TOUTES NOS ADRESSES DANS LE VIGNOBLE

Découvrez les adresses saluées par le jury des Trophées de l'Œnotourisme et validées par la rédaction de Terre de Vins

CHÂTEAU MONTUS

Lors d’une vente aux enchères, Alain Brumont visite ce Câteau de Castelnau-Rivière Basse, qu’il connait depuis son enfance, et dont il sait qu’il a fournit Napoléon en vins. Il fit finalement l’acquisition du Château Montus, en 1980, alors édifice en ruines, comme laissé à l’abandon, qu’il remontera pierre après pierre, avec ce style singulier, visible dès la façade extérieure, pour le bâtiment principal hébergeant aujourd’hui l’hôtellerie du Château Montus, d’inspiration bacchique, et axé autour de l’Art de vivre, de l’hédonisme… Et dont les 10 chambres au décor unique vante la fête, la vigne, le vin, la vie pour un souvenir inoubliable.L’ancien chai (toujours en activité et abritant 9 grand foudre de chênes, recevant après les vendanges, les raisons des parcelles les plus prestigieuses de Montus), est enregistré aux Monuments Historiques pour sa charpente magistrale, atypique en forme de coque de bateau inversée. A l’entrée, le grand porche du Château Montus porte les stigmates de la révolution française. Infatigable bâtisseur, Alain Brumont construit en 1995 le chai souterrain du Château Montus, et offre ainsi à ses plus grands Tannat, un lieu mythique, presque mystique…”la Cathédrale du Tannat”, où dans un silence égal à celui des monuments les plus majestueux, les plus grands Madiran s’élèvent et s’affinent. Un lieu quasi confidentiel, accueillant plus de 2000 barriques, dans lesquelles reposent les cuvées Montus, ainsi que la prestigieuse La Tyre ou la très rare XL. Dans l’atmosphère paisible, quasi spirituelle de ce chais unique au monde, témoignant d’une grande maîtrise, d’un savoir-faire reconnue et d’une innovation permanente, les arômes de la vinification sont déjà une sublimation. Ancienne tour fortifiée, protégeant à l’origine l’entrée de la Gascogne, le Château Montus est rénové en 2003 et se voit devenir également lieu de réception avec une salle de 290m2, au charme inéluctable avec ses murs en galets de vignes et sa charpente réalisée à partir de douelles de barriques, ses nefs voûtées en chêne fendu, pouvant accueillir jusqu’à 280/300 personnes. L’oenotourisme, c’est l’Art de faire vivre l’Histoire, en racontant et en partageant une histoire, celle d’un domaine, celle d’un homme, avec authenticité et convivialité. Et parce qu’en France, le Vin n’est pas un “simple produit” comme les autres, mais qu’il fait indéniablement partie de notre patrimoine, sa valorisation passe aussi par les vestiges que l’Histoire nous à laisser, et à nous d’allier, passé, présent et futur…
Sud-Ouest
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DOMAINE DE LA CITADELLE

Le Domaine est certifié bio depuis 2016. Principalement situé sur la commune de Ménerbes, sur le versant nord du Luberon. Le Domaine de la Citadelle s’étend sur onze lieux-dits, quatre terroirs et climats et est divisé en 74 parcelles avec des secteurs plutôt tardifs et des altitudes allant jusqu’à 300 mètres. Chaque parcelle conditionne un travail précis et soigné afin de mettre en évidence l’expression du terroir et du cépage de chacune d’elle.Le Jardin Botanique : Six restanques du XVIIIe siècle ont été découvertes, nettoyées et accueillent une truffière, des plantes médicinales, des plantes aromatiques, des plantes sauvages comestibles et des plantes magiques. Lieu de promenade avec une vue magnifique sur le Luberon, les Monts de Vaucluse et le Ventoux. Les visiteurs pourront aussi compléter la visite par celle du Musée du Tire-Bouchon, des caves et terminer s’ils le souhaitent par une dégustation. Le Musée du Tire-bouchon : Au sein du Domaine de la Citadelle – Plus de 1200 tire-bouchons du 17ème à nos jours sont exposés dont certaines pièces uniques – Ouvert au public depuis 1993 Pour Yves Rousset-Rouard et l’équipe du Domaine, le Musée du Tire-Bouchon ainsi que le Jardin Botanique sont une suite logique à notre manière de penser. Pour le Musée du Tire-Bouchon en lien direct avec notre activité principale qui est la production de vin, afin d’apporter une dimension ludique pour les enfants et/ou pour les personnes qui ne consomment pas de vin avec la découverte de l’histoire du Tire-Bouchon (outil indispensable pour ouvrir les bouteilles). La création du Jardin Botanique permet de promouvoir les vertus de la nature, ainsi que l’importance du respect de notre environnement. Le Domaine est certifiée Agriculture biologique et sera prochainement en Biodynamie.
Rhône
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DOMAINE DU COLOMBIER

Visite du Jardin Ampélographique, un jardin de cépages où l’on peut observer les différences entre chaque cépage, goûter les raisins… Cette activité est particulièrement adaptée aux enfants, qui sont curieux de découvrir le processus de développement de la plante et de ses fruits. La visite du jardin est intégrée dans notre parcours de visite libre ou guidée, celle-ci étant proposée de façon hebdomadaire en juin-juillet-août et sur réservation le reste de l’année.Un effort est mis pour inclure toute la famille lors d’une visite ou une dégustation : nous proposons du jus de raisin ou de l’eau et nous avons édité un livret de jeux autour de la thématique de la viticulture, que nous distribuons aux familles. Le domaine propose également des activités oenotouristiques à faire en famille : – La Descente Vigneronne®, les participants embarquent sur la plage privée du Domaine pour une descente des Gorges de l’Ardèche en canoë, à travers falaises et toboggans jusqu’à la célèbre combe du Pont d’Arc. Suite à cette descente, les participants sont invités à une dégustation commentée des vins (ou jus de raisins pour les enfants) accompagnée de produits du terroir, au coeur du caveau centenaire. L’activité est accessible à partir de 7 ans. – La Boule Vigneronne®, une activité insolite pour découvrir les vins du Domaine, en famille ou entre amis. Les clients profitent d’une partie de pétanque dans un décor authentique, devant la cave, tout en dégustant une bouteille de rosé (jus de raisins pour les enfants) et une planche de tapas du terroir
Rhône
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Trophées de l'Oenotourisme
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Oenotourisme

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Côtes du Rhône primeurs : la rive droite mobilisée

La 26e Balade du primeur est une invitation à découvrir le nouveau millésime à partir de jeudi. Quinze châteaux et domaines du Gard rhodanien mettront les petits plats dans les grands tout au long d’un week-end festif.Certes, le vin primeur voit ses parts de marché se réduire un peu plus chaque année. Mais dans le Gard, sur la rive droite du Rhône, on demeure fermement attaché à l’idée que la présentation de ce vin nouveau, le troisième jeudi de novembre, doit s’accompagner d’un événement festif et populaire. C’est ce qu’ont tenu à souligner les acteurs de la 26e édition de La balade du primeur (1) qui animera quine châteaux et domaines en cette fin de semaine. En conclusion de la présentation à la presse, une dégustation en avant-première a permis à Michel Hermet, le sommelier nîmois, de tirer quelques enseignements. “Tous les vignerons soulignent d’abord une baisse notoire de la production au terme d’un été marqué par de fortes chaleurs et une longue période de sécheresse. Mais c’est à la cuve que se révèle la qualité d’un millésime et la très belle acidité des échantillons présentés est en soi la belle surprise de l’année. Je constate aussi que la puissance s’exprime au détriment du fruit. Il faudra donc être patient avec ces primeurs et leur laisser du temps. Pour ma part, j’aime bien les retrouver après Noël, ils se sont assagis et démontrent alors qu’on peut les apprécier six mois au moins après leur sortie…” Dégustations et animations de cave en cave La signature de cette Balade du primeur évoquée par Alain David, président de l’association Côtes du Rhône rive droite, est d’offrir aux clients de quatorze restaurants partenaires leur bouteille de vin lors du dîner ce vendredi 22 novembre. “cela représente plus de 2000 bouteilles et constitue une sorte de vitrine qui incitera notamment ces clients à parcourir cette région le samedi ou le dimanche pour aller de cave en cave pour découvrir qu’aucun primeur ne se ressemble et profiter des animations qui accompagnent ces visites.” Marché artisanal au château de Marjolet (Gaujac), spectacle musical au château Correnson (Saint-Géniès-de-Comolas), buffet automnal au domaine Castel Oualou (Roquemaure), exposition de photos et dessins au domaine Clavel (Saint-Gervais), présentation du vin blanc nouveau au château de Manissy (Tavel) ou présence de producteurs Militants du goût au vignoble David (Saint-Hilaire-d’Ozilhan) sont quelques-uns des thèmes choisis par les vignerons. Lesquels ne limitent pas l’ouverture de bouteilles aux seuls primeurs. « Cette part de marché s’amenuise mais pas la curiosité des consommateurs qui profitent de ce week-end pour s’intéresser à l’ensemble des nos productions dans les différentes appellations », conclut Alain David. (1) Programme complet sur : www.labaladeduprimeur.com
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Le Japon veut développer son œnotourisme

La deuxième partie du séjour japonais des lauréats des premiers Trophées de l’Œnotourisme leur a permis de visiter deux régions qui ambitionnent de développer leur attractivité touristique. La région de Nagano, en particulier, veut mieux promouvoir son activité viticole.Ce n’est pas un secret, le Japon est une destination touristique de plus en plus prisée. Depuis quelques années, son attractivité ne se limite plus aux autres pays asiatiques et à une clientèle occidentale “de niche” déjà acquise à sa culture et à sa gastronomie, mais s’ouvre de plus en plus à de nouvelles catégories de touristes. Pour preuve, un nouveau record d’affluence étrangère est battu chaque année (28,7 millions en 2017, 31,2 millions en 2018), comme le rappelaient la semaine dernière les équipes d’Atout France* en préambule du voyage au Japon organisé pour les vainqueurs de la première édition des Trophées de l’Œnotourisme. Si le but premier de ce voyage était de faciliter une prise de contact entre les ambassadeurs de l’œnotourisme français que sont les Grands Prix d’Or des Trophées et les principaux acteurs japonais du tourisme outbound (agences et tour-opérateurs), il visait aussi à offrir à la délégation tricolore un aperçu des enjeux et des atouts touristiques du Japon. À cet effet, deux groupes se sont dirigés vers deux régions distinctes, ayant pour point commun de vouloir développer leur attractivité : un groupe partait vers la région de Sendai, tandis que l’autre allait vers la région de Karuizawa, dans la préfecture de Nagano. Alors que le tourisme international se concentre principalement sur la côte sud de l’île Honshu, autour des grandes villes que sont Tokyo, Kyoto ou Osaka – et éventuellement plus au nord sur l’île d’Hokkaido -, d’autres parties de l’archipel veulent profiter de l’engouement international pour le Japon. La région de Nagano, en particulier, entend s’appuyer sur sa production de vin pour attirer des visiteurs japonais et étrangers. Un train digne de Miyazaki Les aficionados de sports d’hiver se souviennent sans doute des Jeux Olympiques de Nagano en 1998, fortement perturbés par les intempéries. Paysages, randonnées, nature, sports, patrimoine, gastronomie : il y a beaucoup de choses à découvrir dans cette belle région située à seulement 1h30 de Tokyo via le Shinkansen (train à grande vitesse japonais). D’ailleurs la première expérience à faire est sans doute de passer directement du si moderne Shinkansen au Rokumon, charmant train vintage tout droit sorti d’un film de Miyazaki, reliant Karuizawa à Nagano via Ueda. C’est dans ce cadre que les membres de la délégation ont pu faire une première découverte des vins de la région, en particulier ceux des deux domaines emblématiques que sont Château Mercian et Manns Wines. Château Mercian est un ancien vignoble japonais, dont les origines remontent à la fin des années 1870. Historiquement dédié à la production de Koshu, cépage autochtone, le domaine s’est ouvert il y a 40 ans aux cépages européens – chardonnay, sauvignon, merlot, syrah… Avec l’accompagnement de professionnels bordelais qu’étaient les regrettés Paul Pontallier et Denis Dubourdieu, et le concours du Master of Wine Kenichi Ohashi en tant que consultant, Château Mercian a considérablement peaufiné sa gamme au cours des vingt dernières années. Le vignoble, actuellement déployé sur 23 hectares (principalement sur terroirs argileux), devrait en atteindre 30 dans les cinq ans à venir. On retiendra dans la gamme un intéressant assemblage chardonnay-sauvignon – il s’agit seulement du second millésime – et un 100% merlot doté d’un profil sur la cerise croquante et acidulée, issu du vignoble de Mariko supervisé par Hironori Kobayashi. Manns Wines est un autre opérateur de première importance. Fondée en 1962 par la société Kikkoman connue pour sa production de sauces soja, l’exploitation s’est étendue en 1973 sur le site de Komoro, près de Nagano, où sont produits les vins les plus qualitatifs qui constituent la gamme Solaris, sous l’autorité du winemaker Chihiro Takei, formé à Bordeaux. C’est d’ailleurs un autre Bordelais, Pascal Ribéreau-Gayon, qui a accompagné le développement de ce vignoble, converti dans les années 1980 aux cépages occidentaux. Le site de Komoro vaut particulièrement le détour avec son magnifique jardin japonais dont la réalisation a mobilisé deux paysagistes pendant neuf ans, et au sein duquel trône une superbe salle de dégustation souterraine. Dans la gamme Solaris signée par l’œnologue Chihiro Takei se distinguent un intriguant Shinano Riesling sec (croisement local de riesling et de chardonnay, 32 €), un Cabernet Sauvignon Higoshiyama issu de vieilles vignes, et un Shinano Riesling travaillé en cryo-extraction, liquoreux à 150 grammes de sucre résiduel évoquant des arômes de feuille de thé, de litchi et de muscat (55 €). Développer l’œnotourisme dans une région acquise au saké Outre ces deux opérateurs majeurs, on trouve autour de Karuizawa des domaines de taille plus modestes mais qui méritent que l’on s’y intéresse. Le plus récent est le domaine Sakaki “Vino Della Gatta”, créé à partir de zéro par Atsuko Narusawa, passionné de vin et de gastronomie (photo ci-dessus). Sa winery inaugurée l’année dernière se double d’un restaurant faisant la part belle à la cuisine européenne. S’appuyant sur un vignoble de trois hectares, ce domaine de poche produit une gamme assez large de monocépages européens où se distingue un 100% sauvignon assez variétal mais de bonne facture (environ 20 €). La production est pilotée par Kaori Mitake-Howard, qui a fait ses classes de vinificatrice en Californie. La dégustation des rouges 2019 pris sur fût révèle un merlot croquant, entre cerise et prune, épicé. Le cabernet sauvignon a un peu plus de mal à s’exprimer à ce stade. Il est à noter que, pour faire venir au vin les consommateurs locaux, le domaine Sakaki produit un blanc et un rosé à base de Kyoho, un raisin de table prisé, vinifié à 8,5° d’alcool et vendu en bouteille de 50 cl avec capsule couronne (environ 10 €). Une incongruité. Situé dans un environnement à couper le souffle, le domaine Villa d’Est est né en 1991 de l’imagination de Toyoo Tamamura photo ci-dessous). Cet essayiste – qui a étudié la littérature à la Sorbonne à la fin des années 1960 et parle très bien le français – est alors âgé d’une quarantaine d’années et souffre de problèmes de santé ; il décide de quitter Tokyo et son agitation pour s’installer à la campagne et se consacrer à la peinture. M. Tamamura tombe amoureux de la région de Karuizawa et se lance dans le projet d’y planter des vignes mais aussi d’y développer la culture de fruits et légumes. Près de trente ans plus tard, son vignoble de 10 hectares en altitude (700 à 900 mètres) se double d’une ferme à visiter et d’un restaurant de très beau niveau, dans un cadre somptueux. Les vins sont de bonne facture, notamment un 100% chardonnay entre notes beurrées, touche d’agrumes et de fleurs blanches (environ 27 €). Le domaine produit également du cidre et de l’eau de vie à base de pommes Fuji. Ces quatre exemples sont une illustration de la diversité d’une viticulture qui est encore en phase de progression dans l’expression de ses terroirs et l’adéquation des cépages à un climat japonais qui peut s’avérer difficile – les étés sont souvent chauds et humides, d’où l’intérêt de planter des vignes en altitude et si possible sur terroirs volcaniques comme dans le cas de la Villa d’Est. Pour ces producteurs de vin, il n’est pas si facile de se faire connaître auprès de touristes – japonais comme étrangers – plus enclins à se tourner vers la production de saké, très réputée dans la région comme le montre l’ancienne fabrique Sakai Meijo dans la ville de Chikuma. Il y a donc un grand travail de fond à accomplir pour développer l’œnotourisme local, mais la région a de solides arguments : les paysages, la gastronomie, l’hospitalité et les nombreuses activités culturelles ou patrimoniales en font partie. Alors, prêts à visiter Nagano et Karuizawa lors de votre prochain voyage au Japon ? A voir aussi : Temple bouddhiste Zenko-Ji à Nagano Ancien relais postal d’Unnojuku, avec ses maisons du 16ème, 17ème et 18ème siècle. Musée Tetsu du sabre à Sakaki (sabres conçus par le maître armurier Yukihira Miyairi) Musée dédié au peintre Hiroshi Senju, conçu par l’architecte Ryue Nishizawa. Le ryokan Sasaya Hôtel et ses bains chauds dans la station thermale de Chikuma. À Sendai : Fabrique de soupe miso Abeko-Shoten Fabriques de saké Katsuyama Shuzo et Saura Marché aux poissons et temple shinto de Shiogama * Organisme chargé de la promotion du tourisme français, organisateur des Trophées de l’Œnotourisme avec Terre de Vins.
Terroirs et Vignobles
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[Escapade Corse] Domaine Pero Longo

Au bout de la Corse, l’appellation Sartène s’étire entre mer et montagne, autour de la ville éponyme, que Mérimée surnommait « la plus corse des villes corses ». Une dizaine de vignerons s’y partagent quelque 160 hectares de vignes (la région en a compté dix fois plus au XIXe siècle) disséminés entre les coteaux au-dessus de Propriano et le long des vallées de Tizzano et de l’Ortolo. Terre de vins vous invite chez six d’entre eux, à travers une Escapade publiée dans notre hors-série Sud 2019.Épisode 6/6 : Domaine Pero Longo Entre les œufs et les montagnes « On était en bio depuis 2000 après avoir repris en main le domaine à la suite de mon père, coopérateur », raconte Pierre Richarme, le vigneron de Pero Longo, sur la route de Sartène, à Roccapina, entre montagnes et bord de mer. « Quand j’ai vu les coupes de l’ingénieur agronome Claude Bourguignon chez Christian Imbert et les racines plongeantes, en biodynamie, qui se ressourcent loin dans la terre et permettent d’être moins sensible à la sécheresse, j’ai été convaincu. Bien sûr, ça a pris un peu de temps pour convertir le vignoble, mais le climat, chez nous, est plutôt favorable. » Les 24 hectares, principalement en vermentinu et sciaccarellu, avec également un peu de niellucciu et de grenache, sont désormais en biodynamie. Pierre Richarme, rejoint depuis sept ans par son fils Quentin, mise encore davantage sur les deux cépages locaux qui se plaisent particulièrement sur les arènes granitiques. Après l’incendie de juillet 2009, il avait construit un grand gîte en haut de la colline, là où la vigne ne donnait plus rien, et misé sur la replantation des manquants au milieu des parcelles. Mais peine perdue : la vigne se souvient et peine trop. Il s’est donc résolu à arracher et replanter 2,5 ha par an avec un enherbement très contrôlé pour limiter les risques d’incendie. Tout a été clôturé, sangliers obligent, et Pierre a dû abandonner le désherbage par les moutons l’hiver, faute de prairies suffisantes pour les héberger dès que les bourgeons pointent le bout de leurs feuilles. Dans la cave, au milieu des vignes, des cuves ovoïdes horizontales dans lesquelles a été élevé le vingtième millésime de Pero Longo, le 2015, à 100 % sciaccarellu – couleur cerise et arômes de compote de fraises et de violette sur des tanins charpentés (37 €) –, et la cuvée Sérénité, en vermentinu, ronde et florale sur des notes de tilleul et d’immortelle (15 €). Pierre, bricoleur-né, a créé un moule pour ses cuves ovoïdes. Il en a même profité pour créer deux « chambres » dans des œufs en béton, nichées au milieu des arbustes du camping tenu par sa femme, Marie-Louise. Le soir, tout le monde se retrouve dans une ambiance conviviale autour de la cuisine au feu de bois et des flacons maison. Domaine Pero Longo – 20100 Sartène 04 95 77 07 11 – Site internet Épisode 1/6 : Domaine Sant Armettu Épisode 2/6 : Domaine Fiumicicoli Épisode 3/6 : Clos Colonna Épisode 4/6 : Castellu di Baricci Épisode 5/6 : Domaine Saparale
Terroirs et Vignobles
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