(photos F. Hermine)
(photos F. Hermine)

Alors que le rosé est devenu le best-seller des breuvages estivaux, les conditions climatiques n’ont pas été tendres avec le millésime 2017. Compte tenu de la demande galopante, il se pourrait bien que les bouteilles de rosé se fassent trop rares sur les tables cet été.

En 15 ans, la consommation mondiale de rosé a augmenté de 31%. Un bon point pour les ventes mais lorsque les volumes de production ne sont pas au rendez-vous, les consommateurs pourraient bien en pâtir. Il y a moins d’offre et plus de demande. En Provence, région qui est devenue le symbole du rosé français et revendique un leadership ce marché (elle représente un cinquième du volume des exportations françaises), la récolte a baissé de 12% l’an dernier compte tenu des conditions climatiques, soit 20 millions de bouteilles en moins par rapport à l’année précédente, selon le journal Les Échos.

Cette baisse de volume survient à un moment où la demande n’a jamais été aussi forte. Par conséquent, des rationnements sont mis en place par certaines propriétés pour restreindre les commandes de leurs clients.

La forte popularité du rosé se double d’une diversité de l’offre, des rosés de soif ou festifs (qui représentent l’essentiel du marché) aux rosés de gastronomie davantage taillés pour la table et la garde. La diversité des terroirs et des origines (45% AOP, 45% d’IGP, 10% en Vin de France) offre un panel extrêmement large aux consommateurs.

Premier producteur mondial de rosé avec 24 millions d’hectolitres mais aussi premier consommateur, la France est aussi en tête de l’export avec 6,4 millions d’hectolitres produit chaque année. Suivi par l’Espagne, les États-Unis et l’Italie, l’Hexagone fait partie des quatre pays fournissant 75% de la production mondiale de rosé. Une croissance exponentielle qui pourrait se heurter aux manques de volume du 2017.