Après une première expérience l’hiver dernier, le viticulteur bordelais (Château Lugey, en appellation Graves) Franck Labeyrie a renouvelé cette année son “Rouge des neiges”. Le 15 février, il a enfoui 3.000 bouteilles sous 6 mètres de neige pour cinq mois dans la station de ski de Cauterets (Haute-Pyrénées), à plus de 2.400 mètres d’altitude.

Habitué de l’exploration de l’élevage des vins dans plusieurs milieux naturels, Patrick Labeyrie immerge notamment depuis une dizaine d’années une partie de sa production, 30.000 de bouteilles dans les eaux du Bassin d’Arcachon (le “Rouge des cabanes”).

Sous la neige et en altitude, la combinaison de “l’humidité, de la faible luminosité, d’une température fraîche et constante, et d’un oxygène plus rare, concourent à une conservation optimale”, explique le vigneron. Qui dit avoir été conforté par les avis d’œnologues sur sa première cuvée “Rouge des des neiges” (1.200 bouteilles), lui trouvant acidité, fraîcheur, et une belle “minéralité dominante”.

Logique selon lui, car le vin en milieu naturel “respire l’ambiance”, de la montagne en l’occurrence. Tout comme ses bouteilles immergées avaient dégagé des “notes iodées, toastées”. Même si tout a un prix, notamment celui des rotations d’hélicoptère, pour une Cuvée des neiges commercialisée autour de 30 euros la bouteille.