Pratiquant déjà l’accueil de longue date, le cru classé de Graves structure encore d’avantage son offre en ce début de saison touristique, avec le recrutement d’une guide dédiée aux visites et l’ouverture de la propriété le samedi.

A l’heure où l’œnotourisme prend une ampleur sans précédent en France, les crus classés bordelais sont de plus en plus nombreux à ouvrir largement leurs portes pour faire découvrir leur univers. Parmi eux, le château Malartic-Lagravière, propriété de 53 ha à Léognan, à quelques encablures de Bordeaux, classée dans les deux couleurs, a pris le virage œnotouristique dès l’arrivée de la famille Bonnie en 1997. Peu à peu, son offre s’est enrichie, jusqu’à déployer un vaste éventail de prestations, entre proposition réceptive et visites. Aujourd’hui, le domaine, qui reçoit déjà 2000 visiteurs par an hors portes ouvertes, se donne les moyens de ses ambitions en grimpant une marche de plus dans l’hospitalité.

« Nous avons toujours été ouverts aux visites sur rendez-vous, mais le développement de l’œnotourisme s’est vraiment fait au fur et à mesure, explique Séverine Bonnie, responsable marketing et communication des Vignobles Malartic. L’offre a commencé à se diversifier il y a une dizaine d’années, avec une nette accélération il y a deux ou trois ans. » Pour recevoir encore plus et mieux aujourd’hui et demain, la famille Bonnie a voulu « une proposition à la fois originale, haut-de-gamme et personnalisable. » Afin de « professionnaliser l’accueil », l’équipe œnotouristique a été renforcée depuis ce début avril avec l’arrivée d’Alexandra Balas, jeune femme dotée d’un double cursus en tourisme et mandarin. Dédiée aux visites, elle rejoint Séverine Bonnie et Stéphanie Corne, déjà en charge de la partie réceptive. « Ce recrutement permettra l’ouverture jusqu’à l’automne les samedis, ainsi que certains dimanches et jours fériés, explique Séverine Bonnie. Cela montre bien que l’art de recevoir est véritablement une philosophie à Malartic. »

Large éventail de prestations œnotouristiques

A l’heure où certains optent encore pour la simple visite-dégustation, la force du cru classé est résolument la variété de ses prestations, tout au long de l’année, pour toutes les envies et toutes les bourses, toujours sur réservation, pour assurer une expérience optimale au visiteur. Différents types de visites-dégustation sont ainsi proposées, de la visite classique à la visite premium en passant par la visite privée (14 à 45€/personne), ou encore par les visites de groupes. Pour faire voyager les amateurs, la visite « cépages et découvertes  » (35 €/personne), créée il y a un an, invite à une évasion sensorielle entre Bordeaux et Mendoza, en Argentine, où la famille Bonnie est à la tête de la bodega DiamAndes. Pour les gourmands et gourmets, les Bonnie proposent de joindre l’assiette au verre, grâce à l’ « atelier fromage » (28€/personne), mais aussi avec des cours de cuisine en petits groupes, animés par le chef du château et conclus par un déjeuner accords mets-vins (180 €/personne). Chacun de ces formats emmène « incontournablement » à la découverte du domaine et de ses installations, présentés par un membre de l’équipe. En matière réceptive, les anciens chais, surplombant le château et son parc verdoyant, rénovés avec soin par la famille Bonnie dès son arrivée, accueillent quant à eux réceptions professionnelles ou privées, dîners…, « avec toujours pour maître-mot le sur-mesure. »

Nouveauté œnotouristique instaurée en ce millésime 2019, la vente de vin sur place, dans un espace fraîchement aménagé à l’accueil du château. A retrouver, des millésimes récents (2014 à 2018) des crus bordelais (châteaux Malartic-Lagravière et Gazin Rocquencourt) et argentins de la famille Bonnie (de 8,50 à 60€). A déguster avant la sortie en livrable du millésime 2018, dévoilé en primeurs en avril mais qui, pour l’heure, dort encore à l’abri des regards, en pleine phase d’élevage. Un vin qui s’annonce « avec un profil aromatique superbe, un fruit spectaculaire et une très grande fraîcheur. Doté d’une bouche pleine mais qui ne se force pas, ce vin s’allonge en profondeur, et termine sur un tanin persistant mais soyeux. Grandiose ! » selon les mots du co-propriétaire des Vignobles Malartic, Jean-Jacques Bonnie. Encore un peu de patience avant de le découvrir…