Comme ses voisins de Pauillac, Basile Tesseron, le propriétaire de Lafon-Rochet, ce 4ème grand cru classé en 1855 à Saint-Estèphe, n’ignore rien des doutes et des critiques qui entourent ce millésime 2013. Pourtant, à ses yeux, « Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».Traduction, n’enterrons pas ce 2013 sans même avoir pris le temps de le goûter et de s’être fait son idée. « Les grappes étaient encore vertes que l’ont disait déjà qu’il ne serait pas bon. Aujourd’hui on le goûte et on s’aperçoit que c’est un bon vin. C’est un millésime, que j’apprécie », précise-t-il.

Et surtout qu’il n’a pas l’intention de brader. « Attendons de voir, prévient-il. C’est vrai qu’il y a un problème de taux de change et une crise ambiante, mais pour moi il n’y a pas de raison de baisser. Je ne suis pas prêt à brader le vin. » A cela deux raisons principales : « Il ne faut pas oublier que sur les trois dernières années, nous avons baissé nos prix. Et que depuis trois ans, on fait de petits volumes. » Difficile d’être plus clair.

JD