense.
Le mot de la propriétaire Martine Cazeneuve : « Cru Bourgeois est une véritable marque ombrelle, qui nous permet de marquer le terrain. En revanche, les crus bourgeois ont besoin de revenir à une vraie classification, pour faire monter tout le monde. Car, entre 8 et 30 € la bouteille, la palette est un peu large. Nous partageons les mêmes valeurs, mais nous ne sommes pas uniformes ! »

Château Paveil de Luze, Margaux, 2010.
22, 50 €
15/20

Même si le vin s’est étoffé, le style reste margalais, fin, élégant, très longiligne, beaux tanins.
Le mot du propriétaire Frédéric de Luze : « être « bourgeois » aujourd’hui, c’est être labellisé. Grâce à la plus vieille marque bordelaise, est « bourgeois » celui qui respecte un cahier des charges de qualité, la garantie pour le consommateur qu’il ne sera pas déçu. Ce label est une belle réussite, quand on pense aux 32 millions de bouteilles produites chaque année et agréées sous cette dénomination ».

Château Tour de Pez, Saint-Estèphe, 2010.
21, 90 €
15, 5/20

Une belle élégance pour ce vin fruité et harmonieux, bouche dense, sur les fruits mûrs, finissant sur des tanins fins.
Le mot d’Alexis Angliviel de La Beaumelle : « les crus bourgeois ne représentent plus un classement, c’est devenu un label de garantie de qualité pour le consommateur. Cela a pris du temps, mais cela fonctionne. Être de nouveau hiérarchisé ? C’est ce que l’Alliance souhaite, et c’est en pourparlers avec les instances interministérielles. Nous étions cru bourgeois supérieur en 2003. Mais, avant ça, il faut d’abord que cette marque s’installe encore auprès des consommateurs, ils ne nous connaissent pas assez bien ».

Retrouvez l’intégralité de notre grand dossier « Bourgeois et non classés du Médoc 2010 » dans le n°28 de « Terre de Vins », actuellement en kiosques.
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