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Classement de Saint-Émilion : 96 propriétés en lice

Auteur

La
rédaction

Date

05.10.2011

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La marche vers un nouveau classement des vins de Saint-Emilion est de nouveau engagée. Hier, sous réserve de retardataires (la date limite de dépôt était le 30 septembre), 96 dossiers de candidature étaient sur le bureau de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao), organisme chargé de mener à bien ce dossier délicat.

Rappelons que le dernier classement de 2006 a été invalidé par la justice administrative en 2008. Depuis, et de manière transitoire jusqu’à la récolte 2011 comprise, 72 propriétés peuvent apposer « cru classé » sur leur étiquette. Une élite qui totalise 16 % du vignoble de Saint-Émilion (5 500 ha). Il faut donc mettre sur pied – c’est la volonté des professionnels locaux – un nouveau classement décennal à partir de la récolte 2012.

Une mécanique complexe

Pour cela, toute une mécanique se met en place, avec un rétroplanning serré. L’enjeu ? Verrouiller les procédures pour éviter tout recours. Sous l’autorité de l’Inao, une commission comptant 7 professionnels confirmés s’est déjà mise en route pour organiser les travaux. On y trouve MM. Tinlot (président), Guigal (vallée du Rhône), Brugnon (Champagne), Drouhin (Bourgogne), Vinet (Muscadet), Bronzo (Côtes de Provence) et Faure-Brac (sommelier). Pas de Bordelais, pour éviter tout conflit d’intérêts.
Cette commission s’appuiera sur deux organismes qui auront deux missions disctinctes. La première, portant sur les dégustations, sera confiée à une société dont le nom sera dévoilé dans les prochains jours. La seconde (étude des dossiers, visite de propriétés…) va à Qualité France, émanation de Bureau Veritas, l’un des leaders mondiaux de la certification.

Ces organismes extérieurs à la filière vin seront rémunérés par les frais d’inscription réglés par les 96 candidats : 6 000 euros si l’on prétend devenir grand cru classé (GCC) ; 7 500 euros pour atteindre l’échelon supérieur, premier grand cru classé (1er GCC). Ce sont ces organismes qui choisiront les jurys de 12 dégustateurs chargés de noter les vins : 10 millésimes pour les GCC, 15 pour les 1ers GCC. Ils pourront être de la région ou d’ailleurs, mais sans aucun lien avec les châteaux candidats.

Suite aux différentes épreuves (visites et dégustations doivent être terminées pour avril 2012), le candidat obtenant la note finale de 14/20 sera GCC ; et 16/20 pourra prétendre à 1er GCC. La commission du classement pourra intégrer une hiérarchie dans cette dernière catégorie (comme c’est déjà le cas aujourd’hui). Des recours seront bien sûr possibles.

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