Le propriétaire d’une dizaine de domaines rive droite et rive gauche, et négociant (Borie-Manoux), livre sont point de vue (plutôt très enthousiaste) sur le millésime 2016.

Château Batailley (5e Grand Cru Classé de Pauillac), château TrotteVieille (1er Grand-Cru Classé AOC Saint-Emilion), château Beau-Site (Cru Bourgeois supérieur Saint-Estèphe), château du Domaine de l’Eglise (Pomerol), Lynch-Moussas (5e grand cru classé de Pauillac), château La Croix du Casse (Pomerol), château Bergat (grand cru classé de Saint-Emilion), Château Pignon (Lalande-de-Pomerol), Château Haut-Madrac (cru bourgeois Haut-Médoc), Haut-Bages Monpelou (cru bourgeois supérieur, Pauillac)… Au vu de cette belle collection de propriétés, qui mieux que Philippe Castéja pour répondre à la question : « 2016, plutôt millésime rive gauche ou rive droite? » « C’est ce qui fait les grands millésimes. Il est réussi sur les deux rives. Rive gauche, il est tout particulièrement réussi à Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe. Et rive droite, à Saint-Emilion on trouve des vignes de côtes très réussies, avec des cabernets-francs fabuleux. C’est vraiment l’année des cabernets. » Une grande année qui semble s’annoncer, donc. Quelles sont les préconisations du négoce en terme de prix sur ce 2016? « C’est difficile de faire une préconisation. On souhaite confirmer la qualité des vins de Bordeaux. 2016 suit un grand millésime 2015, dans une veine de grands millésimes à des prix relativement abordables. » Assistera-t-on à une hausse de prix et dans quelle proportion? « Je pense qu’il y aura une hausse. Mais l’ensemble des vins de Bordeaux est excellent en 2016. De ce fait, il y en aura un peu pour toutes les bourses. Sur les 80 étiquettes internationales, il y aura peut-être des hausses un peu plus importantes que dans les autres crus. »