TOUTES NOS ADRESSES DANS LE VIGNOBLE

Découvrez les adresses saluées par le jury des Trophées de l'Œnotourisme et validées par la rédaction de Terre de Vins

DOMAINE DE FONTENILLE

Le domaine de Fontenille est à la fois un domaine viticole et un hôtel. Ce dernier se situe dans une ancienne bastide construite en 1850 et entièrement rénové en 2013. Aujourd’hui le vignoble est certifié bio, l’hôtel est 4* et il possède deux restaurants : Le Champs des Lunes (1* au guide Michelin) et la Cuisine d’Amélie. Fontenille : un voyage dans le temps. Voyage imaginaire, rêvé, où les époques se mêlent le temps d’une halte. Maison noble sortie d’un XVIIIème siècle ré-inventé, protégée par des cèdres centenaires, entourée de sources, de bois. Les souvenirs d’enfance, la douceur de la Provence, affleurent derrière les miroirs… Portraits de famille, bustes antiques et cabriolets côtoient des oeuvres d’art contemporain. Invitation à un voyage hors du temps, peut-être même d’un autre temps, qui se dessine à travers les siècles de Fontenille. Chacune des 19 chambres et suites du Domaine de Fontenille est unique : des chambres lumineuses tournées vers les jardins, mélangeant les codes du style, un classicisme teinté de lumière du Sud, des lignes contemporaines fluides et poétiques. La plupart d’entre elles s’ouvrent au Sud sur les cèdres majestueux du parc et sur les collines du Luberon, certaines bénéficient d’une terrasse privative et confidentielle. Jérôme Faure vous propose chaque matin un petit-déjeuner gourmand aux saveurs de la région du Luberon. Servi sur la grande terrasse surplombant le parc ou dans la salle du bistrot, savourez la cuisine généreuse et créative du Chef. Découvrez la grande sélection de produits frais et de saison : fromages de Josiane Deal (Meilleur Ouvrier de France), charcuterie du village, une multitude de tartes et gâteaux faits maison, confitures artisanales, oeufs et fruits variés, … le tout accompagné de plusieurs jus de fruits frais et de boissons chaudes. Vos papilles n’auront pas fini de s’émerveiller ! Hammam, salle de fitness et espace bien-être. L’espace bien-être du Domaine de Fontenille se vit comme une halte dans le temps. L’Art à Fontenille : L’Art Contemporain est partout présent au Domaine de Fontenille : chaque pièce, chaque chambre est ornée d’au moins une oeuvre d’un artiste représenté dans les musées nationaux ou internationaux, issue de la collection des propriétaires ou des artistes représentés par La Galerie Particulière, Paris-Bruxelles. L’ancienne cave de vinification a été transformée en salle d’exposition de 200 m2 qui accueillera chaque année quatre expositions entre mars et fin décembre : expositions collectives, thématiques ou personnelles d’artistes contemporains, en partenariat avec des galeries et institutions internationales. Le Domaine de Fontenille et le FRAC-PACA initient un nouveau partenariat triennal afin de présenter dans son centre d’art des oeuvres contemporaines et d’en permettre la diffusion auprès d’un large public. Le chef : Jérôme Faure. Après 9 ans à l’Hôtel du Golf (Corrençon en Vercors), le Chef Jérôme Faure, rejoint le Domaine de Fontenille et supervise l’ensemble de la restauration : le restaurant gastronomique étoilé (Le Champ des Lunes), le bistrot (La Cuisine d’Amélie) et les petits-déjeuners. Il obtient sa première Etoile au Guide Michelin alors qu’il a à peine 30 ans, et la conserve depuis. Il est ensuite nommé Jeune Talent 2011, puis Grand de Demain 2013 par Gault&Millau. Curieux et généreux, Jérôme Faure pratique une cuisine de terroir basée sur la qualité des produits et sur les associations de saveurs parfois déroutantes mais toujours justes : « une cuisine d’équilibriste, qui aime sortir des sentiers déjà tracés, mêler les saveurs et bousculer les papilles » (Guide Michelin). Le Chef met en avant les produits du Luberon et travaille avec les meilleurs producteurs locaux. De plus il utilise les produits issus de notre potager, fruits, légumes, fleurs. Le champs des Lunes: restaurant gastronomique, 1 étoile au Guide Michelin, du Domaine de Fontenille, propose une cuisine résolument moderne et centrée sur le produit : respect des saisons, mise en valeur du terroir du Luberon, qualité et traçabilité animent la carte changeant toutes les semaines.Petits producteurs « coup de coeur » côtoient les références rares et certains millésimes prestigieux. La cuisine d’Amélie : Le restaurant La Cuisine d’Amélie est situé sur les terrasses sud de la bastide, à l’ombre des platanes centenaires. Elle propose une cuisine simple mais inventive autour des produits phares de la région. Sa carte est en perpétuelle évolution selon la saisonnalité de la nature et des produits, et selon les envies du Chef. Elle propose des formules à prix étudiés. Composez votre menu et commandez vos assiettes salées et sucrées dans l’ordre qui vous plaira ! Partagez vos touches de goût et agrémentez les d’un verre de vin de Fontenille. La carte des vins est particulièrement concentrée sur les vins du Rhône, mais elle propose également les appellations incontournables des autres régions.
Rhône
Voir

CHÂTEAU PRIEURÉ-LICHINE

Situé sur la prestigieuse appellation Margaux, le vignoble de ce 4e cru classé fut créé au XVe siècle par les moines bénédictins. Privatisé à la Révolution Française, le château Prieuré Cantenac passe entre les mains de nombreuses familles avant d’être racheté en 1951 par Alexis Lichine, russe d’origine, auteur de la célèbre Encyclopédie des Vins et des Alcools, grand voyageur et infatigable propagandiste des vins de France à l’étranger.Si des moines bénédictins sont à l’origine de la création du vignoble, il doit son nom à un voyageur infatigable, Alexis Lichine devenu propriétaire en 1951. Egalement auteur de la célèbre « Encyclopédie des Vins et des Alcools », il n’eut de cesse que de répandre la bonne parole des bons vins de France jusqu’à l’autre bout du monde… Depuis 1999, c’est la famille Ballande qui est propriétaire du domaine et qui veille à donner à l’histoire peu commune de ce noble et grand vignoble un élan de modernité. Ainsi, après une rencontre avec l’extraordinaire destinée de notre 4ème grand cru classé, on découvre l’art de faire un grand vin.Un terroir unique et fascinant, des techniques actuelles de vinifications (un cuvier résolument moderne) jusqu’au vin de Prieuré Lichine : sublime, unique et dont on devine à la dégustation l’incroyable diversité ! La visite vous emmènera des origines de ce terroir et du Prieuré à la découverte des techniques de vinifications actuelles, sans oublier le nouveau cuvier à l’architecture et aux installations particulièrement innovantes.
Bordeaux
Voir

CHÂTEAU VIEUX MOUGNAC

Depuis 5 générations la famille Milhard-Bessard travaille avec des méthodes ancestrales, labour au cheval et utilisation de plantes (osier, prêle, ortie…). Les vignes sont cultivées depuis 1870 sans pesticides, sans désherbants et sans produits chimiques. De cette passion et de ce savoir-faire naît un grand vin de garde certifié « BIO » depuis 2012. La particularité du Château Vieux Mougnac est de commercialiser des vieux millésimes. C’est un vin de gastronomie rare et authentique, servi sur les plus belles tables de France et du monde entier.Situé dans le Grand Saint-Emilionnais, à Petit-Palais et sur la Route des Vins (Saint-Emilion, Pomerol), le Château Vieux Mougnac est adhérant à l’Office du Tourisme de Saint-Emilion. Cela nous permet de bénéficier de l’affluence touristique de Saint-Emilion. En tant que viticulteurs, la famille Milhard-Bessard a à cœur de transmettre ses valeurs de l’agriculture biologique et son savoir-faire. C’est pourquoi, elle accueille toujours le public avec convivialité et écoute. Laetitia, associée de l’EARL a créé une société d’oenotourisme, L.O.Wine. Elle propose des ateliers de dégustation et de découverte du vin sur mesure en valorisant des produits haut de gamme et exceptionnels : https://lowine.fr/ Cet atelier CréaWine se déroule au Château uniquement sur réservation. Il est proposé aux groupes de voyage, groupes d’amis, et clients qui veulent en savoir un peu plus sur la production de vins BIO et partager un moment avec le viticulteur. Le déroulement d’un atelier CréaWine est le suivant : – Visite de la propriété avec un focus sur les méthodes BIO pour bien comprendre la différence avec les non BIO – Processus de vinification (avec les levures indigènes et élevage du vin pendant 2 ans avec la lune) et explications des spécificités du Château Vieux Mougnac (la production et la commercialisation des vins après 3 ans de stockage). – Dégustation de différents millésimes qui se transforme en atelier ludique “Fabriquez votre propre vin et repartez avec votre bouteille personnalisée” Les clients sont ravis de pouvoir repartir avec une bouteille de vin de 10cl faites par leur soins, cela leur fait un souvenir inoubliable et unique de leur passage au Château Vieux Mougnac mais aussi dans la Région de Bordeaux.
Bordeaux
Voir
Trophées de l'Oenotourisme
Trophées de L'Oenotourisme

Les trophées de l'oenotourisme
Découvrez tous les lauréats et inscrivez-vous
pour participer à la prochaine édition.

Inscrivez-vous
Ils s'engagent à nos côtés pour promouvoir l'œnotourisme en France

Actualités


Oenotourisme

 —  Voir toutes les actualités

Le B-A BA du Beaujolais Nouveau

Le troisième jeudi de novembre approche, signant l’arrivée des Beaujolais Nouveaux de l’année, en France et partout dans le monde. L’occasion de faire le tour du propriétaire, et de démonter quelques idées reçues dont s’abreuvent encore certains anti-primeurs.Beaujolais Nouveau ou Beaujolais Primeur ? Ou les deux ? Les deux, mon capitaine ! Le Beaujolais Nouveau est un vin primeur, puisque mis en bouteille avant le printemps, mais aussi un vin nouveau, puisque mis en bouteille avant la vendange suivante (à ne pas confondre avec l’achat de bordeaux en primeur). Le Beaujolais n’est pas l’unique aire d’appellation à produire des primeurs, le tout étant d’avoir des cépages qui permettent une vinification rapide, c’est-à-dire des cépages aux arômes primaires facilement accessibles et dont le profil ne nécessite pas d’être assagi par de l’élevage. Gamay en Beaujolais et Loire, carignan et syrah en Languedoc, se prêtent naturellement à l’exercice. La production de vin primeur ne date pas du XXe siècle : presser le vin et le mettre en bouteille rapidement après la récolte a permis pendant des siècles de lui garantir un niveau de qualité acceptable, sans compter les rituels dont les humains aiment à se parer lorsque les frimas débarquent. Et quoi de mieux pour réchauffer les cœurs que de goûter le millésime qui vient de s’achever ? Mais les Beaujolais Nouveaux naissent officiellement le 13 novembre 1951 et sont produits sur les aires d’appellation Beaujolais et Beaujolais Villages uniquement. Un arrêté paru au Journal Officiel en mars de la même année précise que les ventes de vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée ne pourront se faire qu’à compter du 15 décembre. Tollé général et montée aux créneaux des vignerons beaujolais, qui obtiendront gain de cause : les vins peuvent être commercialisés dès le 13 novembre de cette année, à condition d’indiquer la mention « Nouveau » sur l’étiquette. Puis vint la folie marketing et commerciale qui s’empara du Nouveau des années 60 à 90, et son déclin, assorti de certaines pratiques qui n’ont pas convaincu l’ensemble des consommateurs, avant de repartir sur des bases plus saines à partir des années 2000. Idée reçue n°1 : Ce sont des vins industriels et facile à faire C’est même tout l’inverse ! Les Beaujolais Nouveaux sont produits à partir du même matériel végétal et dans les mêmes conditions (ou presque) que les Beaujolais classiques. La vinification va changer, dû aux délais très courts de production, qui s’étalent entre la fin des vendanges et la mise en bouteille… la vinification des Nouveaux n’est pas aussi facile qu’on peut le penser : la contrainte temporelle nécessite une vigilance accrue du vigneron pendant la macération semi-carbonique, méthode traditionnelle du Beaujolais et a fortiori du Nouveau. La plupart des exploitations beaujolaises étant par ailleurs des petites exploitations, leur production n’a donc rien d’industrielle, même si leur production représente quand même un tiers de la production totale du vignoble (sur les Beaujolais Nouveaux et les Beaujolais Villages Nouveaux). Idée reçue n°2 : Le Beaujolais Nouveau, c’est juste pour faire la fête Si cela reste l’esprit passé, actuel et futur du Beaujolais Nouveau, « facile à boire » ne veut pas dire inconsistant pour autant. Ces vins (car ce sont bien des vins, n’en déplaisent aux mauvaises langues) ont un potentiel de garde de plusieurs années (certes souvent inférieur à celui des crus et/ou des vins issus des mêmes aires d’appellation mais ayant bénéficié d’un élevage en fût), pouvant aller de trois à dix ans pour les grandes années et avec une vinification réussie. Si donc le Nouveau a toute sa place lors de l’apéritif, en raison de son profil léger et digeste, traditionnellement en accord avec de la charcuterie locale, les accords avec des mets plus complexes existent et peuvent se révéler savoureux, voire surprenants. Comme par exemple les huîtres, qui se marient très bien avec le Nouveau, qu’il soit dans un verre ou en sauce pour les accompagner chaudes, comme les aiment Gaëtan Bouvier. Dans un registre plus exotique, l’accord avec un dahl de lentilles corail aux fèves est quasi parfait, ou un cappuccino de champignons, et si vous avez le palais plus classique, un poisson blanc ou une viande blanche accompagnés de petits légumes d’automne seront parfaits. Je veux boire du vin, pas une boisson alcoolisée au goût de fraise tagada ou de banane ! Ce qui fut fait n’est plus à faire, et c’est tant mieux. Oui, à une époque, la vinification du Beaujolais Nouveau s’entourait de certaines libertés qui n’ont plus cours, comme l’adjonction de levures, à la base destinées à mettre en valeur le caractère aromatique du cépage gamay, mais qui lui donnaient surtout des goûts bien chimiques dont il n’était pas propriétaire à l’origine. À chacun son Beaujolais : les amateurs de fêtes et d’apéritifs entre copains ne manqueront pas le rendez-vous, et ceux qui veulent avoir un aperçu du millésime goûteront les Nouveaux sur les deux appellations pour se faire une idée.
Rendez-vous
Lire la suite

[Bordeaux Tasting J-30] Vent de nouveautés sur la 8ème édition

Le festival des grands vins organisé chaque fin d’année à Bordeaux par Terre de Vins n’oublie pas d’amener édition après édition sa petite touche d’innovation, pour séduire encore et toujours les amateurs qui répondent présents en nombre. Tour d’horizon de ce qui vous attend le week-end des 14 et 15 décembre prochains Place de la Bourse et alentours.Bien sûr, il y aura des grands vins de Bordeaux, d’autres vignobles français et mondiaux, des champagnes, des cognacs (voir ici la liste complète des exposants). Bien sûr, les propriétaires en personne ou représentants des propriétés seront là pour faire découvrir mieux que personne les vins. Bien sûr, il y aura comme chaque année, pour assouvir votre soif de découverte, des ateliers ludiques et pédagogiques de l’École du Vin de Bordeaux, et des master classes de très haut-vol, avec notamment Yquem le samedi et Angélus le dimanche – plus de détails prochainement. Et puis il y aura aussi un joli lot de nouveautés taillées sur mesure pour cette édition 2019. Le “Café de la Bourse”, pour un temps d’écoute et d’échange privilégiés Selon un format intimiste de wine bar, cet espace réservé aux partenaires du festival et au grand public (dans la limite des places disponibles), proposera un programme d’interviews et de rencontres autour de personnalités liées au monde du vin. · Saskia de Rothschild, avec dégustation, en exclusivité, d’un millésime de Long Dai, le vin chinois de Lafite Rothschild · Yannick Jauzion, ancien joueur emblématique du XV de France, reconverti dans le vin, pour parler de ses investissements viticoles et Rémi Lamerat, “rugbyman-vigneron” · Nicolas Florian, maire de Bordeaux, pour présenter sa politique en faveur du vin · Le très rare Jean-Pierre Amoreau et son Château Le Puy pour un débat et une dédicace de son livre “Plus pur que l’eau” · Laurent Dassault, du groupe international à la passion du vin Des nouveautés côté Bordeaux au cœur du Palais de la Bourse Cette année, la sélection de prestigieux noms bordelais à portée de verre au cœur du Palais de la Bourse sera encore plus grande. En effet, quelques stars bordelaises participent pour la première fois, à l’instar de Château Le Puy, Château Talbot, Château Dassault, Château Dufort Vivens, Château Duhart-Milon, les vignobles de Larose… Elles sont également rejointes par les pomerols de Pomerol Séduction, auparavant abrités dans les étages du restaurant “Le Gabriel”, sur la Place de la Bourse (actuellement fermés pour travaux), et qui occuperont cette année la Salle des Pas Perdus. Montagne Saint-Emilion dans une bulle Les Bordelais ont désormais l’habitude de voir apparaître une surprenante bulle cristalline sur la place de la Bourse le temps de Bordeaux Tasting. Après avoir accueilli des propriétés en AOC bordeaux et bordeaux supérieur, cet écrin féérique abritera en ce millésime 2019 des pépites de l’appellation montagne Saint-Emilion.  De nouveaux ateliers En plus des incontournables et originaux ateliers de l’École du Vin de Bordeaux, le Syndicat Général des Vignerons de Champagne (qui regroupe plus de 99% des vignerons champenois) proposera également des ateliers autour de thématiques qui lui tiennent à cœur. A retrouver : samedi 14 décembre à 11h30 “La dégustation géo-sensorielle : meunier dans tous ses états” et à 15h “le tour d’horizon du millésime 2012” ; dimanche 15 décembre à 11h30 “La dégustation géo-sensorielle : chardonnay dans tous ses états”, et à 15h “le champagne et bois, la renaissance”. Un accueil VIP pour les sommeliers régionaux Si Terre de Vins a à cœur de tisser une relation privilégiée avec les amateurs, il n’oublie pas pour autant les professionnels du vin. Le dimanche à 12h, les sommeliers de la région sont conviés à un brunch réservé aux professionnels. La Vinothèque de Bordeaux, nouveau partenaire L’enseigne bordelaise proposera à la vente les vins présents durant le festival grâce à un système de prise de commande digitale. Une programmation artistique revisitée Parmi les autres nouveautés, le festival dévoilera une programmation artistique mêlant les styles avec modernité, entre opéra, DJ, chœurs de chanteurs… pour que Bordeaux Tasting soit une fête pour tous les sens. Évidemment quelques autres surprises pourraient bien être dévoilées au fil de ces deux jours de festivités… Mais on ne va pas tout vous révéler, sinon ce ne sera plus une surprise ! Horaires détaillés : Samedi 14 décembre de 10h à 18h30. Dimanche 15 décembre de 10h à 18h. Palais de la Bourse de Bordeaux, Musée National des Douanes, Espace Saint-Rémi et alentours. Entrées ouvertes aux visiteurs : jusqu’à 17h45 le samedi et 17h15 le dimanche Tarifs Pass 1 JOUR SAMEDI – 27 € Pass 1 JOUR + abonnement SAMEDI – 29 € PASS 1 JOUR DIMANCHE – 23 € PASS 1 JOUR + abonnement DIMANCHE – 25 € PASS 2 JOURS “GOLD” + abonnement – 39 € ATTENTION ! Billets non échangeables, non remboursables. Billetterie Weezevent.
Rendez-vous
Lire la suite

La négrette, va-tout de Fronton

L’appellation Fronton, qui a le quasi-monopole de la négrette, met de plus en plus en avant son cépage majeur et multiplie des cuvées mono-cépage en rouge et rosé.Difficile de savoir si la négrette a été plantée par les Romains comme la plupart des cépages de l’Hexagone, si elle a été rapportée de Chypre par les Hospitaliers lors des croisades du XIIe siècle ou si elle est un cépage endémique des rives du Tarn. Après une forte expansion au XIXe siècle entre Haute-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne, elle est mise à mal par le phylloxera et abandonnée par les Gaillacois au court du XXe siècle. Fronton en fait son cépage roi à l’obtention de l’AOC en 1975. Ce qui n’empêche pas les surfaces de diminuer progressivement pour remonter en pente douce à partir de la fin du siècle dernier avant de marquer à nouveau le pas. Sans doute à cause de sa sensibilité à la coulure, au millérandage et aux maladies, causes d’une production très irrégulière. Elle est aussi victime de la pression foncière croissante en périphérie de Toulouse (à la fin du siècle dernier, le vignoble avait perdu plus d’un tiers de sa surface en 20 ans… et 70% de ses viticulteurs). Restructuration et reconquête Dans le cadre du plan de restructuration du vignoble du Sud-Ouest, la replantation de la négrette est aujourd’hui subventionnée (c’est désormais 50% de l’encépagement). Elle doit représenter de 40 à 100% de l’assemblage frontonnais, complétée par syrah, cabernet franc, gamay et cot. Pendant longtemps, la part de la négrette dans un rouge oscillait autour de 50% ; aujourd’hui, une vingtaine de vignerons sur 38 (sans compter la coopérative Vinovalie qui représente la moitié des volumes de l’AOC) proposent des cuvées 100% négrette, surtout en rouge (seulement 3 ou 4 cuvées rosés en mono-cépage). « De nombreuses cuvées sont en assemblage négrette-syrah, le cabernet tendant à perdre du terrain, constate Frédéric Ribes, président de l’appellation depuis 2010. Elle est de mieux en mieux maîtrisée mais encore difficile à exporter. Il y a 20 ans, on trouvait partout du fronton mais il était perçu comme un petit vin local et a ensuite fait l’objet d’un désamour, en particulier sur Toulouse. » Un comble lorsque de nombreux bars à vins préfèrent désormais jouer la carte gaillacoise alors que le vignoble frontonnais est à leurs portes. Pour tenter de reconquérir les établissements toulousains, le syndicat édite un livre de recettes chaque année, distribué à près de 30 000 exemplaires dans les restaurants, maisons des vins, cavistes, bars à vins… « Nous avons sélectionné des chefs qui ont choisi des vignerons pour des associations mets-vins, précise le dynamique directeur Benjamin Piccoli. Et on y a intégré des propositions œnotouristiques – nous venons d’ailleurs d’obtenir le label Vignobles & Découvertes. » Les initiatives se multiplient telles les ateliers chez les vignerons, des étapes gastronomiques, les viti-randos (avec dégustations en compagnie des vignerons ou avec des bornes sensorielles), des journées-découvertes dans des domaines avec cueillette, égrappage, foulage, visite de chais, dégustation de moûts… Un travail de segmentation de la négrette est également en cours afin d’élaborer une charte pour des cuvées à plus de 70% identifiées avec un logo sur la bouteille. Des vins tendance, souples et fruités La négrette donne des vins aromatiques, peu tanniques et peu acides, à boire plutôt jeunes, en rosé comme en rouge. Si on en trouve quelques hectares en Vendée et en Californie, c’est bien en terre tolosane que prospère la négrette (Fronton abrite d’ailleurs depuis une vingtaine d’années un conservatoire de près de 200 clones). Elle est le cépage principal de Fronton (passé en AOC Côtes-du-Frontonnais en 1975 et devenu AOC Fronton en 2005) qui en en a le quasi-monopole. Au même titre que le malbec à Cahors et le tannat à Madiran, la négrette représente une identité forte pour Fronton et un vecteur de communication. Un atout précieux à l’heure d’un regain d’intérêt pour les cépages indigènes qui font la différence. L’élaboration de vins souples, ronds et peu tanniques suit également la tendance. Les rouges (plus des deux tiers de la production de l’appellation) sont fruités sur des arômes de fruits rouges et noirs (framboise, cassis, mûre, cerise), d’épices, de fleurs (violette, pivoine) les rosés floraux et souvent poivrés. Quasiment toutes les cuvées à 100 % négrette sont élevées en inox ou béton (sauf Kélina en barriques et béton) pour préserver le fruité naturel du cépage. À goûter en 100% négrette : La Folle Noire d’Ambat du Domaine Le Roc (9€), Négrette de Château Coutinel (1er millésime en 2018 – 8€), Naturellement Négrette du Château Saint-Louis (9,50€), Dame Négrette du Château Viguerie de Beulaygue (10€), Kélina du Château Boujac (13,80€), Château Plaisance cuvée Alabets (11€), Les Frontons Flingueurs du Château La Colombière (11€), L’Infini Négrette de Vinovalie (6€)… Et Roc’Ambulle en Vin de France du Domaine Le Roc en pet’ nat (10€).
Terroirs et Vignobles
Lire la suite