Avec l’inscription ce week-end des climats de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est toute une grande région viticole qui se réjouit de la reconnaissance de son Histoire millénaire et regarde l’avenir avec confiance.

C’est un double “cocorico” qui a résonné hier dans le monde du vin : avec la reconnaissance simultanée des coteaux, maisons et caves de Champagne et des climats de Bourgogne par l’Unesco, ce sont deux régions emblématiques du vignoble français qui ont rejoint le Patrimoine mondial de l’Humanité.

Du côté de la Bourgogne, cette inscription vient saluer “l’engagement de plus de 64 000 personnes, fédérées autour de toute une région et de toute une filière”, mais aussi “la Valeur Universelle Exceptionnelle” du vignoble, souligne le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) dans un communiqué. “C’est une étape de plus dans l’histoire deux fois millénaire de la Bourgogne. L’histoire d’hommes et de femmes qui ont façonné ces paysages, bâti les murs, identifié chaque parcelle, chaque Clos, construit villes et villages. Cette inscription nous engage à poursuivre dans la même voie de qualité, dans le respect de ce vignoble que nous transmettrons demain aux générations futures”, s’enthousiasme Claude Chevalier, Président du BIVB.

Et justement, loin de se reposer sur ses lauriers, la Bourgogne a déjà un œil tourné vers l’avenir, avec en ligne de mire l’ouverture, d’ici 2018, d’une Cité des Vins de Bourgogne à Beaune. “Ce futur site oenotouristique sera dédié à la Bourgogne, à ses vins et accueillera un centre d’interprétation des Climats. Cette Cité rayonnera sur toute la Bourgogne, car, si le site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco se limite à la Côte de Beaune et à la Côte de Nuits, c’est bien tout le vignoble de Bourgogne qui, au fil des siècles, s’est structuré autour de ses Climats !”

Boostés par l’avis favorable de l’Unesco, les travaux devraient démarrer en 2016. Un projet financé et soutenu par des collectivités territoriales, l’Union européenne, le BIVB et par des organismes privés, dont le coût total devrait avoisiner les 18 millions d’euros d’après nos confrères de France 3 Bourgogne. Il permettra aux visiteurs, partiellement en accès libre, d’approfondir leur connaissance des climats bourguignons à travers des visites sensorielles et des ateliers de formation. A noter, toujours d’après France 3, deux “cités filles” seront situées dans le Mâconnais et la région de Chablis afin d’étendre la patrimoine bourguignon au-delà des seules zones reconnues par l’Unesco. Rendez-vous dans trois ans !