(photo BIVB)
(photo BIVB)

La Bourgogne connait depuis 2008 une hausse continue de ses exportations. Les premiers chiffres de l’année 2019 confirment une nouvelle fois cette tendance alors que le marché français se fait plus chaotique.

Une progression de 8,3% en volume et de 12,3% en valeur sur les quatre premiers mois de l’année. Ce sont les chiffres communiqués par Louis-Fabrice Latour, président délégué du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), lors de l’assemblée générale de l’interprofession à Savigny-lès-Beaune.

“L’arrivée du millésime 2017 sur le marché, surtout des blancs, a rencontré le succès”, a-t-il commenté. La Bourgogne a ainsi exporté ce début d’année 26,5 millions de bouteilles contre 24,5 millions l’année précédente à la même période. En 2018, la Bourgogne avait flirté avec le milliard d’euros de chiffre d’affaires battant un nouveau record. Un chiffre qui marque quasiment un doublement en une décennie ! Dix années marquées par de petites récoltes qui ont fait flamber les prix mais aussi ont engendré des pertes de parts de marché que la Bourgogne se doit de reconquérir alors que les millésimes 2017 et 2018 enregistrent un retour à des volumes conséquents.

Parmi les appellations qui pèsent lourd en valeur, les grands crus et les premiers crus bien sûr. En volume, une tendance de fond porte les Crémants de Bourgogne en dehors de leurs frontières. Près de 38% des effervescents bourguignons ont été exportés en 2018. Une progression de 10 points en dix ans. « Les USA, le Canada et les Pays Scandinaves sont les premiers pays importateurs. L’Allemagne est important, mais de nombreux volumes repartent ensuite dans le nord de l’Europe. L’Australie poursuit un fort développement », expose Pierre du Couëdic, directeur de de l’Union des producteurs et élaborateurs de Crémant de Bourgogne. Exemple avec Veuve Ambal (Montagny-lès-Beaune), 7 millions de bouteilles de Crémant de Bourgogne commercialisés au total. Le premier semestre 2019 a été marqué par le dynamisme des marchés export (+35%) avec un développement en Europe du Nord, en Norvège en particulier, mais aussi en Belgique. Les Etats-Unis sont identifiés comme un marché en devenir (5% des expéditions). « On met des moyens sur les Etats-Unis », insiste François Piffaut en charge de la communication.