(photo E. Perrin)
(photo E. Perrin)

Les vignerons du Beaujolais ont pris, ou vont prendre, les chemins de la vigne cette semaine. Après un printemps difficile, l’optimisme a repris le dessus ces dernières semaines. D’autant que le ciel bleu et le vent du nord sont de la partie.

La plupart des vignerons du Beaujolais sont à pied d’œuvre depuis ce début de semaine et un certain optimisme règne dans les rangs de vignes. Premier point positif : il fait beau, pas trop chaud et le vent du nord souffle. Il assainit les vignes après les pluies du week-end dernier. « Nous commençons les vendanges vendredi. Je suis très confiante. Le temps frais, avec un peu de pluie, des derniers jours a fait du bien. Les vignes commençaient à souffrir. On sentait que les raisins avaient un petit coup de chaud. Je pense que c’est un millésime qui ressemblera pas mal à 2011 », analyse Claude-Emmanuelle Desvignes du domaine Louis Claude Desvignes, à Villié-Morgon. Soit une année séduisante, avec des vins présentant des beaux équilibres. « On a de jolis degrés potentiels, entre 11, 5 et 13 selon les parcelles.

Sur la Côte du Py (ndlr : terroir phare de l’appellation Morgon), qui un des secteurs les plus précoces, on vendangera certainement à 13°. Nous avons quelques grappes grillées suite aux chaleurs de juillet mais aucune pourrie. Les raisins sont jolis, avec une moyenne de 35 hectolitres par hectare ». Seul motif de contrariété : les 1, 8 hectares grêlés au printemps. « Il y a un grapillon tous les 25 ceps. Inutile d’envoyer des vendangeurs… », estime la jeune vigneronne. Le domaine s’apprête à recevoir une vingtaine de vendangeurs (17 coupeurs et 2 porteurs) pour une huitaine de jours.

A l’échelle du vignoble, près de 20 000 vendangeurs vont animer les rangs de Gamay mais aussi de Chardonnay puisque le vignoble produit également, et de plus en plus, de blancs (appellations beaujolais et beaujolais-villages). Et ce pendant 3 à 4 semaines. « Le Beaujolais reste le seul vignoble, avec la Champagne, où les vendanges manuelles sont généralisées », rappelle judicieusement l’Interprofession des vins du Beaujolais.