190 vignerons réunis du dimanche 2 au mardi 4 avril 2017, sur trois lieux : la 6ème édition du salon « Bien boire en Beaujolais » a été un succès, et l’occasion pour l’ensemble des professionnels (et quelques particuliers cette année), de (re)découvrir des pépites beaujolaises.

Le Château de Pizay, le château de Ravatys et le château de la Chaize ont accueilli 190 vignerons exposants, tous membres de l’une des cinq associations participant au salon BBB : Beaujol’Art (dont sont membres les célèbres Dominique Piron, Château Thivin, le château des Ravatys, Mee Godard, Clos de la Roilette, et Louis-Benoît Desvignes, président de Bien Boire en Beaujolais), la Beaujoloise (Jean-Paul Brun, le domaine Foillard, Jean-Claude Lapalu, Christophe Pacalet, Gilles Paris…), les Gamay Chics (château de la Chaize, château du Moulin-à-Vent, domaine de Bel Air, château de Beauregard…) , Beaujol’All Wines (château de Javernand, château de Bel Air, vignobles Bulliat, Frédéric Berne au château des Vergers…), et le Biojolaise (Louis-Clément David-Beaupère, domaine Saint-Cyr, château de Pravins, Jean-Louis Dutraive, domaine JG Chasselay, Bret Brothers, domaine Thillardon…).

Ce salon est financé par les vignerons eux-mêmes, via leurs cotisations versées auxdites associations.
Des vignerons engagés, dans une démarche bio par philosophie, et/ou dans une volonté de promouvoir la richesse et la diversité du Beaujolais, ou comment exprimer divers terroirs au travers de deux cépages, gamay et chardonnay.

Coup de cœur confirmé pour le château Thivin (sur les crus Brouilly et Côte de Brouilly), pour l’ensemble de ses cuvées, et notamment pour La Chapelle (Côte de Brouilly, sur des vignes d’environ 40 ans), qui présente un nez expressif, sur les épices, et doté d’une attaque acidulée et précise, accompagnée d’un fruit souple (fruits des bois et myrtille), et charmeur.

Ce domaine familial depuis six générations (acheté en pleine crise phylloxérique en 1877 par Zaccharie Geoffray, dont l’une des cuvées phares porte aujourd’hui le nom : la cuvée Zaccharie, issue de l’assemblage des plus vieilles vignes du domaine en Côte de Brouilly, des parcelles de La Chapelle au Sud et Godefroy à l’Est, toutes cultivées en Terra Vitis, sur des arômes de fruits noirs mûrs et d’épices, une bouche ample et ronde et dotée d’une belle longueur).

Le domaine produit également deux excellents blancs : le Clos Rochebonne à Theizé, et la cuvée Marguerite à Saint-Lager, toutes les deux issues de sols argilo-calcaires, mais Rochebonne étant plus sur la tension, alors que Marguerite sera plus rond.

Le salon a également été l’occasion de découvrir le millésime 2016 pour la plupart des exposants, et d’en saisir les différences avec le fameux 2015.

Là où ce dernier présentait matière et richesse, le 2016 présente finesse et fraîcheur, comme aux domaines Chasselay, Thillardon, Dutraive, Lapalu, Richard Rottiers et au château des Vergers.
Les 2015 de Mee Godard sont fidèles à leur réputation, avec un coup de cœur pour le parcellaire « Passerelle » en Côte de Py, offrant une bouche soyeuse mais avec une belle tension, et une finale riche et expressive sur les fruits noirs.

Quant à Louis-Clément David-Beaupère, on retrouve toujours cette matière dense et riche, sur un bel équilibre, dans son « Croix de la Bottière », en Juliénas.
Si 2016 est bien différent de 2015, il reste au même niveau qualitatif, permettant presque de renouer avec une expression plus juste du terroir.