Hervé Novelli, président du Conseil Supérieur de l’Œnotourisme (photo : C.Helsly/AtoutFrance)
Hervé Novelli, président du Conseil Supérieur de l’Œnotourisme (photo : C.Helsly/AtoutFrance)

À l’issue des Assises de l’Œnotourisme qui se tenaient aujourd’hui à Paris, on fait le point sur les premières mesures annoncées par Hervé Novelli, président du Conseil Supérieur de l’Œnotourisme.

Du « bouillonnement d’initiatives » qui a régné lors de ces premières Assises Nationales de l’Œnotourisme et qui ont rassemblé près de 800 personnes, il est ressorti une vingtaine de propositions présentées comme « l’Acte II de cette politique née il y a dix ans et une véritable action de militantisme ». Cette politique avait été initiée d’abord par Paul Dubrule qui avait alors convaincu Hervé Novelli, ministre du Tourisme de l’époque, de créer le Conseil Supérieur de l’Œnotourisme et les labels Vignobles et Découvertes. En guise de conclusion aux Assises, Hervé Novelli, désormais président du Conseil Supérieur de l’Œnotourisme, a regroupé ces 20 actions et mesures en faveur du développement de l’œnotourisme en cinq thématiques clés.

– La qualification de l’offre pour répertorier et évaluer les différences entre les producteurs et les prestataires sur un même territoire. « Ce sera un patient exercice nécessaire pour identifier les critères et hiérarchiser l’offre à l’instar d’autres initiatives comme celle de Terre de Vins qui lance avec Atout France la première édition des Trophées de l’Œnotourisme. La qualification passera aussi par la concertation préalable avec les professionnels. »

– La formation « pour bénéficier d’une une vraie filière ». Des accords avec la Sorbonne vont permettre la création d’une chaire magistrale dans les mois à venir « mais nous allons également organiser un catalogue des formations pour les connaître, se doter de modules pédagogiques efficaces et réactualiser le guide d’accueil en caves d’Atout France ».

– La levée des freins réglementaires en accord avec les administrations, notamment la suppression dans les mois qui viennent de la notion de travailleur dissimulé lorsqu’un producteur propose aux touristes de participer aux vendanges. Il s’agira également de favoriser la compatibilité des normes d’accessibilité avec l’architecture historique des caves qui s’ouvrent à la visite.

– Le développement de la veille « pour connaître les autres expériences à l’international mais aussi chez nous et réaliser études et enquêtes pour mieux évaluer les recettes générées et les attentes des clientèles étrangères ».

– La démocratisation. Une convention a été signée avec le groupement des chaînes hôtelières pour cartographier en collaboration avec l’IGN les établissements et les offres œnotouristiques dans une région afin de croiser les prestations. Et une autre convention Culture-Œnotourisme devrait permettre l’ouverture de grands sites à la dégustation. Ce volet comprend aussi l’aide à la numérisation notamment en étudiant son adaptation aux besoins des vignerons par un site, une application ou autre.

Plus d’information sur VisitFrenchWine.com et Atout-France.fr