Avant d’avoir son siège en plein cœur du Beaujolais, à Quincié, la maison était établie au Clos de Tart, qu’elle avait acquis en 1932, et encore précédemment, à la Grange-Saint-Pierre, ancienne dépendance de l’Abbaye de Cluny dont la clé va devenir l’emblème de la maison, où Jean-Marie Mommessin s’était établi en 1865.

Aujourd’hui dévouée au Beaujolais, la maison s’est investie d’une mission messianique et de plus en plus partagée : réveiller les consciences en produisant des vins structurés prouvant que le Beaujolais en a sous la semelle, tout en préservant et exprimant les caractéristiques de chaque terroir et le résultat si typique du mariage granite et gamay.
Plusieurs gammes, certaines en négoce et d’autres en propriétaire, traduisent les différents terroirs.

La famille n’est pas novice dans l’art du partenariat avec des châteaux et autres domaines, afin de toujours sélectionner le meilleur produit et le meilleur raisin, à même d’être à la hauteur de l’excellence exigée par la maison.

Le premier partenariat date de 1904, avec le Château de Montmelas, forteresse emblématique en plein cœur du beaujolais. Bâtisse médiévale et demeure des Sires de Beaujeu puis des Bourbon, la famille d’Harcourt le rachète en 1565. Le vignoble est planté à 10 000 pieds par hectare comme en Bourgogne. Il est mené soit en gobelet traditionnel en port libre, soit en cordon de royat palissé. Les vendanges sont manuelles et la vinification traditionnelle beaujolaise : semi-carbonique avec des macérations entre 8 et 15 jours avec un décuvage pendant la fermentation alcoolique pour une extraction douce de la matière. Les vins sont élevés en cuve béton après fermentation malolactique.
Le partenariat avec la famille Boisset a également permis d’ajouter à la gamme des propriétés le Château de Pierreux, produisant notamment deux Brouilly dont un « réserve ».

Ce Brouilly, dont les vignes sont situées au pied de la côte, grandit sur les granites à veines bleues, puis se fait et s’élève à la bourguignonne, intégralement égrappé et élevé en foudre.
La Réserve du Château se démarque par sa concentration. Issue de vignes de plus de 80 ans, vinifié aussi à la bourguignonne et intégralement en fûts neufs, la structure du vin traduit l’ensemble de ces composantes.

Le Château commence à cultiver selon les principes de la biodynamie.

Du côté de la gamme des Grandes Mises, le Morgon, Côte-de-Brouilly, Fleurie, Beaujolais et Beaujolais-Villages, ainsi que le Saint-Amour, s’inscrivent tous dans la ligne directrice de la maison, à savoir de faire découvrir les terroirs du Beaujolais dans toutes leurs spécificités.
Cette philosophie apparaît jusque sur les étiquettes de chaque bouteille : soucieuse d’aller au-delà de la simple dégustation, et d’expliquer les spécificités du terroir, la maison appose sur chaque bouteille une fiche technique de son vin.

Le Morgon peut se déguster sur deux cuvées lors de Lyon Tasting : les Charmes et la Côte de Py, chacun sur le millésime 2015. Deux parcellaires pour exprimer l’âme de Morgon !
Quant au Moulin-à-Vent, il sera présenté en 2013, et se livre sur une belle tension, un fruit croquant et une finale épicée, sans oublier une belle minéralité.