40 ans de bons et loyaux services. James Bond et Champagne Bollinger célèbrent aujourd’hui l’anniversaire de leur collaboration, issue d’un accord assez unique dans le monde du cinéma. Deux coffrets en édition spéciale marquent l’événement.

Du beau monde en perspective, ce soir, à l’hôtel de Crillon – VIP’s et peut-être James Bond Girls – pour célébrer tout d’abord la fin proche du tournage de “No Time To Die” (25e film de l’espion britannique, sortie de 8 avril 2020 sur les écrans), mais aussi 40 ans de collaboration avec le champagne Bollinger.

Bollinger apparaît pour la première fois en 1956 dans le roman “Les diamants sont éternels” de l’écrivain Ian Fleming. Mais le cinéma vient plus tard. C’est en 1978 que se nouent les liens entre les familles Bizot (à la tête du holding familial Société Jacques Bollinger) et Broccoli (détentrice des droits de production cinématographiques). Le tout autour d’un bon dîner à Aÿ qui se conclut d’un “gentlemen’s agreement” scellé d’une bonne poignée de main.

Dès l’année suivante (“Moonraker”, 1979) et à quelques rares exceptions près, James Bond boit du champagne Bollinger. Un accord d’autant plus admirable qu’il se fait sans contrepartie financière. Mais avec la mise en place d’une promotion multicircuits qui conduit James Bond à être aussi à la une des vitrines cavistes et de toutes les soirées où le champagne Bollinger coule à flots !

Limited Edition (190 €) et Luxury Edition (5 007 €)

Pour ces 40 ans de collaboration, deux coffrets ont été édités : Limited Edition et Luxury Edition. Pour le premier, le vin choisi (qui n’est pas commercialisé par ailleurs dans la gamme Bollinger) est un 2011 issu uniquement de pinot noir et uniquement du cru d’Aÿ, berceau de la maison Bollinger. “C’est la première fois que nous élaborons une cuvée issue de ce seul cru historique, commente Denis Bunner, chef de caves adjoint de la maison. Il y a dans ce champagne une facette millésime et une forme d’interprétation par Bollinger qui donnent un vin avec beaucoup de tempérament.”

Un champagne que l’on imagine bien “after dinner” autour d’un bon feu ou d’une partie de billard, tant il évoque une ambiance « cosy » avec ses arômes de cognac (vanille, coconut, palette de fruits secs, sucre d’orge) et le fruit du pinot noir tirant sur l’amaretto.

A l’instar de la voiture de 007, il est proposé dans un coffret riche en détails, dont le clou est certainement un système d’ouverture par vérins où les aficionados de James Bond reconnaîtront certainement une scène de “GoldenEye” dans laquelle 007, en charmante compagnie, fait apparaître de la boîte à gants de son Aston Martin une bouteille de Bollinger prête à la dégustation. Le coffret Bollinger 007 Limited Edition Millésimé 2011 devrait être proposé assez largement chez les cavistes en cette fin d’année (prix conseillé 190 €),

Big boys, big toys

Vous souvenez-vous de “Moonraker” ? Bond enquête sur la disparition de la navette spatiale américaine éponyme et se retrouve dans l’espace. Bollinger a retrouvé les dessins originaux du designer Ken Adam qui a imaginé la fusée. Ces dessins très détaillés ont inspiré un coffret en étain extrêmement luxueux en forme de fusée qui accueille une vasque en cristal, teintée dans la masse dans une rare couleur flanelle, abritant elle-même un magnum millésimé 2007 !

“Big boys, big toys” (grands enfants, grands jouets) lance avec humour Clément Ganier, directeur marketing de Bollinger, qui visiblement a pris grand plaisir à concevoir l’objet dans ses moindres détails. On n’est pas loin du “grand jouet”, en effet, à voir la fascination qu’exerce l’objet sur les gens qui l’approchent ! Le coût est toutefois à la hauteur du rêve : 407 exemplaires ont été produits, le prix est de 5007 €.