L’horloger milliardaire Richard Mille vient de s’offrir le château Rêva en Côtes-de-Provence, vendu par la famille Demonceaux via Vinea Transaction.

C’est un retour aux sources pour le maître de l’horlogerie de luxe, créateur en 2001 des montres éponymes. Car si Richard Mille voyage entre la Suisse, Paris et son château breton sans vignes de Monbouan (35), il est né à Draguignan (83) en 1951 et « voulait depuis plusieurs années trouver dans la région une grande bastide pour recevoir ses clients mais également pour faire son vin » commente Pierre-Olivier Turbil de Vinea Transaction qui a géré l’opération. Il a d’ailleurs lancé il y a deux ans une marque de parfums de luxe sur mesure baptisée Henry Jacques et dont la société est basée à Draguignan.

Ce milliardaire, classé dans les 500 plus grandes fortunes de France en 2018 au palmarès du magazine Challenge, est donc désormais propriétaire du Château Rêva à La Motte dans le Var, non loin des renommés Château des Demoiselles et du Jas d’Esclans, entre le rocher de Roquebrune et La barre du Rouët. Le domaine de 37 ha dont 32 de vignes, en conversion bio, produit environ 150-180 000 bouteilles de vin par an, en AOP Côtes-de-Provence mais également en IGP des Maures, majoritairement en rosés. Elles sont surtout commercialisées au caveau, en restauration et une petite partie en GD.

Rêva appartenait depuis 2014 à la famille Demonceaux, Vincent étant un entrepreneur venu de la GD (ancien propriétaire Intermarché dans l’Aisne). Les Demonceaux ont restauré la bastide du XVIIIe siècle de plus de 1500 m2. Le domaine viticole créé il y a plus de 80 ans s’appelait Château Clastron avant d’être racheté en 2004 par Isabelle et Patrice Maillard et rebaptisé Rêva pour illustrer la passion avec laquelle ils y ont travaillé, uniquement en vendanges manuelles, et en restaurant cave et maison tout en restructurant le vignoble pour y planter mourvèdre et cabernet sauvignon. Certaines cuvées portent des noms musicaux (Concerto, Harmony…), d’autres s’affichent avec un R majuscule sur l’étiquette… ce qui ne devrait pas déplaire à Richard Mille.