(photo JM Brouard)
(photo JM Brouard)

Alors que par le passé, les vins de la maison Faiveley avaient pu connaître une période compliquée, la nouvelle génération incarnée par Eve et son frère Erwan insuffle une nouvelle énergie. Et la qualité est au rendez-vous.

Faiveley, ce nom est connu de tous ou presque. Il fait partie des incontournables de la Bourgogne de par son histoire presque bicentenaire (1825) et sa taille. Jugez un peu : 120 hectares de vignes disséminées entre la Côte de Nuits, la Côte de Beaune et la Côte châlonnaise. Un patrimoine exceptionnel qui ne compte pas moins de 27 hectares de premiers crus et 12 hectares de grands crus. Parmi eux, certains sont des monopoles comme le célèbre Clos des Cortons Faiveley. S’y ajoutent Musigny, Chambertin clos de Bèze ou bien encore Bâtard Montrachet. Les premiers crus ne sont pas en reste et témoignent du rachat de 20 hectares de vignes à Gevrey-Chambertin en 2013 : 7 premiers crus sur Gevrey, 4 « seulement » sur Nuits-Saint-Georges qui est pourtant le fief de l’entreprise. Une grande partie des vins est issue des vignes en propriété même si Faiveley conserve une part de négoce, son activité originelle (les vins sont alors commercialisés sous l’étiquette “Joseph Faiveley” et non “Domaine Faiveley”). Pourtant, l’entreprise a connu un temps une certaine désaffection de la part des amateurs. Tout cela semble toutefois désormais oublié tant le dynamisme et la recherche permanente de qualité impulsés par Erwan Faiveley et sa sœur Eve sont vertueux.

De très beaux 2018

Le style des vins produits par le domaine gagne en précision dans sa définition. Ceux-ci ont atteint en 2018 un très bon niveau, notamment sur les pinots noirs. Une récente dégustation des 3 monopoles de la maison a permis de le confirmer. Le Mercurey « la Framboisière » présente ainsi déjà beaucoup de rondeur, une vraie densité et surtout un fruité explosif en milieu de bouche. Un cru qui porte bien son nom ! Le Mercurey 1er cru « Clos des Myglands » s’avère, pour sa part, un peu plus serré à ce stade mais plein de sève, plus ferme mais aussi plus épicé que « la Framboisière ». Le Beaune 1er cru « Clos de l’Ecu » offre un autre style, très étincelant et doté d’une jolie personnalité de tannins. Le Gevrey-Chambertin « Clos des Issards » marque par sa grande présence en bouche et de fins amers très plaisants. Et que dire du Corton « Clos des Cortons Faiveley » ? Une très belle réussite à la complexité aromatique folle. Le toucher de bouche est ici d’une belle sensualité, loin de l’expression musclée qu’il pouvait avoir au domaine il y a quelques années. Parvenir à produire des vins d’un grand éclat sur un millésime 2018 particulièrement chaud témoigne d’une véritable maîtrise. Le travail au domaine Faiveley paye depuis une décennie. Un symbole de ce renouveau ? Le Musigny 2007 est d’un charme absolu, enivrant de rose ancienne et de fruits noirs profonds. Un vin splendide qui ne fait que commencer sa vie. Parler du prix de la centaine de bouteilles produites serait ici presque vulgaire…

Retrouvez le domaine Faiveley à Lyon Tasting les 19 et 20 octobre prochains. Suivez ce lien pour en savoir plus et réserver vos places.