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CAVE DES PRODUCTEURS DE VIN DE MONTLOUIS

Afin de promouvoir les vins de l’appellation Montlouis, la cave des producteurs met en place différents évènements à caractère oenotouristique. Tout d’abord, ils organisent deux fois par an des portes ouvertes (avril et novembre). Les thèmes changent d’année en année et les animations sont diverses et variées, ce qui permet de toucher un public plus vaste. Durant ces 2 jours, l’accent est bien entendu mis sur les vins de l’appellation Montlouis sur Loire ainsi que sur ceux des appellations Touraine et Crémant de Loire. Ils ont aussi lancé l’évènement « Au verre dans les vignes » qui se traduit par une visite dans les vignes suivie d’une visite de la cave et qui se termine par une dégustation de vins et de produits du terroir. La première édition fut un succès avec un retour très positif de la part des participants. Durant la saison estivale, ateliers œnologiques, deux fois par semaine en juillet et en août. Les thèmes varient à chaque atelier : accords mets et vins, initiation à la dégustation, principes de la méthode traditionnelle, les arômes du vin, dégustation de différents vins effervescents (méthode traditionnelle, pétillants, pétillants naturels, AOC Montlouis sur Loire, AOC Crémant de Loire, AOC Touraine…) Ces ateliers sont ouverts à tous et sont gratuits. Depuis juillet 2014, visite libre et gratuite avec matériel de guidage audio-vidéo qui permet aux visiteurs de découvrir de manière ludique, professionnelle et éducative (photos, vidéos, anecdotes) l’étendue des métiers, de la vigne à la commercialisation en passant par la vinification et la production.
Loire
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CASTIGNO, CHÂTEAU ET VILLAGE

Au coeur de l’appellation Saint-Chinian, se dresse la Cave de Château Castigno, une structure en forme de bouteille de vin, qui semble sortir de terre, soutenue par des troncs de bétons. et recouverte de liège. En premier lieu, la Cave, inaugurée en Mai 2018, est une prouesse architecturale, aux matériaux et équipements innovants, qui s’intègre parfaitement dans la paysage. Un incontournable de la région où se fait le vin du domaine, produit en bio sur 32 hectares. Un lieu à la fois dédié à l’élaboration de cuvées, mais également un centre oenotouristique où sont proposées des visites guidées, dégustations commentées, ateliers pour réaliser son propre vin, animations spéciales lors de journées thématiques, balades et safari en 4*4 dans les vignes, invitation aux vendanges…Castigno, c’est avant tout une Maison vigneronne, mais pas que… A 2km de la Cave (30min à pied, 5min en véhicule), les maison du village d’Assignan, abritent le Village Castigno. Un hôtel « éclaté » dans le village, composé de chambres, centre de bien-être, espaces détente et 3 restaurants. Un gastronomique qui a obtenu 3 toques au Gault et Millau 2018, « La Table », un restaurant Thaï ou le repère des vignerons du coin et un Bistrot  » La Petite Table » qui occupe avec vie la place du village, en été. Un projet initié par Marc et Tine Verstraete, amoureux de la vie et épicuriens par essence, il y a désormais 11 ans avec la reprise du domaine viticole, qui s’est suivi en 2015 par l’ouverture de l’hôtel éclaté et restaurants. La ligne conductrice du projet ? le vin, tout simplement. Les murs sont teintés de pourpre, rose et rouge, et mettent à l’honneur les vignerons de la région. Il n’est pas non plus rare d’être logé dans une chambre portant le nom d’un cépage ou de l’une des cuvées.
Languedoc
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CHAMPAGNE PANNIER

Chez Champagne PANNIER, les activités proposées se distinguent en 3 pôles : – visites guidées : durant la visite, découverte caves médiévales (dont l’architecture est unique en Champagne), distillant des explications sur l’histoire de ces caves, du territoire, de la Champagne, du Champagne, et en détaillant les étapes d’élaboration du « vin des rois ». La visite se termine autour d’une flûte de Champagne, l’occasion de faire goûter les produits de la maison et de faire sentir le travail qui a été fait entre la vigne et le verre. Les visites peuvent être dispensées aussi bien en français qu’en anglais, et sur réservation en espagnol, néerlandais ou allemand. Elles s’adressent aussi bien aux individuels qu’aux groupes. – réceptif : l’activité réceptive séminaires d’entreprise,conférences, des évènementiels pour les entreprises (repas, cocktails, …) ou les particuliers (mariages, anniversaires, …), ou encore transformation des installations en showroom par exemple. 2 salles de réunion, 1 Amphithéâtre de 290 places et 2 salles de réceptions (pouvant accueillir jusqu’à 300 personnes). – animations : animations autour du champagne et du patrimoine. Ateliers de dégustations thématiques dont l’objectif est de plonger complètement les clients dans l’univers Champagne et leur faire vivre une réelle expérience où ils testent par eux-mêmes les subtilités de la dégustation (influence du verre, différences d’assemblages, les techniques du rosé de saignée, …). Ces ateliers peuvent être animés différemment selon que nous sommes en présence d’amateurs éclairés ou de novices, ou bien en fonction de la taille du groupe. Nouveau, un escape game dans les caves. Au cours de ce jeu, les participants devront découvrir les secrets des caves et du Champagne en résolvant toute une série d’énigmes palpitantes.Labellisé « Vignobles et Découverte », Champagne Pannier a à cœur de développer son offre oenotouristique et de permettre aux visiteurs de découvrir ce patrimoine architectural si particulier.
Champagne
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Trophées de l'Oenotourisme
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Oenotourisme

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Défi de Bacchus 2022 : les grandes écoles toujours au top

La 21ème édition du Défi de Bacchus, regroupant les associations d’œnologie étudiantes pour s’affronter le temps d’une journée et organisé par les membres de l’association Sup’de Coteau de l’EM Lyon à l’Intercontinental, a encore marqué le haut niveau des participants. Des épreuves périlleuses Comme à l’accoutumée, les participants ont dû passer trois épreuves, et les finalistes une épreuve supplémentaire pour les départager. Le jury, composé de Frédéric Schaff (caviste à Lyon), Michael Cuennet (directeur général d’iDal, partenaire officiel du concours) et de Damien Gateau (critique gastronomique et agent commercial en vin), a donc assisté à une épreuve pointue de culture générale, une dégustation de quatre vins blancs à l’aveugle et de quatre vins rouges où l’enjeu était évidemment d’identifier, pays producteur, appellation, millésime, producteur, cépage(s). Les quatre blancs dégustés furent un Riesling Grand Cru Muenchberg 2017 de Wolfberger, un Larrivet Haut-Brion (Pessac-Léognan) en 2018, un Savennières d’Eric Morgat sur la cuvée Fidès en 2015 et enfin l’Hermitage « Chevalier de Sterimberg » de la maison Paul Jaboulet Ainé en 2020. Côté rouge, le Pessac-Léognan de Smith Haut-Lafitte en 2012 a été dégusté aux côtés du Châteauneuf-du-Pape du domaine La Barroche (2019), de l’Hermitage 2017 du domaine des Tourettes et du Beaune 1er cru « Champs Pimont » de Joseph Drouhin (2017). Quant au questionnaire de culture générale, le niveau avait été volontairement encore monté d’un cran, voire deux ou trois, par rapport aux années précédentes, dans le but de démontrer que si les étudiants savent festoyer comme Bacchus, ils sont également capables de bosser et faire honneur au prestige de leur école. La Coulée de Serrant 2020 et la Côte-Rôtie de Guigal 2017 en finale musicale A l’issue de ces trois premières épreuves, l’ENSTA (institut polytechnique de Paris, souvent présent dans l’équipe de finalistes) dominait confortablement la compétition, devant Agro Paris Tech et l’université de Cambridge dans un mouchoir de poche. Ces trois équipes finalistes ont donc remis les compteurs à zéro pour la dernière épreuve, qui permit finalement à l’université de Cambridge de remporter la première place du Défi 2022. Chaque équipe avait pour défi de deviner le blanc et le rouge qui leur ont été servi à l’aveugle, ainsi que de proposer un plat en accord avec chaque cuvée, ainsi qu’une alternative végétarienne. Cambridge identifia le chenin blanc mais chez Huet, le mariant avec un « singapourian chicken rice », où l’acidité du vin sera de nature à trancher le gras du poulet et sublimer le gingembre, ou des asperges sautées accompagnées d’une sauce légèrement crémeuse, jouant là aussi l’accord de mariage comme d’opposition. Les équipes durent également proposer un accord musical pour accompagner la Côte-Rôtie (presque trouvée pour Agro Paris Tech qui identifia un cru du Rhône Nord chez Guigal mais en se dirigeant vers l’Hermitage), qui se retrouva donc mariée avec le Lacrimosa du Requiem mozartien, « Listen to me » du jazzman Eddie Harris pour l’ENSTA et la Valse de Fleurs de Tchaïkovski pour Agro Paris Tech. Le gagnant du défi de l’université de Cambridge ©EM Lyon
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Union des Maisons de Champagne : la feuille de route du nouveau président

Nouveau président de l’Union des Maisons de Champagne, David Chatillon présente la feuille de route des Maisons pour l’appellation dans un contexte très particulier où la demande excède de plus en plus l’offre. Comment se porte le commerce du champagne depuis le début de l’année ? Les expéditions sont toujours très dynamiques : à fin avril, sur douze mois glissants, on était à 332,5 millions de bouteilles ! Ce rythme devrait ralentir au second semestre parce que la disponibilité des vins ne peut pas suivre. Par ailleurs, certains marchés ont sans doute anticipé des commandes pour se prémunir contre les difficultés logistiques ou même l’inflation. Vous venez de prendre la présidence de l’UMC, quelle est votre feuille de route ? L’objectif est de co-construire le contexte d’un développement durable des Maisons et de la Champagne pour leur permettre de satisfaire les clients et consommateurs les plus exigeants au niveau mondial, afin d’assurer une croissance de leur chiffre d’affaires. Pour cela, il faut renforcer la valeur matériel et immatériel du mot « champagne » via les trois dimensions du développement durable. Parmi les priorités, la première consiste à assurer un volume de production de raisins à la hauteur de la demande des marchés. Notre modèle de fixation du rendement commercialisable est performant mais nous devons améliorer nos outils de régulation pour éviter de nous priver du moindre kilo de raisins de qualité comme en 2020. La deuxième priorité vise à assurer une production de raisins de très grande qualité. De nombreux outils sont à notre disposition (bon de livraison, tri optique, analyses…) pour continuer de progresser encore et toujours… On ne peut pas croître en valeur, si on ne croît pas en qualité. La troisième priorité, c’est l’innovation dans le vignoble pour relever le double défi de la réduction des intrants, de l’empreinte carbone et du changement climatique. Dans cette rubrique « innovation », nous devons aussi intégrer la question de la productivité du vignoble dans un contexte où le rendement moyen décennal a baissé ces douze dernières années. Nous menons actuellement un très gros travail interprofessionnel pour enrichir la feuille de route du Comité Champagne et la hisser au niveau des enjeux qui sont énormes. De premières décisions y compris budgétaires seront prises en juillet. Dans votre discours à la dernière Assemblée du SGV, vous avez évoqué la question de l’ODG dont toutes les missions devraient être assumées par le Comité Champagne selon vous… Au départ, l’ODG c’est l’idée d’un ministre qui s’est dit qu’il était intelligent que « tous les opérateurs » (c’est-à-dire les Vignerons et Maisons) se parlent et co-gèrent ensemble leurs appellations. C’est exactement le modèle champenois depuis plus de 100 ans. Par un tour de passe/passe, « tous les opérateurs » sont devenus « les déclarants de récolte » mais uniquement pour les appellations viticoles. C’est absurde : en se privant de l’expertise de ceux qui connaissent les marchés pour fixer les conditions de production, on finit par produire des choses dont personne ne veut plus. Heureusement, en Champagne, l’ODG nous associe à ses travaux sur le cahier des charges mais il serait plus sain et efficace que cette mission soit aussi confiée au Comité Champagne. Ce serait fidèle au modèle qui a contribué à construire le succès de notre appellation. Je le redis : s’il y a 80 ans, nos prédécesseurs n’avaient pas tenu compte de l’évolution du goût des consommateurs pour des vins moins sucrés, nous serions restés un vin de dessert et sans doute morts aujourd’hui.
Terroirs et Vignobles
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[Pichon Baron] Jean-René Matignon : 37 millésimes chevillés au corps

Jean-René Matignon est déjà à la retraite mais il a refait une apparition au Château Pichon Baron pour une verticale de ses 37 millésimes… autant d’années passées sur ce terroir mythique. Accompagné d’un panel de dégustateurs, l’ancien directeur technique du Grand Cru Classé 1855 de Pauillac a pris la mesure du temps qui passe. Ce mardi 24 mai, des larmes sont montées plusieurs fois. Jean-René Matignon a été ému par les vins en présence de dégustateurs d’horizons divers et des équipes du Château Pichon Baron dont son successeur Pierre Montégut – également à la direction technique du Château Suduiraut – ou le directeur général d’AXA Millésimes Christian Seely. Les hostilités ont débuté sur le millésime 1985, Jean-René Matignon, le technicien originaire de la Loire, prenait ses marques à Pauillac. À l’époque, la famille Bouteiller était propriétaire des lieux. « Les moyens étaient modestes mais le grand terroir était là, en dégustant d’anciens millésimes, je savais où je mettais les pieds », explique-t-il. Si le 1985 montre quelques signes de fatigue, la divine surprise vient de 1986 avec un nez orgueilleux sur des notes torréfiées et une bouche qui délivre un vin encore très vivant sur les fruits confits et la fraise écrasée. L’année suivante est celle de l’acquisition du Château Pichon Baron par AXA Millésimes alors piloté par Jean-Michel Cazes. Matignon reste en poste et les trois derniers millésimes des années 1980 se dégustent toujours merveilleusement bien. Les 87 et 88 portent une grande fraîcheur où le fruit noir est lové dans du velours. La très belle année 1989 répond aux attentes avec un nez puissant et profond, en somme fidèle aux vins de Pauillac. L’attaque est dense et équilibrée, c’est Pichon Baron dans son grand art, avec une palette aromatique entre la menthe et le chocolat. L’année suivante, 1990, fut très généreuse en raisins comme en témoigne Jean-René Matignon : « On disait que même les piquets de vignes avaient du raisin, pour autant d’importants rendements ne veut pas forcément dire que la qualité ne sera pas au rendez-vous, la preuve ». Le cabernet sauvignon se lâche, montre ses muscles. La bouche est du même acabit, d’une grande amplitude avec des notes de truffes et de cuir. En ce début des années 1990, Pichon Baron agrandit son terrain de jeu, passant de 50 hectares à 75 hectares, ce qui permet une meilleure sélection parcellaire pour élaborer le grand vin. Sur cette décennie, les 96, 97, 98 et 99 se sont magnifiquement comportés. Avec le 96, on retrouve Pichon Baron dans toute sa splendeur et ce dès le nez. C’est puissant d’arômes nobles, sur les épices et les fruits confits. L’attaque est vive, la longueur est immense, on retrouve la trame solaire du 1990. Le 97 est une belle surprise, suave et dense, offrant une grande buvabilité tandis que le 98 demande du temps pour s’ouvrir, fort d’une très belle acidité qui tient, tend, suspend le vin. Le 99 enfin, libérant un nez très chaud sur le poivron grillé. L’attaque est dense et fraîche, il y a beaucoup de matière en bouche. La réglisse se dispute aux fruits noirs, c’est très beau, opulent au sens rabelaisien du terme : bluffant ! Le millésime 2000 est d’abord mythique par son chiffre anniversaire. À Pichon, on semble entrer dans une nouvelle ère, avec un élevage plus structurant et une quête de densité et de gras. C’est un nez pâtissier qui s’impose mais délicat à quoi se mêlent des notes de chocolat au lait. La bouche est très suave, un gras conduit le vin et ses arômes de fruits noirs. Il est dense et séducteur, encore jeune… 2001 signe l’arrivée à la direction générale d’AXA Millésimes de Christian Seely et Jean-René Matignon poursuit son œuvre. « J’ai eu carte blanche, beaucoup de liberté, la priorité était à la qualité », souligne l’ancien directeur technique. Cette décennie 2000 est impressionnante de constance. Comme attendu, les 2001, 2005 et 2009 sont grandioses, portés par des conditions climatiques exceptionnelles. Les structures tanniques donnent des potentiels de garde étourdissants. Il faut noter les très beaux 2002, 2004, 2006, l’année du nouveau cuvier. Le millésime 2003, caniculaire, est toujours une curiosité pour les amateurs. Vingt ans plus tard, ce vin est debout, vivant, sur la fraîcheur, la complexité aromatique est superbe, c’est un vin à déguster en ce moment, un pur bonheur. Enfin, mention spéciale sur cette décennie au 2008, souvent oublié, négligé. Il offre une superbe patine, la maturité est parfaite, c’est grand, complexe et riche. Que 2010 soit en tous points génial est une lapalissade. Plus discret, le 2011 pourrait bien devenir avec les années une vedette. Son architecture ténue et sa tension sont annonciatrices d’une garde immense. Il deviendra un grand classique. « Chaque année est un combat mais on nous a toujours donné les moyens de trier, de garder le meilleur, ce qui nous a permis même en 2013, de faire un vin qui se goûte bien », confie Jean-René Matignon qui termine sa carrière après un septennat exceptionnel. Du millésime 2015 au 2021, c’est la puissance et la gloire, dixit Graham Greene, sous le signe de la densité et de la matière. Là encore, le plus discret en termes de sortie fut le 2017 et à Pichon Baron, c’est une bombe avec une sensation crayeuse en bouche. Nous sommes désormais dans l’histoire du temps présent et ces sept derniers millésimes seront à déguster dans 20, 30 ans. Ce mardi 24 mai 2022, Jean-René Matignon avait 37 ans, seul le magnum 1959 qui fut servi lors du déjeuner lui rappela son âge.
Terroirs et Vignobles
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