Le monde du vin parisien est en émoi depuis quelques jours. Un mois presque jour pour jour après le début du procès, la 31ème chambre du tribunal de grande instance de Paris a rendu son verdict dans l’affaire qui opposait Marc Sibard, responsable des caves Augé, à trois anciennes employées de l’établissement.

Ces dernières avaient porté plainte pour harcèlement moral et sexuel. Le tribunal a donc jugé que ces faits étaient avérés en condamnant M. Sibard à une peine d’un an de prison avec sursis, assortie d’une mise à l’épreuve de 24 mois incluant une obligation de suivre des soins contre l’alcoolisme. A cela s’ajoutent le versement de 24 000 € de dommages et intérêts aux parties civiles ainsi qu’une amende de 5 000 €. (voir aussi : Vitisphère)

Les caves Augé sont une véritable institution parisienne depuis 1850, que M. Sibard avait intégré en 1986 et qu’il dirigeait depuis plus de 20 ans. Le groupe Lavinia, leur actuel propriétaire, a évidemment rapidement réagi en interne en envoyant un mail à ses vignerons partenaires pour les assurer que cette « condamnation ne […] correspond[ait] pas aux valeurs et à l’éthique de l’entreprise ». Ce mail, qui aurait fuité sur les réseaux sociaux, indique également que « toutes les mesures qui s’imposent seront prises ». Il faut certainement entendre par cette formule le probable licenciement de M. Sibard pour faute lourde.

Comment les caves Augé vont-elles se relever en termes d’image dans un marché parisien très concurrentiel ? Voilà une question qui occupe très probablement le nouveau directeur général de Lavinia (qui vient de succéder à Yannick Branchereau), Matthieu Le Priol.