Les neuf finalistes retenus après la sélection organisée en janvier à Montpellier se sont retrouvé au château de Fonscolombe (photos JB)
Les neuf finalistes retenus après la sélection organisée en janvier à Montpellier se sont retrouvé au château de Fonscolombe (photos JB)

Les neuf candidats, réunis au château de Fonscolombe en Coteaux d’Aix, ont été confrontés à des ateliers très différents afin de tester l’ensemble des aspects d’un métier qui va de la gestion à la maîtrise de la dégustation. Suite ce lundi 1er octobre avec le bouquet final, le service de clients au déjeuner.

Derrière les sourires, les poignées de mains ou les accolades, la tension était bien palpable ce dimanche en milieu d’après-midi dans l’un des salons du château de Fonscolombe. Les neuf finalistes du concours Un des meilleurs ouvriers de France étaient réunis avant le dernier discours de présentation de Philippe Fraure-Brac, président de la classe sommellerie, et le début des épreuves.

Florian Balzeau (Le Gindreau, Saint-Médard), Jonathan Bauer-Monneret (Maison Bos, Toronto, Canada), Camille Gariglio (Hôtel de Ville de Crissier, Suisse), Eric Goettelmann (Relais Bernard Loiseau, Saulieu), Jean-Baptiste Klein (La table d’Olivier Nasti, Kaysersberg), Pascaline Lepeltier (Racines, New-York, Etats-Unis), Florent Martin (Le Cinq à l’Hôtel George V, Paris), Nicolas Vialettes (Taillevent, Paris) et Pierre Vila-Palleja (Le Petit Sommelier, Paris) ont ensuite tiré au sort leur numéro de candidat et plongé dans la concours avec une série d’épreuves écrites.

A commencer par 25 minutes consacrées à la dégustation avec tout d’abord quatre vins blancs. Pour le premier la consigne était la suivante : « faites une dégustation analytique ne traitant que des aspects visuels, olfactifs et gustatifs en précisant votre point de vue personnel ».

Pour les trois premiers, il était nécessaire d’identifier le cépage dominant, le pays d’origine, la région et enfin le millésime. Quant au dernier, il devait s’accompagner de l’établissement d’une fiche descriptive à l’intention du commis sommelier, fiche précisant les arguments de vente de ce vin servi au verre…

Réchauffement climatique et inventaire

Sous le contrôle de Karen Henry-Buratti et Thierry Duchène, inspecteurs de l’Éducation nationale, les finalistes ont été confrontés ensuite à un trois exercices aux contours très différents. Ils devaient tout d’abord réfléchir sur les conséquences du réchauffement climatique à l’horizon 2050 tant sur la viticulture que sur les vins et même sur l’évolution des accords mets-vins.

Visuel et rythmé, un diaporama était une invitation au voyage à condition de reconnaître certains lieux bien précis liés au monde du vin et des spiritueux. De l’église de Tarragone à la cave de Didier Dagueneau, le vécu de chacun était mis à contribution. Tout comme l’expérience en matière de gestion. A partir d’un inventaire transmis par l’expert-comptable de leur établissement virtuel, chaque finaliste devait dénicher les erreurs (dix au total) dissimulées dans des appellations incorrectes, des millésimes inexistants ou bien encore des noms de vignerons imaginaires…

Une première étape qui se poursuivra ce lundi matin avec de nouveaux ateliers qu’ils découvriront à partir de 8 heures avant de se consacrer, deux heures plus tard à la préparation du service du déjeuner. Une phase cruciale qui, à elle seule, vaut autant de points que tous les autres ateliers.
Gestion du stress et expérience sont alors des atouts essentiels…

Ci-dessous : Philippe Faure-Brac, président de la classe sommellerie, a rappelé les règles précises qui régissent ce concours.