Dans chaque numéro de “Terre de Vins”, avec sa chronique “L’école du vin”, Jacques Orhon, maître sommelier et “écrivin”, apporte son éclairage d’expert sur toutes les subtilités de la dégustation, du service, de la conservation, de la viticulture… Retrouvez ici ses meilleurs conseils.

L’aspect olfactif est certainement celui qui a le plus révolutionné depuis une trentaine d’années l’approche méthodique de la dégustation. Mais il faut rester prudent dans ses affirmations et ses constatations. En effet, trop de spécialistes ont la fâcheuse habitude d’en rajouter. Pour ma part, au fil des ans, j’ai pris le parti de la sobriété. Sortir tous les fruits, les épices et les légumes de votre épicier dans un même vin, juste pour épater la galerie, n’est pas idéal. Là encore, c’est le plaisir qui doit primer. Le plaisir de chercher, de découvrir et d’apprécier des parfums et des fragrances qui nous rappellent de bons souvenirs. Le plaisir aussi, avec l’expérience, de lier des arômes bien précis à des cépages en particulier : par exemple le citron dans un riesling alsacien, la pomme verte dans le muscadet, le poivre noir dans un vin à base de syrah, le tilleul dans un chenin blanc ou l’abricot dans un vin issu du viognier.