De gauche à droite : Thomas Alexandre (Château La Violette), Sylvain Ravier (Domaine Ravier) et Gilles Perrier (Maison Perrier). / photo : Donatelle Liens
De gauche à droite : Thomas Alexandre (Château La Violette), Sylvain Ravier (Domaine Ravier) et Gilles Perrier (Maison Perrier). / photo : Donatelle Liens

Ils ne sont que trois sur le salon, mais les représentants savoyards à Lyon Tasting sont bien décidés à prouver que les vins de Savoie méritent leur place sur les plus grandes tables… et pas uniquement pour la raclette !

C’est à Thomas Alexandre (château La Violette, propriété de Charles Henri Gayet), Gilles Perrier (Maison Perrier) et Philippe Ravier et son fils Sylvain qu’incombe la lourde tâche de représenter la petite appellation des vins de Savoie. Il faut dire qu’avec seulement 2 300 hectares (quand, par exemple, Châteauneuf en compte 3 100), la production savoyarde demeure relativement confidentielle.

Pourtant, loin d’y voir un handicap, les producteurs ont choisi d’en faire un atout. « Les visiteurs sont intrigués par nos vins. Dans un salon comme Lyon Tasting, on est souvent pas nombreux, ce qui nous donne un côté exotique » confie Thomas Alexandre. Ce que corrobore Gilles Perrier : « On est généralement la curiosité des salons. »

Une curiosité qui séduit les visiteurs, surpris de déguster des vins légers, rafraîchissants et facile d’accès, autour de 11°. « Notre large panel de cépages nous permet de proposer des vins intéressants et de casser cette idée préconçue de vins acides » se réjouit Philippe Ravier, rejoint par son fils Sylvain, qui loue le progrès des vignerons savoyards, bien aidés il est vrai par le changement climatique, mais regrette le déficit de communication autour des vins de Savoie.

Gilles Perrier confirme: « Nos vins ne sont pas des petits vins. Les gens sont surpris de trouver des vins chers. Nous leurs expliquons qu’ils sont difficiles à travailler, du fait des nombreuses petites parcelles qui nécessitent beaucoup de travail manuel. »

Aujourd’hui, les vins de Savoie cherchent à s’émanciper (du moins en partie) des stations de ski – leur principal débouché –, et investissent progressivement les tables de France, mais aussi d’Amérique du Nord, d’Europe du Nord et même d’Australie. « Nous sommes un vin de niche, c’est ce qui joue en notre faveur », conclut Gilles Perrier. Laissez-vous convaincre par la force tranquille des vins de Savoie.