TOUTES NOS ADRESSES DANS LE VIGNOBLE

Découvrez les adresses saluées par le jury des Trophées de l'Œnotourisme et validées par la rédaction de Terre de Vins

CHÂTEAU LÉOUBE

Château Léoube, c’est l’histoire d’une passion peu commune, née d’une rencontre, il y a plus de 20 ans, entre une famille britannique, amoureuse de la Provence, de son climat, de son terroir et de son environnement, avec une propriété viticole et oléicole quelque peu délaissée…. Un coup de cœur pour un domaine unique de 560 hectares, le plus étendu de la côte varoise (4kms), niché au cœur de l’un des plus beaux sites protégés d’Europe, le Cap Bénat, face aux Iles d’Or.Dès lors, et à partir de 1997, Lord Bamford et son épouse lancent un vaste chantier de réhabilitation du Château et du vignoble, avec une seule volonté : préserver l’environnement, cultiver de manière responsable et produire en fonction de ce que la nature donne de meilleur. Quelques 14 ans plus tard, Château Léoube remporte sa première récompense en obtenant, en 2011, le label Ecocert puis en bénéficiant en 2012, pour son vin, du label « agriculture biologique ». A partir de 2010, ce sont les chais du domaine qui sont entièrement rénovés par l’architecte Alain Raynaud. Le jardin de la célèbre villa Maria est également réhabilité par l’architecte-paysagiste Philippe Deliau qui compte notamment parmi ses références les jardins classés du Rayol-Canadel ou les Jardins de la Fondation Louis Vuitton. C’est lui qui donnera l’impulsion de tout l’aménagement des espaces paysagers de Château Léoube. Après bien des efforts, le domaine s’est ainsi développé pour former un magnifique ensemble cohérent dans un environnement préservé. Au nord, garrigue et vignes se côtoient. Au sud, le littoral avec la baie de Léoube et sa plage encore protégée, une pinède centenaire, des vignes et une oliveraie de 23 hectares offrent une mosaïque de paysages diversifiés que beaucoup d’artistes aimeraient esquisser. Longeant l’oliveraie du domaine, la plage du Pellegrin, l’une des plus belles de la Méditerranée, apporte, avec ses faux airs de Polynésie, une petite touche exotique au tableau. Halte indispensable du sentier du littoral qui conduit jusqu’au Fort de Brégançon, elle se situe idéalement face à l’île de Porquerolles. C’est ensuite, à 200 mètres de la plage, au Café de Léoube que se poursuit l’escapade. Ouvert depuis 6 ans, d’avril à fin septembre, dans la pinède de la plage du Pellegrin, le café est le prolongement gastronomique parfait du domaine, ouvrant ses portes et ses parasols sur l’un des plus jolis spots de Provence. Ici on joue la carte du bon produit accompagné de l’indispensable verre de Rosé de Léoube. Les petites tables coiffées de leurs parasols, sont dressées en harmonie autour du café, offrant un espace de tranquillité où l’on apprécie de déguster seul ou en famille, les salades préparées avec les légumes bios du potager du Château. Et pour le bonheur des enfants, une aire de jeux, toute en bois, vient compléter ce cadre idyllique. Les soirées en musique des vendredis soirs d’été, invitent à prolonger ces instants magiques. Au-delà de l’architecture grandiose des châteaux, certains domaines viticoles ont la chance de posséder sur leurs terres, des chapelles très anciennes. Surplombant la propriété, la Chapelle Saint-Georges, se situe à 37 mètres d’altitude sur une petite colline face à la mer. Elle date du XVème siècle et offre sans aucun doute l’une des plus belles vues sur la baie de Léoube procurant un effet saisissant chez les visiteurs qui ont la chance de s’y rendre, dans le cadre d’événements très spécifiques, organisés par le domaine. Une façade blanche synonyme de pureté et de simplicité, un mur de pierres caractéristique du savoir-faire des artisans provençaux et une statue de la vierge qui domine la propriété et fait face, à une autre vierge située sur la partie nord afin de protéger les 560 hectares du domaine. Pour la boutique, c’est à Jacqueline Morabito, l’architecte d’intérieur de La Colle sur Loup qui a également sérigraphié les bouteilles des vins de Château Léoube, que le domaine a fait appel. On est dans une décoration épurée blanche, la couleur argile du sol remonte sur les murs, en parfait accord avec celle du rosé. Tout est soigné, sobre, et beau. A l’instar de la boutique, c’est aussi dans un ancien poulailler rénové que peuvent avoir lieu certaines dégustations prestige et des ateliers de wine-tasting organisés dans le cadre de nos animations régulières. Son décor atypique, l’ambiance chaleureuse et intimiste qui s’en dégage contribuent à la magie du lieu. Le domaine se visite pour partie sur réservation ou lors d’animations. Par exemple, lors des journées vendanges, possibilité de visiter le domaine à bord de véhicules tout-terrain, de jouer les apprentis-vignerons, de découvrir les cépages cultivés sur les vignes situées en bord de mer tout en s’imprégnant de l’histoire du domaine en déjeunant parfois au milieu des vignes.
Provence
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CHÂTEAU MONTUS

Lors d’une vente aux enchères, Alain Brumont visite ce Câteau de Castelnau-Rivière Basse, qu’il connait depuis son enfance, et dont il sait qu’il a fournit Napoléon en vins. Il fit finalement l’acquisition du Château Montus, en 1980, alors édifice en ruines, comme laissé à l’abandon, qu’il remontera pierre après pierre, avec ce style singulier, visible dès la façade extérieure, pour le bâtiment principal hébergeant aujourd’hui l’hôtellerie du Château Montus, d’inspiration bacchique, et axé autour de l’Art de vivre, de l’hédonisme… Et dont les 10 chambres au décor unique vante la fête, la vigne, le vin, la vie pour un souvenir inoubliable.L’ancien chai (toujours en activité et abritant 9 grand foudre de chênes, recevant après les vendanges, les raisons des parcelles les plus prestigieuses de Montus), est enregistré aux Monuments Historiques pour sa charpente magistrale, atypique en forme de coque de bateau inversée. A l’entrée, le grand porche du Château Montus porte les stigmates de la révolution française. Infatigable bâtisseur, Alain Brumont construit en 1995 le chai souterrain du Château Montus, et offre ainsi à ses plus grands Tannat, un lieu mythique, presque mystique…”la Cathédrale du Tannat”, où dans un silence égal à celui des monuments les plus majestueux, les plus grands Madiran s’élèvent et s’affinent. Un lieu quasi confidentiel, accueillant plus de 2000 barriques, dans lesquelles reposent les cuvées Montus, ainsi que la prestigieuse La Tyre ou la très rare XL. Dans l’atmosphère paisible, quasi spirituelle de ce chais unique au monde, témoignant d’une grande maîtrise, d’un savoir-faire reconnue et d’une innovation permanente, les arômes de la vinification sont déjà une sublimation. Ancienne tour fortifiée, protégeant à l’origine l’entrée de la Gascogne, le Château Montus est rénové en 2003 et se voit devenir également lieu de réception avec une salle de 290m2, au charme inéluctable avec ses murs en galets de vignes et sa charpente réalisée à partir de douelles de barriques, ses nefs voûtées en chêne fendu, pouvant accueillir jusqu’à 280/300 personnes. L’oenotourisme, c’est l’Art de faire vivre l’Histoire, en racontant et en partageant une histoire, celle d’un domaine, celle d’un homme, avec authenticité et convivialité. Et parce qu’en France, le Vin n’est pas un “simple produit” comme les autres, mais qu’il fait indéniablement partie de notre patrimoine, sa valorisation passe aussi par les vestiges que l’Histoire nous à laisser, et à nous d’allier, passé, présent et futur…
Sud-Ouest
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DOMAINE DES FAVARDS

Le Domaine des Favards est une propriété familiale de 25ha en agriculture biologique. La famille cultive la vigne sur ces terres depuis 4 générations. En 1994 les parents, Jean-Paul et Mary-Line, ont arraché une parcelle de vigne pour y installer un camping avec l’envie d’accueillir leurs clients au sein même de leur exploitation et de leur faire découvrir leur métier et leur passion pour la vigne et le vin. En 2005, ils ont créé en famille un restaurant ouvert de mai à septembre. En 2011, ils ont ouvert un gite dans l’enceinte du domaine viticole pouvant accueillir 4 à 6 personnes. Chaque année environ 5000 personnes passent au minimum une nuit au domaine.En arrivant au Domaine des Favards, les touristes entrent dans un domaine viticole sur lequel ils vont séjourner. Ils logent au milieu de plusieurs hectares de nos vignes. Ils peuvent se balader à volonté dans les vignes et assister aux travaux en cours pendant toute la saison. Les propriétaires prennent toujours le temps de répondre à leurs questions notamment sur le mode de conduite du vignoble en agriculture biologique. En 2016 a été mis en place au départ des hébergements un sentier qui parcourt les vignes. Il fait 1,6km et est accessible à tous. Il peut être visité en autonomie grâce à des tables de lecture (français/anglais) installées le long du chemin. Pour ceux qui souhaitent des informations plus complètes une brochure (français/anglais) est distribuée gratuitement à l’accueil du camping. Une brochure adaptée aux enfants est également disponible.
Rhône
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(Douce) tempête dans un verre de sauternes

À Sauternes, l’opposition entre “Anciens et Modernes” est un sujet récurrent, qui réapparait volontiers à la faveur des initiatives de telle ou telle propriété aspirant à bousculer les habitudes de consommation des vins liquoreux. Cette opposition de philosophies s’invite aujourd’hui dans les colonnes de Terre de Vins.Alexandre de Lur Saluces, propriétaire du Château de Fargues, ancien propriétaire du Château d’Yquem et figure de proue d’une famille qui s’est consacrée depuis plusieurs générations à la défense des vins de Sauternes, a adressé à la rédaction de Terre de Vins une lettre ouverte intitulée “Qu’arrive-t-il au Sauternes ?” que nous reproduisons ci-dessous. Dans cette lettre, M. de Lur Saluces interpelle, sans le nommer, un “nouvel arrivant” de l’appellation, accusé de vouloir “améliorer” le sauternes “par différents subterfuges : des glaçons dans les verres, des zestes d’orange ou de citron, de l’eau pétillante etc.” Après la polémique qui avait déjà secoué le Sauternais en 2015 lorsque le château Bastor-Lamontagne avait voulu créer un cocktail avec Perrier, il n’est pas difficile de deviner que le destinataire prioritaire de la lettre de M. de Lur Saluces est Silvio Denz, propriétaire du Château Lafaurie-Peyraguey, qui avec son directeur général David Bolzan a lancé en décembre dernier une recette de vin chaud à base de sauternes. Découvrez ci-dessous la lettre d’Alexandre de Lur Saluces en intégralité, suivie de la réaction des intéressés. Qu’arrive-t-il au Sauternes ? Vous venez d’arriver dans cette appellation mythique, et c’est une bonne chose que cet intérêt. Mais vous semblez convaincus qu’en l’état, elle n’a aucun avenir. Que ce vin appartient au passé. Vous voulez donc l’améliorer par différents subterfuges : des glaçons dans les verres, des zests d’orange ou de citron, de l’eau pétillante etc… Votre idée n’est pas nouvelle : déjà, avant la première guerre mondiale, ce vin affrontait une crise qu’on cherchait à conjurer en… « champagnisant » le jus récolté en Sauternais. Entre les deux guerres, apparut une autre solution : les cocktails qui faisaient fureur aux Etats-Unis. Là aussi, échec et mat ! Vous savez donc ce qui arrivera à votre expérience malgré tous les « oui mais nous… » En réalité, vous n’avez pas cru nécessaire d’apprendre l’histoire du Sauternes, vous êtes pressés. Avec un peu d’observation vous sauriez comment Yquem et ceux qui l’entourent, les premiers et seconds crus de Sauternes, les devanciers des 19e et 20e siècles, avaient choisi une politique de sélection extrêmement rigoureuse pour élaborer le vin qui a pris le nom de cette commune. Par la suite cette très exigeante façon de récolter a inspiré les décrets définissant l’appellation auxquels mon prédécesseur à Yquem, Bertrand de Lur Saluces, alors Président de l’Union des Syndicats des vins de Sauternes et Barsac, avait travaillé. A ce titre il a combattu toutes les déviances organisées pour contourner la réalité unique mais nécessaire, extravagante, de l’élaboration du vin de Sauternes avec ses vendanges par tries successives. Parmi les substituts essayés, il y eut longtemps la chaptalisation que mon grand-père, fondateur du syndicat de Sauternes, et ensuite mon oncle, ont combattu en souhaitant la limiter, pour raisons sociales, à quelques vignobles non classés. L’emploi du sucre ajouté à la vendange avant fermentation n’a jamais « amélioré » le vin, il l’a banalisé et décrédibilisé. Elle est interdite. C’est une excellente chose qui va dans le sens de la qualité. Par contre avec la « mixologie » terme qui recouvre des artifices, vous vous êtes mis sur une voie de garage avec une énergie qui sera terrible à la rencontre du mur. Et votre réputation risque d’être atteinte. Sans doute pensiez-vous à un choc comme moyen « marketing » pour secouer le consommateur. Je vous en souhaite bonne chance. Il n’est pas si idiot et ne se laissera pas manipuler. Il reviendra au vin d’origine, issu du choix qu’avait distingué Françoise-Joséphine de Lur Saluces d’Yquem. Elle a eu l’intuition de demander à ses vendangeurs de sélectionner les raisins attaqués par la pourriture du champignon Botrytis cinerea. Ce parasite existe dans tous les vignobles du monde mais à Sauternes il permet d’obtenir un vin exceptionnel. Elle a choisi la route la plus contraignante parce que c’était celle qui avait le plus d’avenir. Avec les crus voisins d’Yquem, elle a préféré la voie la plus difficile. On dit aujourd’hui « innovante ». Plus de travail, moins de vin. La loi limite nos rendements à 25 hectolitres à l’hectare. Après sélection les crus les plus recherchés, ne parviennent jamais à ce rendement équivalent à 3333 bouteilles (de 0.75l). à l’hectare. Pour obtenir la meilleure qualité ils parviennent, ces dernières années, à environ 17 hl/ha quand la nature et la météo sont généreuses soit 2266 bouteilles. Sur 20 ans, pendant lesquelles sont inventoriées toutes les catastrophes, gel, grêle, sécheresse, maladies, je table sur 1200 bouteilles avec 6500 pieds de vigne à l’hectare. Un verre par pied de vigne. Votre argument alors est de dire que le prix de la moindre bouteille revient à un chiffre que les amateurs n’entendent pas débourser. Vous avez raison notre vin est très cher à produire. Comme une montre d’exception, un bijou rare, le caviar, l’eau au milieu du Sahara…Et là il y a un autre obstacle que vos cocktails ne permettront pas de franchir. C’est un obstacle commercial et un problème de promotion. C’est aussi un choix. Votre obstination à croire que le Sauternes doit être dégusté avec des additifs pour l’améliorer, alors qu’il le dénature, serait mieux utilisée à la promotion de la vérité du vin de Sauternes, le vrai, l’authentique, l’original qui a été très mal transmise ces dernières années. Il y a plus grave. Vos interventions médiatiques sont un camouflet pour tous ceux qui nous accompagnent avec leur collaboration dans nos vignes, et dans nos chais, qui vivent le Sauternes, qui vivent du Sauternes, qui habitent le Sauternais. Il y a de l’arrogance à prétendre « améliorer » notre vin de Sauternes. Comment, par exemple, attendre de nos vignerons, nos vendangeurs de s’investir pour que coule des pressoirs un jus sélectionné avec tout le temps et le soin nécessaire s’ils soupçonnent qu’en définitive, leur travail servira à faire du vin chaud pour calmer la toux hivernale. Nos vendangeurs ne travaillent pas seulement avec leurs muscles mais aussi avec leur tête et leur cœur. Eux comme les consommateurs ont droit au respect. Un conseil : il vaut mieux écouter les amateurs, les vrais, avant de savoir ce qu’il faut leur offrir. Il ne faut jamais oublier que le Sauternes est né de l’enthousiasme d’amateurs raffinés qui venaient en précurseurs de l’ère de l’oeno-tourisme, visiter les chais et offraient des prix très élevés pour obtenir l’achat d’une barrique de vin, accidentellement transformée par l’action du Botrytis. Le vin de Sauternes ne mérite pas une amélioration mais une protection, celle qu’on accorde aux témoins d’une civilisation. Alexandre de Lur Saluces 24/12/19 Ci-dessous : Philippe et Alexandre de Lur Saluces. Sauternes, un vignoble, plusieurs visions Toute interpellation publique impliquant le droit à une réaction, la rédaction de Terre de Vins a jugé juste et équilibré d’ouvrir également ses colonnes aux personnes interpelées. Ainsi David Bolzan, directeur général des vignobles Silvio Denz, a bien voulu nous confier pour publication une réponse à la lettre d’Alexandre de Lur Saluces. Au côté de M. Bolzan, d’autres personnalités du Sauternais ont souhaité se joindre au débat : preuve que l’appellation Sauternes est traversée par des visions différentes, des philosophies parfois divergentes, mais d’abord par des femmes et des hommes qui ont à cœur de faire vivre et rayonner ce vignoble historique. Le débat est plus ouvert que jamais, et s’il oppose des personnes, il invite d’abord à parler des vins. Au final, les amateurs et les consommateurs seront juges. Les grands vins de Sauternes pluri-séculaires ont vécu bien des moments forts et ont toujours su relever les grands défis collectifs. Le monde actuel pousse chacun à se remettre en question et Sauternes ne compte pas échapper à la règle. Le Château Lafaurie-Peyraguey 1er Grand Cru Classé Sauternes, a fêté ses 400 ans en 2018. Il a fait l’objet d’une impulsion sans précédent grâce à Silvio Denz, grand amateur de liquoreux, qu’il a acquis en 2014. La quête d’Excellence a été immédiate et lui confère plus que jamais une place de choix dans l’élite des grands vins. Après d’importants investissements et de travaux de rénovation le Château, doté d’un Hôtel (Relais et Châteaux) et d’un Restaurant correspondants à la majestuosité des lieux et de son rang, a donné à Sauternes sa première table étoilée. Alliant l’univers de l’Art de la table et la décoration Art Deco grâce à la cristallerie Lalique, le restaurant est le seul endroit au monde offrant à la dégustation autant de crus de Sauternes et Barsac, classés et non classés, petits et grands. Cette recherche de l’Excellence a vu aussi le jour avec nos pairs. L’ivresse du collectif est une sensation qui galvanise et incite à l’action. Nous avons donc participé activement à des groupes de valorisation notamment du terroir en nous alliant à nos voisins (Les 5 Premiers), initiative sans précédent dans l’histoire de Bordeaux. Mais aussi pour la région (Ambassadeurs du Sauternais) ou encore à « Sauternes Fête le vin », réunion festive et populair . Le Sauternes est sans nul doute l’un des plus grands vins au monde, le plus émotionnel assurément. Comme ses pairs, il doit trouver sa place dans notre mode de vie contemporain. Sans client point de salut. Tout comme ses arômes, il a la chance d’offrir de multiples facettes, de multiples possibilités si on le propose au bon moment (fromages, viandes blanches, entrées adaptées etc ) et pas seulement sur le -toujours délicieux- foie gras et sur le -souvent trop oublié- dessert .Notre Chef étoilé Jérôme Schilling a beaucoup œuvré dans ce sens et propose un choix d’accord mets-sauternes unique au monde . Le temps passé à table a diminué très sensiblement en 20 ans. Réjouissons-nous donc de participer à l’APERITIF, nouveau terrain de jeu où nous retrouverons …le champagne, autrefois compagnon de fin de repas. Le Sauternes peut revendiquer une longévité légendaire mais tout le monde doit savoir que l’amateur impatient peut aussi en profiter… Qu’il soit bu jeune, frais, très frais, frappé pour accompagner toute sorte de nourriture bien pensée, salée, amère ou acidulée en favorisant les contrastes. Avec Sauternes tout devient possible. Les procès en sorcellerie ont vécu. La tradition doit perdurer dans la bouteille et la modernité peut exister dans les modes de consommation. Accepter une évolution des choses nous permettra de faire perdurer nos valeurs, notre tradition. Ne nous trompons donc pas de débat, ni de combat. L’usure du temps n’est pas la seule stratégie qui s’offre à nous .C est à nous de proposer, de créer, d’agir en évitant les positions de posture. Les leaders doivent assumer leur statut. C’est un devoir. S’agissant de la vente et de la promotion, le négoce bordelais amateur de nos Grands vins a bien un rôle primordial à jouer… il faut comprendre ses rouages, ses spécificités et l’accompagner … en le motivant. Sans lui point de salut. C’est lui qui nous mènera encore et toujours au consommateur d’aujourd’hui, jeune et moins jeune, friand du bon et du beau. Ce négoce bordelais nous aide à construire nos marques chaque jour, autour de nos terroirs. Le Territoire de Marque est complémentaire du Terroir de Marque car il en est son prolongement contemporain. Il ne faut pas les opposer. Depuis 3 ans un florilège d’articles sur notre région de Sauternes font apparaître des noms comme Renaissance, reconquête … Un vent de renouveau, salutaire et enveloppant, nous incite à nous réunir. Travaillons ensemble, partageons nos idées et nos savoir-faire, allons chercher chez l’autre ce qu’il a de meilleur, sans le stigmatiser, et nous redonnerons à cette belle région et ses grands vins le dynamisme dû à son rang. L’Union sacrée est souhaitable à Sauternes, notre région le mérite, nos acteurs le réclament. David Bolzan, Directeur Général Château Lafaurie-Peyraguey Trop sucré ! trop cher ! je ne sais pas à quel moment le déguster ou encore j’ai découvert d’autres liquoreux très fameux … les excuses ne manquent pas pour que notre Sauternes, pourtant si réputé dans le monde entier ne soit plus ou trop peu consommé …Sans nul doute, les générations qui nous ont précédées ont su prodiguer une communication massive pour qu’autant de monde sur notre planète ait entendu parler, voire déjà dégusté nos vins. Aujourd’hui nos consommateurs ont changé, leurs goûts et leurs habitudes aussi, des consommateurs sûrement plus volages face à une offre sûrement trop diversifiée. Il va de soi que les Sauternes doivent garder leur identité et continuer à être appréciés pour ce qu’ils sont, pour leur richesse leur fruit et leur élégance. Cependant l’image de notre prestigieux nectar doit j’en suis persuadé être réellement dépoussiérée pour regagner un jour peut-être le haut du tableau. Nous ne devons en aucun cas, toutes proportions gardées, nous priver de tous les efforts réalisés par certains opérateurs de notre Appellation ! Glaçons, zest d’orange ou de citron, cocktail divers et variés, nous ne devons rien négliger à partir du moment où nous créons et proposons des passerelles à la consommation de nos produits d’origine. Nous devons être opportunistes et travailler avec notre époque, nous devons innover, séduire et donner envie Il n’est pas question de renier nos origines mais bien de se réconcilier avec nos consommateurs jeunes et moins jeunes en leur offrant surprises et renouveau sans quoi nous risquerions de nous exposer à court terme à une parfaite indifférence. Patrick Lamothe Co-propriétaire Château Lamothe Bergeron Quelle chance de nouveaux arrivants ! A Paris nous étions une famille comme les autres mais en vacances nous entrions dans un autre monde. Les vacances chez mes grand mères, Marie-Antoinette de Sigalas, Marquise de Lambert des Granges propriétaire d’un premier cru classé depuis 6 générations et Marguerite de Folin propriétaire à Pomerol depuis 25 générations. Cela ne signifiait rien pour nous juste des parenthèses de bonheur. Celles qui structurent notre personnalité. À Sales, nous parcourions la propriété de la vigne à la bambouseraie, observant à la loupe les inoffensives araignées rouges, nous émerveillant devant le raisin qui «verre», nous extasiant sur la pousse des bambous en notant chaque jour précisément les cm gagnés dans un cahier de vacances. À Sigalas, en robe à smocks nous faisions la révérence aux amies poudrées de la sémillante Marie-Antoinette. Une ravissante aiguière en cristal ciselée trônait sur la table à thé emplie d’un liquide d’or. Avant leur partie de poker, les grandes dames des châteaux voisins se délectaient du breuvage doré, dans de petits verres en cristal de bohème du 18ème siècle le tout accompagné de quelques petits fours de Jaeger, Le pâtissier bordelais de l’époque, incontournable mais aujourd’hui disparu. Loin de Bordeaux pendant longtemps, je suis revenue sur le tard. J’ai aimé retrouver cet art de vivre, ce raffinement, cette culture. Héritiers tout autant qu’entrepreneurs, avec mon mari nous avons décidé de nous y investir et donc d’investir. Jaeger n’existe plus, les ravissants verres sont exposés dans une vitrine chez ma tante et les charmantes voisines poudrées ont été remplacées par la nouvelle aristocratie : les entrepreneurs visionnaires. Ils aiment notre patrimoine culturel, la beauté de nos paysages, la grandeur de nos vins. Ils ont adopté notre art de vivre, nous le vivons avec eux. Quelle chance ! De nouveaux liens se tissent, des idées s’échangent, on dine chez les uns, on échange des whattsapp, on rit, on travaille, on avance, on se remet en question. Ensemble on relève les nouveaux challenges de notre nouveau millénaire. Dans ma famille la tradition d’accueil est une valeur fondatrice. En retour nous bénéficions des apports de « ces nouveaux entrants ». La confrontation de nouvelles idées, le dialogue bienveillant qui instaurent des ponts entre personnes, entre générations. Dialogue respectueux qui permet de relever nos différents enjeux, les nouveaux modes de culture de la vigne, les attentes des nouveaux marchés, la conquête des jeunes consommateurs, le passage aux générations suivantes. Le flambeau de la tradition dans le sens étymologique du terme transmettre, premier sens latin de tradere. Transmettre un patrimoine vivant, transmettre un art de vivre. Un art de vivre de notre temps. Ces vins de Sauternes si modernes et tellement délicieux ne seraient-ils pas démodés aujourd’hui dans leur aiguière ? Une vieille dame poudrée de 1970 arrivée dans notre siècle porterait-elle la même robe ? En conservant son élégance intemporelle, ne pourrait-elle s’accorder un « zest » de fantaisie ? Notre nouvelle cuvée le « 5 sans soufre ajouté » n’est-elle pas un vin innovant de son temps ? L’innovation des modes de consommation vient-elle abimer l’élixir, ou le parer d’atours nouveaux ? Une fantaisie n’est en l’occurrence aucunement un manque de respect ni pour nos grands vins ni pour les générations précédentes. Ces anciens si précieux qui nous ont transmis ces valeurs d’excellence, la recherche de la précision, la rigueur nécessaire les soucis du détail, tous ces outils nécessaires à l’élaboration de nos grands vins de Sauternes pour qu’ils traversent le temps. Les temps changent, les générations se suivent, les modes de vie changent mais les valeurs restent. Ne serait-ce pas là l’essentiel ? Mes amis, mes enfants, mes parents, nos clients fidèles aiment nos vins d’or en cocktail à l’apéritif, sur le fromage, les épices ou l’incontournable poulet du dimanche. Ces approches nouvelles n’excluent pas les modes de consommation plus traditionnels. Les modes de consommation plus traditionnels n’excluent pas ces approches nouvelles. Bordeaux s’est toujours enrichie par des arrivants de l’extérieur, avec leurs technologies, leurs visions, leur travail ; les hollandais au 18ème siècle avec leur allumette hollandaise, les commerçants anglais, allemands ou corréziens. N’est-ce pas une chance pour nous ? Laure de Lambert Compeyrot Propriétaire Château Sigalas Rabaud Avoir un verre à la main, sur la terrasse jouxtant le chai, admirer les vignes du Château de Rayne Vigneau qui dominent la vallée du Ciron depuis l’an 1635 et prendre du plaisir. Regarder ce terroir immuable, puissant et intemporel. Observer le raisin murir lentement au fil des saisons, patiemment, en respectant le rythme de la nature, et recueillir le miracle de Sauternes : la pourriture noble. Ainsi va l’élaboration des vins de sauternes au Château de Rayne Vigneau, comme le font tous ses voisins. Prendre du plaisir à boire ce vin, à découvrir l’excellence recherchée par le travail des hommes, des équipes du Château de Rayne Vigneau, et toucher du doigt cette infinie complexité qui existe dans nos vins. Être touché par la délicatesse d’un Madame de Rayne à l’apéritif, son élégance, sa finesse. Et peu importe si l’on n’est habillé comme il se doit, peu importe si on ne le consomme pas comme il y a 30 ans ou même 60 ans, parce que finalement, un grand nombre des consommateurs de sauternes, qui aiment et boivent ce vin, n’étaient pas nés il y a 60 ou même 30 ans. Et ils se l’approprient, ils inventent les instants de consommation et surtout font vivre ce vin légendaire de Sauternes. Il faut continuer à s’unir, savoir se regrouper pour encore mieux travailler. Nous le faisons, aujourd’hui, régulièrement, avec quasiment la moitié des 1er Grands Crus Classés. Ainsi naissent de nouvelles dynamiques, différentes, originales et efficaces. Il faut regarder avec bienveillance le travail de chacun et le respecter, faire de nos différences une force. Avancer, évoluer, poursuivre sont des mots qui résonnent aujourd’hui sur ce territoire de Sauternes. L’imagination des hommes, l’envie de partager, de faire découvrir nos paysages, leur beauté, sont des moteurs extraordinaires pour dynamiser notre appellation, écrin d’un vin unique au monde. Vincent Labergère Directeur Général Château de Rayne Vigneau Aux confins du parc naturel des landes de Gascogne, bordée par le fleuve Garonne et traversée par le cristallin Ciron c’est dans l’appellation Sauternes et Barsac que depuis plusieurs siècles des vignerons passionnés prennent tous les risques pour produire un vin unique. Quand on regarde vers l’Est, se dressent en fond d’écran les Côtes de Bordeaux qui donnent un panorama unique à notre vignoble. En 1855, cette région a été proportionnellement la plus classée de tout le vignoble Bordelais. Château d’Yquem, icone mondiale illustre cette excellence et honore notre région. Notre Famille cultive la vigne depuis 1794 dans le sauternais. Ce n’est qu’en 1924 que mon arrière grand père a pu acquérir à force de labeur dans des appellations moins nobles un petit Cru Classé : Château Doisy Daëne. Se sont depuis succédées 4 générations : Georges l’artiste, Pierre l’inventeur, Denis le chercheur et enfin ses fils ( Fabrice et Jean Jacques ) depuis 2004. Notre génération depuis près de 15 ans guidée par l’innovation et la passion s’attache à hisser nos domaines familiaux au plus haut niveau de qualité. Des investissements d’une vie sont réalisés pour nous dépasser sans cesse tant dans le domaine du goût du vin que de l’empreinte que peut laisser notre activité. Au-delà de tous ces efforts, nous habitons nos domaines ce qui à mon sens est la plus crédible des certifications environnementales et certainement la plus belle preuve d’amour. Depuis une décennie, nous assistons à l’arrivée de nouveaux acteurs qui croient en notre région et j’avoue être stimulé et rassuré par ces nouvelles ambitions. Toutes les idées et les énergies guidées par le bon sens sont les bienvenues. Les changements se font rarement dans le silence et les idées nouvelles souvent raillées. Notre famille en a fait l’expérience en produisant le premier vin blanc sec dans un cru Classé. C’était en 1948, à l’époque, son instigateur, Pierre Dubourdieu notre grand père avait été lourdement critiqué y compris par les plus hauts étages du Classement. Il croyait cependant à l’identité forte d’un vin issu exclusivement du cépage sauvignon sur le calcaire de Barsac. 70 ans plus tard, Château Doisy Daëne « grand vin sec » est vendu en quelques heures en primeur à un niveau de valorisation plutôt honorable. Nous avons pu ainsi garder la production de vin liquoreux a son plus haut niveau de qualité sans que la sélection menace notre équilibre économique. Nous retenons donc que la vivacité des critiques d’un projet est généralement un bon indice de réussite future ! C’est avec cette culture de l’innovation et de l’ouverture que nous accueillons les nouveaux projets chaleureusement dès lors qu’ils peuvent nous aider à valoriser le travail des femmes et des hommes de notre appellation qui œuvrent chaque jour. Si les vins de Sauternes et Barsac peuvent sortir de leur torpeur en servant les plus jeunes d’entre eux sur glace avec un zeste d’orange ou associés en cocktail à des spiritueux, pourquoi hésiter ? pourquoi émettre des réserves ? En quoi est-ce un sacrilège ? L’engouement des plus grandes distilleries d’Ecosse ou des Antilles pour nos fûts usagés afin de réaliser des « Sauternes Finish » pour leur marques premium n’est-il pas un signe ? Cette association n’est-elle pas vertueuse ? Un alignement de planète est en marche à Sauternes et Barsac, de nombreux projets oenotouristiques viennent donner de la valeur à notre travail, d’autres sont sur les rails et cet ensemble d’énergies, de volontés, de passions joue déjà un grand rôle dans la renaissance de la région. Nos vins liquoreux sont nés d’une expérience, voire d’une forme de résilience : nous avons anobli un champignon qui est un ennemi dans tous les vignobles du monde. Nous sommes des funambules de la viticulture qui se sont adaptés pour sans relâche perpétuer cette dangereuse et passionnante aventure. Sans doute, chez nous, comme cela a déjà été le cas dans notre histoire, il faudra que tout change pour que tout continue. Jean-Jacques Dubourdieu Co-Propriétaire Château Doisy Daëne Maire de Sauternes depuis 25 ans Président de l’Association des Ambassadeurs de Sauternes chargée de promouvoir notre vin et notre territoire non seulement sur place mais à travers le monde entier en honorant des personnalités jugées dignes de nous représenter. Arrière-petit-fils, petit fils, fils et père de vignerons Je suis un ardent défenseur de notre noble et délicieux produit qui n’est en aucun cas galvaudé par un mode de consommation différent et plus moderne à condition bien sûr de ne pas faire n’importe quoi. Il n’est pas aberrant de déguster des Sauternes, à condition qu’ils soient jeunes sur de la glace, rehaussé avec un zeste d’agrume rappelant la typicité de ce vin N’est-ce pas une approche pour emmener les jeunes générations à aimer ce vin pour ensuite les faire aller plus loin et déguster à l’état naturel des Sauternes plus élaborés et plus vieux ? Mon expérience dans différents milieux et dans le monde a fait que je sois persuadé que les initiateurs de ce concept ne se sont pas trompés, preuve, ils sont copiés par les plus grands. Essayez avant de juger. Bonne dégustation. Jean-Michel Descamps Maire de Sauternes
Terroirs et Vignobles
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[Événement] Trois bonnes raisons de venir déguster Pomerol à Paris

Lundi 10 février 2020 (18h-21h), en marge de l’événement professionnel Vinexpo / Wine Paris, une trentaine de propriétés de la prestigieuse appellation de la rive droite viennent à la rencontre du public dans le très beau cadre de l’hôtel InterContinental Paris – Le Grand. Pourquoi cette soirée est-elle incontournable ? Réponses.1) Pour découvrir les secrets d’une appellation confidentielle Avec seulement 800 hectares, frontalière de Saint-Emilion et Libourne, Pomerol est l’une des plus petites appellations du Bordelais. Elle compte une centaine de propriétés, le plus souvent familiales et de petite taille. Le vignoble s’étage en terrasses successives vers la vallée de l’Isle, au confluent de la Dordogne, les vignes s’enracinant dans les sous-sols richement pourvus en oxydes de fer, qui confère aux vins leur caractère unique. 2) Pour toucher l’excellence du bout des lèvres Ce vignoble confidentiel est cultivé avec le soin et la minutie amenés à un jardin. A la clé, des flacons haute-couture, rares et précieux, charmeurs aussi bien dans leur jeunesse, qu’affichant une immense garde, grâce à la dominante de l’emblématique merlot, cépage suave et charmeur avec ses expressives notes fruitées. Les propriétés feront toutes découvrir leur millésime 2016 ou 2017, ainsi qu’un autre millésime à leur libre choix. 3) Pour vivre une soirée sous le signe de la convivialité Que serait une soirée dégustation sans échanges humains ? Bien peu de choses ! Pour perpétuer le partage, valeur de l’essence-même du vin, les propriétaires ou les représentants des propriétés seront là en personne pour converser avec le public. Une occasion de démystifier une appellation encore parfois perçue comme inaccessible, et de répondre, dans une œuvre pédagogique, à toutes les interrogations qui surgiraient à l’esprit des amateurs présents. LISTE DES EXPOSANTS • Clos du Beau-Père • Château Bonalgue • Château Bourgneuf • Château Le Caillou • Château Cantelauze • Château Le Castelet • Château La Clémence • Clos du Clocher • Château La Croix Taillefer • Clos L’Église • Château Fayat • Château La Fleur-Pétrus • Château Gazin • Château Mazeyres • Château Le Moulin • Château La Pointe • Clos René • Château Rouget • Clos Saint-André • Château Saint-Pierre • Château du Tailhas • Château Taillefer • Château La Tribune • Château de Valois • Clos de La Vieille Église • Clos Vieux Taillefer • Château Vray Croix de Gay TARIFS :
 PASS Soirée : 15 €.
 PASS Soirée + abonnement découverte (3 numéros) : 18 €.
 PASS Soirée + abonnement 1 an (6 numéros et hors-séries) : 34,90 €. LIEU :
 Hôtel InterContinental Paris – Le Grand
 Rue Auber, 75009 Paris Billetterie Weezevent
Rendez-vous
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La moitié des vignobles mondiaux menacée par un réchauffement de 2°C

Plus de la moitié des régions viticoles actuelles pourraient disparaître avec un réchauffement de 2 degrés, objectif de l’accord de Paris, et jusqu’à 85% avec un réchauffement de 4 degrés, selon une étude publiée mardi dans la revue américaine PNAS. Les chercheurs américains et français de l’Institut national de recherche en agriculture, alimentation et environnement (Inrae) notamment, ont développé un modèle pour calculer les différents stades de développement de 11 des cépages les plus courants à travers le monde, qu’ils ont ensuite croisé avec les données de projection du changement climatique. Résultat, 56% des régions viticoles pourraient ne plus être aptes à la culture viticole actuelle avec un réchauffement de 2 degrés et 85% avec 4 degrés, ce dernier scénario étant de plus en plus considéré comme possible par les scientifiques. D’autres régions deviendraient par contre propices à la production du vin. Sans surprise, les régions au climat déjà plus chaud subiraient les plus grandes pertes, les pays méditerranéens comme l’Italie ou l’Espagne perdant environ 65% de leur vignoble, avec peu de gains de territoires (moins de 10%). Les régions viticoles de latitudes plus élevées, comme la Nouvelle-Zélande ou le nord des Etats-Unis enregistrent à l’opposé principalement des gains de territoire cultivable, de 15% à 100% selon les cépages. Des pays en zones plus tempérées, comme la France ou l’Allemagne, enregistrent autant de pertes que de gains (environ 20%). Au vu de leur modélisation, les chercheurs soulignent que les pertes pourraient être mitigées par des modifications d’encépagement. De tels changements pourraient réduire la perte de zones propices à la culture viticole de 56% à 24% avec deux degrés de réchauffement et de 85% à 58% dans un scénario à quatre degrés. Des variétés tardives et supportant mieux la chaleur telles que la syrah, le grenache et le mourvèdre pourraient ainsi beaucoup plus se développer dans les régions viticoles actuelles, alors que des variétés précoces telles que le chasselas, le pinot noir et le chardonnay pourraient se répandre dans de nouvelles régions plus septentrionales. De tels changements entraîneraient des “défis complexes, mais pas insurmontables, sur les plans légal, culturel et financier” estiment les auteurs, alors que la viticulture est par exemple en France régie par un système strict d’appellation. Les auteurs imaginent ainsi que le traditionnel pinot noir de Bourgogne puisse être un jour remplacé “par le mourvèdre ou le grenache aimant la chaleur”.
Société
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