(Photos I. Bachelard)
(Photos I. Bachelard)

Le rose, c’est la couleur choc pour apporter de la bonne humeur quand il fait froid ou gris. Légers, parfumés, un peu doux, très fruités, les rosés demi-secs de Loire font leur retour. Soyez branché, découvrez la palette des rosés d’Anjou et des cabernets d’Anjou.

Servez un verre de vin rosé sans montrer la bouteille à un groupe d’amis. Rien qu’à regarder une jolie couleur rose soutenu, plus de la moitié des convives vont afficher un large sourire, qui va se maintenir quand ils vont le savourer, même – et surtout – si ce vin a une pointe de sucre résiduel. Pourquoi ? Parce que l’attirance pour le sucre est universelle et que lorsqu’il est associé à une acidité suffisante, il donne au vin un charme indéniable. Avec les rosés demi-secs, les millenials élevés au goût sucré des sodas tombent même d’accord avec les seniors habitués aux apéritifs plus ou moins doux de leur jeunesse.

Le rosé d’Anjou est international

Si la vallée de la Loire offre un grand choix de vins rosés en général, avec le Touraine rosé et le rosé de Loire, elle est aussi particulièrement riche en rosés demi-secs, une originale tradition qu’elle conserve et dont la renommée a fait le tour du monde. Le rosé d’Anjou est même l’appellation a plus exportée de tout le vignoble angevin. Plus de 7 000 ha de vignes produisent 58 millions de bouteilles par an, 17 de rosé d’Anjou, 41 de cabernet d’Anjou.

Une vraie douceur angevine

Les deux appellations Rosé d’Anjou et Cabernet d’Anjou couvrent le même territoire autour de la ville d’Angers (Maine & Loire). Connu pour sa « douceur angevine » célébrée par Joachim du Bellay au 16è siècle (« Heureux qui comme Ulysse… »), le vignoble produit deux types de vins proches, mais sensiblement différents quand on y prête attention. Le rosé d’Anjou est à boire dans les deux ans, car il est élaboré avec des cépages variés, grolleau, pineau d’aunis, gamay ou côt qui donnent un plaisir immédiat. Le niveau de sucre est très modéré, autour de 15 g par litre.
Un peu plus « sérieux » et concentré, le cabernet d’Anjou nait comme son nom l’indique de cabernet sauvignon et/ou cabernet franc, qui apportent un peu plus de caractère, de parfums, de profondeur de saveur. Il est un peu plus sucré, autour de 20 g par litre. Il gagne souvent à vieillir un ou deux ans.

Notre sélection

Domaine de la Petite Roche 2017, rosé d’Anjou
4,90 €
www.domainepetiteroche.com/fr/

Domaine de la Belle Etoile 2017, rosé d’Anjou
6 €
www.domaine-belle-etoile.fr

Domaine de la Tuffière 2017, cabernet d’Anjou
4,90 €
www.vignoble-tuffiere.com

Domaine de la Paleine 2015, cabernet d’Anjou
6,20 €
www.domaine-paleine.com/fr/

Château de Brissac 2016, cabernet d’Anjou
7 €
www.cavesdelaloire.com/15-vins-roses-du-val-de-loire