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   LE PALMARÈS

LE ROSÉ NE CONNAÎT PAS LA CRISE. IL EST BIEN LE SEUL. LES VENTES PROGRESSENT ET LES VIGNERONS DE TOUTES LES RÉGIONS S’Y METTENT. MAIS SUR SES TERRES HISTORIQUES, SUDISTES, QUE VAUT-IL ?


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N°1 Château de Crémat

Bellet 17 €
15,70



Le Château de Crémat est le plus grand domaine de Bellet, avec 20 hectares. Situé sur les hauteurs de Nice, surplombant la baie, la forteresse du début XXe siècle (mais bâtie à la façon château fort) abrite derrière ses murs crénelés quelque 50 000 bouteilles. Repris en 2000 par un couple de néerlandais francophiles passionnés d’art de vivre à la française, Cornelis et Jarmila Kamerbeek, il a bénéficié d’importants investissements. La propriété a été rénovée, et un chai de vinification flambant neuf lui a été adjoint. Les efforts ont porté leurs fruits puisque le rosé arrive en tête de notre palmarès. Cépages : 60 % braquet, 20 % cinsault, 20 % grenache.La dégustation : la robe saumon foncé annonce un vin dense et fruité. Le nez floral très élégant (sur la rose en particulier) et la bouche minérale, fraîche et acidulée ne le démentent pas. C’est un rosé structuré, d’un style raffiné, doté d’un grand équilibre. Belle longueur, tout en finesse. La finale juteuse est très agréable.

N°2 Château de Bellet

Bellet 16 € €
15,10



"Ghislain de Charnacé incarnerait presque Bellet à lui tout seul. Depuis plus de quarante ans qu’il oeuvre à la notoriété de l’appellation, grâce à des vins tout en nuances, il a su maintenir sa spécificité et son côté frondeur. Le domaine viticole et son château Renaissance, aux mains de la famille depuis le XVe siècle, sont situés sur la colline des Séoules, sur les hauteurs de Nice. En tout, 7 hectares de vignes plantées en restanques, au milieu des oliviers de la propriété. L’exposition sud-sud-ouest bénéficie des embruns qui tempèrent la chaleur estivale. Les vins offrent ainsi une formidable expression aromatique conjuguée à une grande fraîcheur. La gamme compte deux rosés, dont la cuvée Rose de Bellet, produite uniquement dans les années exceptionnelles (et vendue 25 euros). Cépages : 100 % braquet. La dégustation : déroutant par ses saveurs originales, aux accents de rose, ce rosé subtil et raffiné offre une acidité rafraîchissante et une complexité évidente. Il n’est certes pas des plus consensuels, cependant le jury a apprécié sa personnalité (« le terroir parle, quelle classe » s’est même exclamé un dégustateur). Il sera parfait pour passer à table."

N°3 Domaine Vaquer

Côtes du Rousillon 6,5 € €
14,60



"Situé à 15 kilomètres au sud de Perpignan, le domaine familial Vaquer compte 15 hectares de vignoble, à 200 mètres d’altitude. Ces terres plantées principalement de grenaches et carignans balayés par les vents jouissent d’un magnifique panorama sur toute la région. C’est Fernand Vaquer qui créa le domaine en 1968, relayé en 1991 par son fils et sa belle-fille Frédérique. Aujourd’hui, Frédérique est seule aux commandes, cultivant le vignoble « raisonnablement », et produisant des côtes-du-roussillon et des vins de pays dans les trois couleurs. Cette cuvée L’Éphémère, mise en bouteille tardivement en septembre dernier, doit son nom à sa rapidité d’évaporation dans le verre… Vous succomberez certainement à son charme ! Cépages : 40 % carignan, 40 % grenache, 20 % syrah. La dégustation : le nez croquant, bien mûr et légèrement épicé ouvre sur une bouche pleine et gourmande où le fruit est bien installé. L’ensemble est harmonieux et raffiné. Voici un rosé désaltérant et fruité, à la finale sapide. Qu’en attendre de plus, d’autant que son prix est a minima ? Ne vous privez surtout pas."


Suite du palmarès






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N°4 Domaine de la Rectorie

Collioure 14
 14,50


La Rectorie (le presbytère en catalan) est le nom du lieu-dit où est implanté le domaine. Les frères Parcé, Marc, Pierre et Thierry sont bien connus à Collioure, et même bien au-delà puisque leurs vins caracolent en tête des meilleurs de l’appellation. Spécialisésdans les grands banyuls et les collioures, ils ont largement assuré la continuité de l’héritage familial, depuis 1984. Âge des vignes, exposition des parcelles, altitude (jusqu’à 400mètres), cépages, chaque paramètre a sonimportance et les Parcé jouent de ces différentséléments pour composer des cuvées àla forte personnalité. Le rosé fermente enbarriques et est élevé sur ses lies jusqu’auprintemps. Présenté sur le 2008, il affiche untempérament vineux dû à cet élevage prolongé.Cépages : grenache, carignan, counoise,syrah.La dégustation : voici un vin au fruité complexe,plein et riche avec une bonne fraîcheur. Sesarômes de fruits rouges font écho au nez puissant.Il y a du fond indéniablement, l’ensembleest intense et vineux, joliment construit. La finalebalance entre amertume et une légère sucrosité. Un rosé de gastronomie à n’en pas douter.



N°5 Château Les Valentines

Côtes de Provence 9,9
 14,00


Une douzaine d’années seulement et voilà Gilles Pons auréolé de la reconnaissance de ses pairs, le domaine comptant désormais parmi les meilleurs de l’appellation. Depuis 1997, cet ex- Parisien délocalisé veille au grain des 35 hectares de la propriété, conduits en bio. Au milieu de pinèdes et de garrigues, les vignes bénéficient de l’influence maritime (la propriété est en bordure littorale de l’AOC Côtes de Provence). Les vins sont réussis dans les trois couleurs, délicats et frais avec une concentration certaine. Les rosés représentent 60 % de la production. Cépages : 50 % cinsault, 30 % grenache, 10 % syrah, 10 % mourvèdre. La dégustation : dans un style assez gras légèrement épicé, ce rosé séduit par sa bonne tenue de bouche et ses arômes persistants. Il se compose d’une teinte claire saumonée, d’un nez fin et floral, assez discret, et d’une bouche chaleureuse, avec une belle puissance et beaucoup de gourmandise. La finale à l’amertume douce porte les arômes et prolonge l’appétence. Un beau rosé d’apéritif ou de détente, à un prix honnête.



N°6 Domaine Saint-André de Figuière

Côtes de Provence 11,3
 13,33


Qui ne connaîtrait pas Alain Combard devrait combler ses lacunes l’été prochain en effectuant un crochet par La- Londe-Les-Maures. Un million de bouteilles produites chaque année et une constance dans la qualité à faire pâlir les adeptes du volume. Chablisien d’origine, Alain Combard est revenu dans sa Provence natale et y a acquis 65 hectares de vignes et une solide réputation. Converti à l’agriculture biologique depuis de nombreuses années, il s’est décidé à en faire état depuis le millésime 2008 (la mention AB figure désormais sur les étiquettes). La moyenne d’âge des vignes est de 35 ans, ce qui n’est pas mal du tout pour la Provence. Cépages : 50 % mourvèdre, 25 % cinsault, 25 % grenache. La dégustation : une robe pâle, des notes de pamplemousse rose, de fruits rouges et de bourgeon de cassis au nez, de la fraîcheur et de l’élégance, beaucoup de délicatesse. La bouche ronde et souple livre un bon support acide et rafraîchissant. Une belle amertume en finale prolonge l’expression du fruit. Aucune aspérité n’entache l’ensemble, c’est précis et donc réussi !



N°7 Minuty

Côtes de Provence 15
 13,25


Jean-Étienne et François Matton ont fait renaître le passé de ce vignoble qui couvrait il y a plus d’un siècle près de 2 000 hectares, soit grosso modo la presqu’île de Saint-Tropez (avant que la faune ne remplace la flore…). La bâtisse Napoléon III et la chapelle attenante forment un joli ensemble. Classé Cru Classé en 1955 (une distinction officialisée par l’usage et jamais remise en cause), le domaine s’efforce toutefois de maintenir son rang. Le vignoble a été restructuré, les outils de vinification modernisés. Les 75 hectares de vignes, composés d’argiles et de micaschistes, jouissent d’un climat maritime tempéré, propice à des vins élégants. Cépages : 90 % grenache, 10 % tibouren. La dégustation : nez d’agrumes et de fruits rouges bien marqués, puissant, répondant à une bouche gourmande sur des notes de citron, de mandarine et d’agrumes. L’ensemble est gras et frais, avec de la finesse. Belle amertume étirée sur la finale, légèrement épicée. Beaucoup de classe.



N°8 Château des Karantes

Coteaux du Languedoc 7,5
 13,17


Tout près de Narbonne, sur des coteaux argilo-calcaires et au beau milieu de la garrigue, ce domaine compte 190 hectares dont 44 en appellation Coteaux du Languedoc - La Clape. Racheté en 2005 par deux associés, le Français Jean- Jacques Fertal et l’Américain Walter Knysz, négociant et importateur, il fait figure d’outsider dans ce vaste Languedoc viticole. Les progrès récents, un terroir idoine, un grand soin apporté à la conduite de la vigne, tous ces éléments devraient concourir à l’affirmation de sa réussite. Une bonne nouvelle pour renouveler les étiquettes ! Cépages : 50 % mourvèdre, 20 % grenache, 20 % carignan, 10 % syrah. La dégustation : « Voici un vin qui n’est pas surfait », note un dégustateur. Le fruit est là, porté par une bonne acidité, des notes acidulées rafraîchissantes pointent en filigrane. L’ensemble généreux et riche a fait la quasi-unanimité. Ce rosé intense conviendra à une cuisine relevée. Placez-le à table sans hésiter.



N°9 Domaine de Gavoty

Côtes de Provence 12,6
 13,00


Les rosés de Gavoty figurent parmi les incontournables de la Provence. Tout simplement parce qu’ils ne nous déçoivent jamais. Cette régularité exemplaire est d’autant plus louable qu’elle n’est pas si courante… Le critique musical Bernard Gavoty, connu sous le pseudonyme Clarendon (qui a laissé son nom à la cuvée de rosé) et Pierre Gavoty, tous deux aujourd’hui décédés, développèrent la marque et firent connaître les vins. La suite fut assurée par Roselyne Gavoty et son mari Hervé, qui recentrèrent le domaine sur une quarantaine d’hectares, sa taille actuelle, auxquels il faut adjoindre 150 hectares de bois. Des sols caillouteux, des vignes bordées de collines de chênes et de pins constituent l’écrin sauvage du terroir de Gavoty, situé sur la commune de Cabasse. Cépages : 40 % syrah, 30 % grenache, 30 % cinsault. La dégustation : le nez évoque l’écorce d’orange. En bouche, l’amertume étirée porte la fraîcheur. Ce rosé savoureux et délicat affiche une belle présence. Dans le style provençal classique. Une valeur sûre en somme.



N°10 Mas D'auzière

Coteaux du languedoc 8
 12,92


Irène Tolleret, qui a travaillé pour le secteur coopératif et institutionnel, se consacre désormais à la gestion de son domai-ne. Au nord de Montpellier, sur un terroir très proche de celui du Pic Saint-Loup, elle travaille avec son mari 9 hectares au milieu de la garrigue et des pins. Des débuts prometteurs qui se confirment lors de cette dégustation avec le rosé au nom si avenant. La gamme est courte mais les vins ont tous en commun une belle finesse de tanins. Cépages : syrah, grenache, mourvèdre. La dégustation : de la fraîcheur et de la délicatesse pour ce rosé qui était présenté brut de cuve. Il évoluera encore certainement mais à ce stade, il a séduit par sa matière pleine et riche, sa bouche réglissée. Son expression gourmande déjà installée est prometteuse. Un rosé rafraîchissant comme on les aime.



N°11 Château Sainte-Eulalie

Minervois 4,6
 12,92


Tous deux oenologues, Isabelle et Laurent Coustal ont acquis cette propriété en 1996. Ce sont 35 hectares d’un seul tenant, orientés plein sud à l’abri des vents frais, à 250 mètres sur les hauteurs et les coteaux de la Livinière. Cette altitude, conjuguée à une nature de sols très caillouteuse, riche en manganèse, confère aux vins une fraîcheur marquée et un fruité de belle qualité. Ce rosé de saignée est le moins cher de notre sélection. Pourquoi s’en priver ? Cépages : 40 % syrah, 40 % cinsault, 15 % grenache, 5 % carignan. La dégustation : des arômes de pamplemousse et de fruits rouges, une pointe sucrée qui n’est pas désagréable, un bon équilibre entre fruit et acidité, un ensemble gras et plein, de bonne intensité aromatique. Ce vin de repas, généreux dans le fruit, inspire nos dégustateurs qui le verraient volontiers sur une bouillabaisse ou une pissaladière. Prix imbattable, n’hésitez pas une seule seconde !



N°12 Château de Pibarnon

Bandol 17,5
 12,90


Bastide du XVIIIe, perchée à 300 mètres dans un cirque orienté vers la mer, le Château de Pibarnon est l’un des grands représentants de Bandol. Connue pour ses rouges, à base de mourvèdre, le cépage roi de la région, l’appellation ne démérite aucunement avec ses rosés, d’un style puissant. Ceux de Pibarnon figurent régulièrement parmi les plus savoureux de Provence et ce 2008 n’échappe pas à la règle. Éric de Saint- Victor s’échine avec réussite à tirer le meilleur de son terroir, dont la qualité avait été identifiée par son père, qui acquit 5 hectares en 1978. Aujourd’hui porté à une cinquantaine d’hectares, le vignoble, presque totalement voué au mourvèdre, livre des vins structurés mais toujours élégants et racés. Cépages : 50 % mourvèdre, 50 % cinsault. La dégustation : si certains de nos jurés ne lui ont pas trouvé d’intérêt particulier, en revanche d’autres ont apprécié son caractère original et mature, sa bouche élégante et sa finale fraîche. Il ne fera certes pas l’unanimité mais ceux qui oseront le non-conformisme apprécieront ! Le prix élevé mérite d’y réfléchir à deux fois.



N°13 Domaine de Rimauresq

Côtes de Provence 13,4
 12,70


A proximité du point culminant du massif des Maures, dans le Var, le vignoble de Rimauresq (Real Mauresque, c’est-à-dire la rivière des Maures, qui traverse le domaine) est établi sur des sous-sols de schiste et de quartz, donnant des vins toujours très accomplis. La cuvée R est une sélection des meilleurs terroirs du domaine, notamment de vieilles vignes de grenache et de cinsault, présentant logiquement un supplément d’âme. Depuis 1988, la famille Wemyss oeuvre désormais aux destinées du domaine. Cépages : 70 % grenache, 25 % cinsault, 5 % syrah. La dégustation : une teinte rose saumon, un nez expressif d’agrumes et de menthol, de bonbon anglais également, une bouche fruitée, droite et intense, avec une petite touche bienvenue d’acidité en finale. L’ensemble est sérieusement construit, avec du fond, une fraîcheur longiligne et une finale d’agrumes bien balancée entre acide et amer. Un style moderne et énergique qui devrait plaire au plus grand nombre.



N°13 Château La Voulte-Gasparets

Corbières 6,5
 12,70


C’est un nom incontournable des Corbières. Patrick Reverdy et son fils Laurent portent haut les couleurs de l’appellation, travaillant particulièrement bien, et avec coeur, le cépage carignan (dont le terroir de Corbières- Boutenac s’est fait une spécialité) et qui représente la moitié de l’encépagement du vignoble. Six générations se sont succédé à la tête du domaine, assurant ainsi sa continuité et sa réputation. Limons, calcaires, grès et galets roulés riches en quartz composent une mosaïque de sous-sol très riche, support de vins fins et racés. Un ensoleillement optimal complète ces conditions quasi idylliques. Ce rosé de saignée, produit par de grands vinificateurs de vins rouges, affiche une opulence et une structure plus affirmées qu’habituellement. Cépages : 50 % grenache, 30 % mourvèdre, 10 % syrah, 10 % carignan. La dégustation : le nez de fruits rouges et acidulés laisse place à une bouche de beau volume, aux notes de mandarine et de peau blanche d’agrumes, empreinte de beaucoup de délicatesse. Le fruit éclate en bouche, certains lui ont reproché cette présence par trop appuyée, jugée trop artificielle. Les adeptes de la belle amertume se laisseront tenter, ne serait-ce que pour les accords…



N°13 Château de rozier

Costières de Nîmes 5
 12,70


Julien Paillé oeuvre à la destinée du Château de Rozier mais il n’en est pas le propriétaire. C’est la famille Guillon qui possède les 15 hectares de syrahs et grenaches et qui lui a confié en 2008 la gestion et la vinification de ses costières-de-nîmes. Conduit en agriculture raisonnée, sur un terroir de grès rhodanien, le vignoble produit de jolis vins dont ce rosé, assemblage de saignée et de presse, vinifié comme un blanc à basse température pour préserver le maximum d’arômes. C’est l’un des moins chers de notre sélection. Autant dire que la prise de risque est minimale. Cépages : 80 % syrah, 20 % grenache. La dégustation : si le nez en a dérouté certains, en revanche la bouche s’est présentée sous de meilleurs auspices, avec du fruit et un beau volume. L’équilibre est d’ailleurs intéressant entre le fruité et l’acidulé. L’amertume de la finale est bienvenue et fera le lien sur des poissons ou des volailles en sauce.



N°16 Domaine des Béates

Côteaux d'aix en Provence 6,7
 12,60


La famille Terrat, épaulée au départ par le charismatique Rhodanien Michel Chapoutier, a repris ce domaine en 1996. Seule aux commandes depuis 2002, sous la houlette de Bernard Terrat et de son fils Pierre-François, elle poursuit l’exploitation du vignoble conduit intégralement en biodynamie (36 hectares). Le terroir à dominante calcaire donne aux vins une grande minéralité. En particulier aux rosés (de pressurage direct) et aux blancs d’entrée de gamme, qui valent largement le détour. Dans un style gourmand, ils sont d’un bon rapport qualité-prix. Cépages : 75 % grenache noir, 25 % syrah. La dégustation : premier rosé de notre série, sa place ne doit pas éclipser ses qualités intrinsèques. Joli nez de fruits rouges et de fleurs blanches, bouche précise à l’acidité prononcée, avec un joli gras et des notes épicées. Voici un vin bien conduit, frais et de longueur moyenne. Facile d’approche, rafraîchissant, il sera parfait à l’apéritif ou en début de repas. Bon rapport prix-plaisir.



N°16 Domaine de Triennes

Vin de pays du Var 6
 12,60


L’histoire de Triennes naît de la volonté de trois bonnes fées, Aubert de Villaine (La Romanée-Conti), Ja c que s Se y s s e s (Domaine Dujac) et Michel Macaux (pour le financement) qui, à la fin des années 1980, recherchent un nouvel eldorado dans le sud de la France. Ce sera la Provence, 46 hectares à flanc de coteaux et à 450 mètres au-dessus du niveau de la mer. Replantation, modernisation de l’outil de travail, tous les moyens sont mis en oeuvre pour produire de grands vins. La propriété est rebaptisée Domaine de Triennes, en écho aux trienina, ces bacchanales qui avaient lieu tous les trois ans (écho également aux trois associés). Les vins bénéficient de la proximité maritime et de nuits fraîches, dues au massif de la Sainte-Baume et au mont Aurélien tout proches. Les sols pauvres mais riches en calcaire sont idéals pour la viticulture, l’acidité élevée les préservant de toute lourdeur. Le vignoble est conduit en lutte raisonnée. Cépages : cinsault majoritaire. La dégustation : une petite pointe d’amertume appuyée (peau de pamplemousse) en a rebuté certains. Les autres ont aimé son côté délicat et rafraîchissant, sa bonne tenue de bouche et son caractère simple et facile. Ce n’est pas un rosé de grande complexité mais il rentre parfaitement dans le genre. A boire sans y penser, surtout pour le prix, clément.



N°18 Domaine Causse d'Arboras

Coteaux du Languedoc 6,8
 12,50


Double casquette pour Jean-Louis Sagne, qui garde un pied dans le médical, l’autre dans le vin. Le Montpelliérain a acquis ce domaine en 2003, situé au pied du pic Baudile et qui domine de ses 350 mètres les communes environnantes (Montpeyroux, Saint-Saturnin et Aniane). La Méditerranée se détache en toile de fond. La conduite raisonnée, les petits rendements, le soin apporté à chaque étape de l’élaboration des vins : tout concourt à faire de ce récent domaine un challenger sérieux pour ses acolytes ! Cépages : syrah et grenache. La dégustation : puissant, avec un fruit intense en bouche (fruits rouges, agrumes), gras, long, épicé, ce rosé pêche peut-être par son manque de fraîcheur. Sans que cela soit contradictoire, certains de nos dégustateurs lui ont trouvé un manque de présence en bouche. Toujours est-il que son profil le destine plutôt à la table.



N°19 Château Vignelaure

Coteaux d'Aix-en-Provence 14,3
 12,42


Ce domaine de Provence a été constitué par Georges Brunet, l’ancien propriétaire du Château La Lagune, qui avait identifié des sols très adaptés au cabernet-sauvignon. Le domaine a récemment été repris par un Suédois, qui a fait fortune dans le marché de l’art. La nouvelle équipe, autour de l’ancien oenologue de la cave de Rasteau, remet petit à petit la production sur de bons rails. Cépages : 50 % syrah, 40 % grenache, 10 % cabernet-sauvignon. La dégustation : ce rosé aurait l’usage d’un rouge ! Avec un nez chaud de fruits rouges bien mûrs, une bouche riche et étoffée, une pointe d’alcool aussi qui peut gêner, ce rosé offre un joli fruité. Droit, net, intense et long, il est équilibré et se boira tranquillement sans marquer pour autant les mémoires ad-vitam. Prix un peu élevé en regard.



N°20 Mas Champart

Saint-Chinian 5,7
 12,25


"Isabelle et Mathieu Champart ont créé leur domaine de toutes pièces en 1976, rachetant des vignes laissées à l’abandon (certaines centenaires). Elle, Parisienne, lui, Champenois, se sont installés au sud de Saint-Chinian, sur des terroirs de schistes. A eux deux, ils ont amorcé un renouveau sur l’appellation, offrant des vins épurés, tendus et précis, peu démonstratifs dans leur jeunesse mais pleins d’avenir. Cépages : 55 % mourvèdre, 35 % cinsault, 10 % syrah. La dégustation : ne vous arrêtez pas à son caractère légèrement perlant. Le nez est fin, subtil, la bouche sensiblement fruitée, longue et précise sans pour autant que l’on puisse parler de grande émotion. D’un caractère plutôt simple, c’est un rosé de bonne facture, parfait pour l’été. Son prix joue pour lui : vous ne perdrez pas au change.


Fin du classement
N°21 Château des demoiselles Côtes de Provence 12,08
N°22 Château Beaubois Costières de Nîmes 12,00
N°23 Château Grand Boise Côtes de Provence 11,83
N°24 Domaine Dupuy de Lôme Bandol 11,83
N°25 Domaine Sorin cotes de provences 11,67
N°26 Clos Canos Corbières 11,66
N°27 Sacha Lichine Gard 11,60
N°28 Domaine de malaveille Vin de pays d'oc 11,58
N°29 Château Vieux Moulin Corbières 11,50
N°30 Domaine de la Sanglière Côtes de Provence 11,42
N°31 Prieuré de valcrose Vin de pays d'oc 11,33
N°32 Domaine du Chene Castelnau Valence 11,17
N°33 Mas des Brousses Coteaux du Languedoc 11,17
N°34 Vignobles andrieu frères 11,08
N°35 Domaine La Grangette Côtes de Thau 11,00
N°36 Domaine du Grand Crès Vin de pays d'oc 10,92
N°37 Château Sainte-Roseline Côtes de Provence 10,83
N°38 Domaine La Tour Vieille Collioure 10,40
N°39 Château de Mire l'Étang Coteaux du Languedoc 10,25
N°40 Préceptorie Côtes du Rousillon 10,17
N°41 La Cave de l'Abbé Rous Collioure 9,40
N°42 Domaine Deneufbourg vdp cotes catalanes 8,90
N°43 Domaine de la Source Bellet 7,75
N°44 Domaine de Babio Minervois 6,60