Cécile et Jeanne (champagne Benoît Gaullet), mère et fille mobilisées pour promouvoir leurs bulles de la Côte des Bar. (photos P. Martinez)
Cécile et Jeanne (champagne Benoît Gaullet), mère et fille mobilisées pour promouvoir leurs bulles de la Côte des Bar. (photos P. Martinez)

Près des grandes maisons et des opérateurs du tourisme, les champagnes de vignerons sont également sous le feu des projecteurs, aujourd’hui à Paris. Voici de nouveaux coups de cœur. Santé !

Champagne Benoît Gaullet (Meurville, Côte des Bar). Passons tout de suite sur la mauvaise nouvelle, ce satané gel qui a encore sévi, frappant 60 % du vignoble familial… personne n’est d’ailleurs épargné cette année encore sur toute l’AOC. Non, parlons plutôt des cuvées proposées par Benoît Gaullet. Le Brut bien sûr (80 % pinot noir, 20 % chardonnay), frais, simple et consensuel, fruité, pour l’apéritif et au prix bluffant (13 €). « Nous venons aussi de sortir notre cuvée L’Hôtel de l’Arquebuse, brut blanc de blancs », précise Cécile, épouse de Benoït, qui anime son stand avec leur fille Jeanne. Un 100 % chardonnay de l’Aube, sur les agrumes, la pêche, dont le volume et la finesse s’allieront aux poissons ou crustacés (24 €). « Nous avions cette demande de notre clientèle, d’apprécier un blanc de blancs typique de la Côte des Bar. », ajoute Cécile. Mission accomplie et plaisir au rendez-vous. A savourer encore, la création de Benoît, nommée Tradition (80 % pinot noir, 20 % chardonnay), travaillée sous bois, lequel confère rondeur et allonge (19 €). Un vin de gastronomie (foie gras et confiture de figues par exemple) aux notes de vanille, épices, miel. Le grand-père aurait aimé, c’est certain.
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Champagne H.Blin (Vincelles, Vallée de la Marne).
Valérie Mazocky Aubry et Philippe Potier connaissent bien H.Blin. Pensez donc, ils sont commerciaux depuis plus de 20 ans (France et professionnels sur Paris et l’Île-de-France). Il ont connu les trois chefs de cave successifs et la montée en gamme de cette maison de vignerons (une centaine d’adhérents, 120 ha). Présentées aujourd’hui au grand public sur Champagne Tasting, les cuvées sont également bien référencées chez les cavistes. Le 100 % meunier (base 2013) facile, gourmand (24 €), le Quintessence 2010 toujours jeune et frais, sur la délicatesse : fleur, pêche, tarte Tatin, zeste de citron et d’orange (40 € en coffret). Une nouveauté séduit encore : l’Esprit Nature extra brut, 100 % chardonnay bio, livrant un nez délicat sur des notes de citron et pamplemousse, une touche de menthe, avant une bouche fraîche et élégante (30 €).
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Champagne Lejeune-Dirvang (Tauxières-Mutry, Montagne de Reims). Ce jeune vigneron formé en Bourgogne, revenu sur le domaine familial en décembre 2015, apporte avec lui le travail en fût maîtrisé, toujours sur l’équilibre. « Je ne cherche pas à marquer mes vins, mais à gagner en complexité aromatique, en structure et rondeur », explique Guillaume, qui travaille 3,5 ha avec son épouse Carole. La cuvée Seilles d’or (du nom d’une petite serpette champenoise), 75 % pinot noir, 25 % chardonnay, se montre florale, mûre, riche d’arômes, avec une mâche remarquable en bouche (32,50 €). A découvrir aussi, le rosé de macération, « un vrai rosé », comme s’amuse Guillaume, né sur le terroir de Louvois, « petit vignoble mais grand cru ! » Robe saumonée, reflets orangés, parfums de cerise fraîche, mûre et groseille, note de poivre en finale. Beaucoup de personnalité et un nez vineux que tranche une bouche très fruitée et tonique (35,60 €). Enfin, il faut goûter la cuvée Robert Lejeune, pinot noir 2010 extra brut, élevée 24 mois sous bois. Un bel hommage au grand-père et au travail « à la Bourguignonne ». Le nez « meursaulte » (oui, et c’est pourtant du pinot noir!), la bouche charnue enveloppe avec délice (poire, figue, prune) et prolonge une complexité sur le dynamisme (37,70 €). Des cuvées qui appellent la gastronomie, même si Guillaume, qui n’aime ni les labels ni les règles édictées, invite à les ouvrir à tout instant. Toujours ce plaisir avant tout !
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