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CONFONDUES, 50 GRANDS VINS
ROUGES 2007 DE BORDEAUX, TOUS
VENDUS 20€ OU MOINS, SONT
PASSÉS SOUS LES FOURCHES
CAUDINES DE NOTRE JURY. DANS CE
MILLÉSIME DIFFICILE, LE PALMARÈS
TRADUIT L'ÉMERGENCE DE JEUNES
CRUS ET LA REPRISE EN MAIN
BIENVENUE D'ANCIENNES VALEURS
Zoom
N°1
Château Belle-Vue
Haut-Médoc15 à 20 €
16/20
L'une des deux propriétés du Sud-Médoc de Vincent Mulliez (l'autre étant Gironville) a franchi un important cap qualitatif en 2005, qui semble se confirmer sur ce 2007.
Encépagement : 53 % cabernet-sauvignon,
27 % merlot, 20 % petit verdot. La dégustation : de grande distinction, le vin
montre du style et de la finesse, une allonge
svelte et racée. Voilà un bordeaux moderne,
assez technique mais néanmoins souple et
remarquablement travaillé. " J'en achète pour mettre dans ma cave ! "
(Michel Bettane)
N°2
Château Clauzet
Saint - Estèphe10 à 15 €
15,70/20
Cet archétype des beaux crus bourgeois de Saint-Estèphe, sur lequel veille un propriétaire amoureux de son terroir, le Baron Velge, est l'un des moins chers de notre sélection. Encépagement : 53 % cabernet-sauvignon, 44 % merlot, 2 % petit verdot, 1 % cabernet franc. La dégustation : un vin très marqué par les fruits rouges, avec une pointe de géranium au nez. La bouche se montre gourmande, harmonieuse, sans une envergure immense mais néanmoins dotée d'une bonne tension en finale. " De la rondeur, de la souplesse, subtil. " (Michel Bettane) ...
N°3
Château Fombrauge
Saint-Émilion Grand Cru15 à 20 €
15,40/20
Ce cru de Saint-Christophe des Bardes est l'un des principaux vins de la galaxie Bernard Magrez. Avec un style ambitieux mais non dénué d'élégance, il tient toujours son rang grâce à de nombreux progrès techniques et des soins poussés. Encépagement : 9 % cabernet-sauvignon, 77 % merlot, 14 % cabernet franc. La dégustation : le boisé un peu marqué au premier abord (notes de grillé et de fumé au nez) laisse vite place à une bouche légèrement épicée, avec une touche de prunelle et soutenue par de jolis tanins. L'ensemble est charmeur, démonstratif mais intense. Un vin plein et gourmand. " C'est le bon élève, au style moderne. Trop peut-être ? " (Bruno Quenioux)
Autrefois boudé, ce cru splendide côtoie aujourd’hui les meilleurs grâce à une équipe renouvelée et à la volonté sans faille du propriétaire, la famille Bethmann. Encépagement : 45 % cabernet-sauvignon, 45 % merlot, 10 % cabernet franc. La dégustation : la bonne maturité du fruit conjuguée à un tanin savoureux donnent un vin au style franc et rond, très flatteur. Le joli nez fumé, avec une pointe d’amertume, se fondra dans cet ensemble souple, aux tanins fins.
« Voilà un vin fait pour charmer. » (Alain Chameyrat)
Longtemps célèbre pour son blanc, Fieuzal tente et réussit un retour brillant en rouge,sous l’impulsion de son brillant directeur Stephen Carrier. Ce 2007 démontre que le pari de renouer avec l’excellence des années1980 est en bonne voie. Encépagement : 50 % cabernet-sauvignon,50 % merlot. La dégustation : une très belle matière légèrement saline, avec de petites notes de cuir, séduit d’emblée. Sa densité remarquable et son toucher gracieux en font un vin racé et élégant. Voilà une partition classique parfaitement interprétée.
« Riche, puissant, sa complexité confirme une certaine élégance. » (Bruno Quenioux)
Excellent cru bourgeois de Margaux, sur l’un des plus beaux terroirs de graves du secteur, Siran a acquis une régularité exemplaire et gagné en finesse. Encépagement : 41 % cabernet-sauvignon, 46 % merlot, 2 % cabernet franc, 11 % petit verdot. La dégustation : le nez s’ouvre sur des notes de graphite. La bouche, au fruité harmonieux, se poursuit sous un tanin encore un peu raide malgré une bonne allonge. Ce n’est peut-être pas le plus noble de la série mais avec de la franchise en bouche, une grande fraîcheur et un beau fruit, c’est un vin intense, profond, très typé 2007. Un plaisir immédiat pour certains qui ne nuiera pas à un grand avenir…
« Un nez intense, une bouche large et tendre. » (Gérard Margeon)
à la périphérie de Libourne, à la limite sud-ouest de l’appellation, sur des terroirs de sables mêlés d’argiles et de graves, ce vignoble donne naissance à un vin toujours savoureux. La patte d’Alain Moueix n’y est certainement pas étrangère. Encépagement : 80 % merlot, 20 % cabernet franc. La dégustation : malgré une pointe d’alcool, voici un vin d’une belle élégance fruitée, ferme mais consistant, prêt à boire, très légèrement épicé et fumé au nez. Sa jolie matière gourmande et intense, nette et équilibrée, avec une réelle maturité, convaincra les plus sceptiques.
« Le nez fumé et délicat précède une bouche de raisins bien mûrs, sur le fruit. » (Gérard Sibourd-Baudry)
Les Perrodo ont pris la suite des Thienpont, avec la même réussite, réalisant là un cru moderne, à l’opulence affichée, un peu plus énergique que le tendre Labégorce d’autrefois. Encépagement : 60 % cabernet-sauvignon, 33 % merlot, 5 % cabernet franc, 2 % petit verdot. La dégustation : du fond ! Le terroir n’apparaît pas encore clairement mais le vin a de la densité, un nez d’épices bien défini et subtil, et une finale agréable. Car sous sa robe légère et son fruit rouge tendre, ce bordeaux se montre svelte et fluide, sans maigreur aucune.
« Un vin de plénitude avec une grande richesse et un bel équilibre. » (Bruno Quenioux)
Discrète, cette propriété familiale peut se targuer de faire bonne figure parmi les meilleurs crus classés de Saint-Émilion. Sur le plateau ouest de l’appellation, le vignoble s’appuie sur un encépagement à dominante de merlot. Encépagement : 5 % cabernet-sauvignon, 75 % merlot, 20 % cabernet franc. La dégustation : un boisé ambitieux mais bien intégré habille un fruité savoureux (notes de framboise et de cerise noire notamment). Un vin élégant, qui a su conserver beaucoup de fond et d’ampleur en bouche. Point d’orgue, la finale gourmande, intense et corsée.
Patrick Léon, transfert de Mouton-Rothschild, a repris en main avec ses enfants la propriété en 1995. Le but est atteint. Équilibre et finesse sont au rendezvous. Désormais, les trois clochers des trois communes de l’appellation Fronsac tinteront différemment aux oreilles des amateurs... Encépagement : 85 % merlot, 15 % cabernet franc. La dégustation : le nez complexe révèle des arômes de cuir, d’épices, de chocolat. La bouche traduit le même registre, ample et riche. Certains auraient apprécié davantage de longueur mais la finale fraîche et minérale n’est pas pour déplaire.
« Vin de grande garde, élégant. » (Christian Flacelière)
Thierry Valette a joué la carte de la finesse au détriment de l’opulence, dès son arrivée en 2000. Bien lui en a pris. On apprécie ce style droit, frais et racé, sans doute l’un des plus aboutis du secteur. Encépagement : 70 % merlot, 30 % cabernet franc. La dégustation : un vin solide et intense, soigné, souple, au fruité aromatique mais qui pêche un peu par son manque de complexité. Cela dit, cette simplicité apparente en fait un excellent argument de dégustation immédiate ! Les plus tatillons n’auront qu’à patienter.
« Du plaisir ! C’est un vin harmonieux. »(Christian Flacelière)
Seulement 8 hectares en production pour ce graves, propriété de la famille Médeville, tout comme Château Gilette, à Sauternes. Encépagement : 60 % cabernet-sauvignon, 40 % merlot. La dégustation : le nez est très engageant, intense, mêlant des notes d’épices et de graphite à quelques effluves de fumé. Un bel élevage laisse à la structure toute sa place, souple et ronde, avec un tanin bien ourlé. Un vin de belle vinosité, agréable et équilibré, surtout dans ce millésime. Belle fraîcheur en finale.
« Une belle sensation d’harmonie. »(Christian Flacelière)
C’est l’une des valeurs sûres des saintémilions du plateau de Pomerol. Déclassé au début des années 1990, le cru est revenu aujourd’hui au top niveau. Il faudra le dédier à la garde. Encépagement : 1 % cabernet-sauvignon, 75 % merlot, 24 % cabernet franc. La dégustation : nous voilà en plein dans le bordeaux classique, sérieusement construit mais qui demande encore un peu de temps pour s’épanouir. La bouche séduisante, dense, longue et précise, termine sur une finale fraîche. Certains lui reprocheront toute fois une personnalité un peu « sudiste ».
« Une touche de séduction au nez etune jolie fluidité en bouche. » (Gérard Margeon)
Le clan Kressmann est soudé autour de son vignoble de Martillac, à bon escient puisque ce cru classé est un modèle de gestion familiale et de réussite. Saluons l’évolution du cru sur la finesse de tanin et de texture. Encépagement : 60 % cabernet-sauvignon, 35 % merlot, 5 % petit verdot. La dégustation : légèrement salin, sur une définition précise, voilà un vin de compromis, à boire ou à attendre. La bouche est fraîche, sur un fruit rouge discret, les tanins fins et élégants, l’ensemble racé, avec une bonne tension sur la finale. Latour-Martillac a tout du pessac, la vivacité, l’allonge svelte, la nervosité et le volume.
« Une finale persistante, tout en douceur. » (Gérard Sibourd-Baudry)
Reconnaissable entre tous, ce cru se détache par sa suavité et son volume, sans doute dus à son terroir à dominante argilocalcaire. Si vous plébiscitez l’amplitude de bouche, vous êtes ici à la bonne adresse. Encépagement : 57 % cabernet-sauvignon, 32 % merlot, 11 % cabernet franc. La dégustation : le nez de graphite, un peu sérieux, laisse place à une attaque souple et suave puis une bouche longue et minérale. Il y a de la matière, de la souplesse, de la pureté, rehaussées d’une finale fraîche. Ce vin sera prêt à boire dans peu de temps.
« Des tanins parfaitement intégrés, de la fraîcheur et une belle longueur. » (Gérard Margeon)
Hubert de Boüard (Château Angélus) est depuis 1998 à la tête de ce vignoble qui s’appuie sur deux types de terroirs, l’un de graves, l’autre de sable et d’argile. Profondeur et finesse se conjuguent ainsi à merveille. Encépagement : 5 % cabernet-sauvignon, 80 % merlot, 15 % cabernet franc. La dégustation : ce vin raffiné se pose en classique de Bordeaux. Avec une belle matière légèrement saline, un fruit sincère et une finale fraîche, il peut sans conteste rivaliser avec ses voisins de Pomerol. Un vin gourmand, intense et racé aux tanins très policés, à ne pas laisser passer.
« Une bouche souple et ronde sur les fruits rouges et une pointe légère de cacao. »(Thierry Desseauve)
Ce cru à dominante de merlot affiche une aisance remarquable dès ses premières années. Son terroir plus calcaire lui confère une personnalité singulière, magnifiquement mise en valeur par les époux Cogombles, sans pour autant faire preuve d’une complexité folle. Il s’ouvrira ainsi plus tôt que ses voisins. Encépagement : 45 % cabernet-sauvignon, 50 % merlot, 5 % cabernet franc et malbec. La dégustation : légèrement salin à l’attaque, précis et gourmand en bouche, Château Bouscaut est un vin aérien, subtil et intense, doté d’une longue finale minérale.
« Une petite pointe de fumé et de cendres lui va à ravir. » (Alain Chameyrat)
Autre satellite de Bernard Magrez comme Fombrauge, ce cru bénéficie de l’expertise de Michel Rolland, oenologue vedette. Une certaine idée de la viticulture moderne s’en détache, au service d’un terroir original : une superbe croupe calcaire où le merlot est roi. Encépagement : 45 % cabernet-sauvignon, 50 % merlot, 3 % cabernet franc, 2 % petit verdot. La dégustation : le nez est complexe et aromatique, légèrement épicé, avec des notes de cuir et de fruits rouges ainsi qu’un léger boisé qui en a gêné certains. En bouche, la tension est réelle, la structure solide, enrobant un bon fruit encore austère à ce stade. Toutefois l’avenir devrait lui être largement favorable car il y a de la chair et de l’élégance. Voilà un vin à attendre, typique des médocs du nord quand ils sont vinifiés pour plaire.
« Un nez de fruits rouges et une attaque bien fondue. » (Gérard Sibourd-Baudry)
Conseillée par Hubert de Boüard, cette vaste propriété se distingue par un fruit gourmand et beaucoup de charme. à suivre ! Encépagement : 50 % cabernet-sauvignon, 50 % merlot. La dégustation : le nez au boisé discret, de fruit mûr et de chocolat noir, est direct mais harmonieux, voire hédoniste pour certains. La bouche prolonge cette sensation cacaotée, avec une bonne tension en finale malgré un ensemble un rien exotique au détriment du fruit.
« Un bel effort ! Un vin au style moderne. » (Michel Bettane)
Dans le giron des domaines Delon (Château Léoville-Las Cases), ce terroir de premier ordre bénéficie d’une vinification « à la médocaine ». Fugue de Nénin est le second vin du domaine, entouré des mêmes soins que son aîné. Encépagement : 90 % merlot, 10 % cabernet franc. La dégustation : un nez pur et floral, des tanins souples et élégants sur une matière opulente, avec même un départ de truffe. C’est long et gourmand, tendre et épicé. Superbe longueur.
« Un joli velouté et une structure noble. » (Pascal Emond)
Fin du classement
N°20
Château Poujeaux
Moulis
14
N°21
Château Potensac
Médoc
14
N°22
Château Vrai Canon Bouché
Canon-Fronsac
14
N°23
Château Corbin
Saint-Émilion grand cru
14
N°24
Château Peyrat-Fourthon
Haut-Médoc
13,9
N°25
Château Joanin-Bécot
Côtes de Castillon
13,9
N°26
Château Grand-Puy-Ducasse
Pauillac
13,9
N°27
Château Rollan de By
Médoc
13,8
N°28
Château Cap de Faugères
Côtes de Castillon
13,7
N°29
Château Chasse-Spleen
Moulis
13,6
N°30
Château Jean de Gué
Lalande de Pomerol
13,6
N°31
Château Paveil de Luze
Margaux
13,3
N°32
Château Citran
Haut-Médoc
13,2
N°33
Château Trianon
Saint-Émilion grand cru
13,1
N°34
Château Belgrave
Haut-Médoc
13,1
N°35
Château Messile Aubert
Montagne-Saint-Émilion
13
N°36
Château Siaurac
Lalande de Pomerol
12,8
N°37
Château Cantemerle
Haut-Médoc
12,8
N°38
Château Jean-Faure
Saint-Émilion grand cru
12,6
N°39
Château Fonroque
Saint-Émilion grand cru
12,3
N°40
Château de Pressac
Saint-Émilion grand cru
12,1
N°41
Château de Côme
Saint-Estèphe
12,1
N°42
Château La Fleur d'Arthus
Saint-Émilion grand cru
12
N°43
Château Larrivet Haut-Brion
Pessac-Léognan
11,9
N°44
Clos Floridène
Graves
11,9
N°45
Château Sénéjac
Haut-Médoc
11,1
N°46
Château de Fonbel
Saint-Émilion grand cru
9
N°47
Château de la Dauphine
Fronsac
9
N°48
Château d'Agassac
Haut-Médoc
9
Les coulisses du Grand Jury
Thierry Desseauve commente la dégustation du Grand Jury : Les Meilleurs Bordeaux 2007 à moins de 20 euros.