Après de multiples recours, la première pierre du projet a été posée au début de l’été et les travaux battent maintenant leur plein. Le site de 6,5 hectares doit mettre à l’honneur le “repas gastronomique des Français” mais aussi les vins.

Elle est longtemps restée en cuisine mais la voilà réchauffée. La Cité de la Gastronomie et du vin de Dijon, déclinaison bourguignonne de l’inscription en 2010 du “repas gastronomique des Français” au patrimoine de l’humanité, se prépare maintenant activement à son entrée en salle.

Le montage financier du projet en 2014 avait suscité l’opposition d’une partie des élus locaux. Leur dernière requête a été finalement rejetée par la cour d’appel du tribunal administratif de Lyon en février dernier. La première pierre des travaux a été posée le 4 juillet. Des travaux qui doivent aboutir à l’aménagement d’un site de 6,5 hectares avec notamment des lieux d’expositions et surfaces pour des cours/ateliers sur la gastronomie ou encore un centre de formation en gastronomie et management hôtelier (Ferrandi Paris). La présence de l’École de Vins de Bourgogne (dont le siège est à Beaune) relaie de formation du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) est également prévue. « La Cité se situe précisément au 1er kilomètre de la route des grands crus », ne manque pas de rappeler la mairie de Dijon.

Le tout prendra place au sein d’un éco-quartier de 640 logements doté d’un complexe de cinémas, un hôtel 4 étoiles de 125 chambres, 5000 mètres carrés de commerces, un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine.

La ville de Dijon vise un million de personnes chaque année pour visiter les expositions, participer aux congrès, aux conférences, aux ateliers, profiter des boutiques, des cafés et des restaurants, assister à des projections,…

Le montant total du chantier est estimé à 200 millions d’euros. La Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon doit ouvrir ses portes fin 2021.