(photo : Le Progrès)
(photo : Le Progrès)

Un nouvel épisode de grêle a plombé le Beaujolais ce dimanche 30 juillet, de 19h à 20h30, soit pile vingt jours après le premier épisode.

Et ni le tracé de l’orage, ni les grêlons n’ont été exactement les mêmes, occasionnant ainsi de nouveaux dégâts dans des régions pas, peu, ou moyennement touchées début juillet, tout en n’épargnant pas certaines zones déjà fort touchées précédemment. Il s’agit du quatrième orage de grêle en quinze mois sur globalement le même périmètre… Fleurie a été à nouveau touché, mais aussi Morgon, Villié-Morgon, Lancié, Saint-Jean-des-Vignes, la Chapelle-de-Guinchay… et de nombreuses parcelles situées en appellation Beaujolais villages.

20 à 60 % de pertes

Pas d’effet sablage cette fois, avec des grêlons plus importants, parfois de la taille d’une balle de golf, ne générant pas cette impression de désolation qui régnait dans certaines vignes le 11 juillet, où elles semblaient avoir été comme brûlées ou tondues. Mais les dégâts sont bel et bien là. Chez Isabelle et Bruno Perraud, dont le domaine Côte de la Molière, tout en bio, est situé sur la commune de Vauxrenard, toutes les vignes sont touchées, « de 80 à 100 % sur les 8 hectares ».

Au domaine des Pampres d’Or, dans le Beaujolais des Pierres Dorées et sur les appellations Beaujolais et Beaujolais blanc, on déplore potentiellement une destruction de 20 à 60 % de la récolte. Le président de l’interprofession, Dominique Piron, attend de voir comment cette semaine post-grêle permettra aux vignes de sécher correctement ou non, alors que des orages sont encore attendus pour cette fin de semaine dans le département du Rhône. Mais il craint par ailleurs que les conséquences de la sécheresse ne soient pas des plus favorables au développement des raisins : « Il n’y a pas de jus, si l’on enlève la peau et les pépins il ne reste pas grand-chose. »

Dès le lendemain, lundi 31 juillet, les crus ont été autorisés à faire plus de rendement cette année, passant de 52 à 54 hecto/ha. Une enquête est en cours, centralisée par la Chambre d’agriculture et lancée par la Région, afin d’évaluer l’impact des différents orages du mois de juillet, dont les résultats sont attendus pour la fin de semaine prochaine.