A l’occasion du Ban des Vendanges de l’appellation Faugères, les élus des sept communes de l’appellation*, le président de la communauté de communes des Avant-Monts, le Conseil Départemental de l’Hérault et de la Région Occitanie ainsi que le sénateur Henri Cabanel ont signé une lettre d’engagement pour la mise en œuvre de mesures agro-environnementales sur le territoire de l’appellation, soit 5000 hectares dont 1900 hectares de vignes, au cœur du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc.

A l’initiative du syndicat viticole de l’AOP Faugères, cette collaboration se traduira par des mesures concrètes en matière de gestion des ressources naturelles et de la biodiversité, comme la création de Zones Non Traitées (ZNT) ou la plantation de variétés de vignes résistantes aux maladies en bordure des habitations. « Nous devons répondre à une attente sociétale forte face à l’usage des pesticides employés en viticulture. Il y a les engagements et les actes ! », a martelé le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel, signataire de la lettre.

Plus de 40% des surfaces de l’appellation Faugères sont en bio et 80% des vignerons respectent au moins un engagement agro-environnemental (AB, biodynamie, HVE, Terra Vitis…) Sur les 1900 hectares de vignes de l’appellation, 500 luttent contre les vers de la grappe avec les phéromones de la confusion sexuelle et non avec des pesticides. Contre la flavescence dorée, le syndicat est reconnu Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles (GDON) depuis 2006. En 2011, Faugères fut la première appellation de France à inscrire des démarches agro-écologiques dans son cahier des charges (comme la limitation des apports d’azote et l’enherbement des tournières dont le désherbage chimique est interdit). En 2019, le syndicat de l’appellation est devenu groupe pilote à l’échelle nationale en matière de transition agro-écologique dans le cadre du projet Traeviti de l’Institut Français du Vin (IFV). Mais pour Nathalie Caumette, sa présidente, au-delà des problématiques viticoles, il importait d’intégrer tous les acteurs du territoire : « face à l’incroyable défi du changement climatique, les prises de risques ne peuvent plus être la seule responsabilité des agriculteurs. La viticulture n’est pas une parcelle, elle concerne un territoire qui doit, à un moment charnière de notre Histoire, engager la responsabilité de tous, élus, banquiers, organismes techniques, riverains et consommateurs ».

*Autignac, Cabrerolles, Caussiniojouls, Faugères, Fos, Laurens et Roquessels