Le ligérien domaine « Les demoiselles de Pallus » participe pour la première fois à l’événement, et fait déguster ses vins monocépages en trois couleurs tout le week-end à l’Espace Encan. A découvrir.

C’est en 2013 que commence à s’écrire l’histoire du domaine des Demoiselles de Pallus. Cette année-là, Jacques Demars, « féru d’œnologie et passionné de viticulture » comme il se décrit lui-même, fait l’acquisition du domaine Daniel Chauveau à Cravant les Coteaux, non loin de Chinon. Jadis marié à Marie-Agnès Gosset Demars, descendante de la célèbre famille champenoise Gosset, cet administrateur de sociétés commerciales et industrielles écrit jour après jour, millésime après millésime l’histoire de cette propriété de Loire, aux côtés de ses deux filles, Hélène et Claire.

Tous les chefs étoilés l’affirmeront haut et fort, la clé d’une recette réussie, c’est avant tout une matière première de grande qualité. Et celle des Demoiselles de Pallus est idyllique. Prenez des coteaux argilo-calcaires parfaitement drainés et bien exposés, adjoignez-y une proportion de 80 à 85 % de vieilles vignes, et vous obtenez des conditions parfaites pour une maturité optimale ses raisins. Le vignoble du domaine compte actuellement 12 ha plantés en cépages typiques de la Loire, à 75 % rouge cabernet franc, et 25 % blanc chenin. Pour créer les vins de ses rêves, le propriétaire s’est donné les moyens de ses ambitions. Il a dès le départ doté le domaine d’un outil technique performant, grâce à la construction d’un nouveau chai doté de cuves en inox avec régulation thermique automatique, idéales pour une fermentation constante. Afin de conduire cette « Ferrari », il a élu un pilote expérimenté en la personne de Jean-Max Manceau, vigneron qui officiait déjà de longue date sur la propriété de Chinon détenue par Gosset depuis 1951. Afin de magnifier le rendu final, avec une patine impeccable et une matière qui tient la longueur, l’élevage des vins est opéré en cuves inox et fûts neufs et d’un vin de 400 L.

Deux cépages, trois couleurs

La gamme se compose d’une cuvée dans chacune les trois couleurs, « dans un style qui se veut à la fois subtil et harmonieux, et très typique de l’AOC Chinon. Chinon est souvent considéré à tort comme un vin de soif, alors que c’est pourtant un magnifique vin de garde » constate le propriétaire. Grâce à la forte proportion de vieilles vignes, adjointe des connaissances techniques et du savoir-faire au service de l’élaboration des vins, nul doute que les crus du domaine sauront franchir les années avec brio.
En dégustation tout ce week-end à l’Espace Encan, les rouges expriment les fruits rouges, avec un fondu très intégré, les rosés, avec leurs notes de petits fruits rouges, sont une ode à la gourmandise, et les blancs marient subtilement expressifs arômes de fruits exotiques et fleurs, touches anisées et minéralité. Actuellement, la propriété commercialise un éventail de millésimes de 2013 à 2018, en bouteille et magnum, dans une gamme de prix de 8,20 € à 23,85 €. Déjà bien ancrée en restauration en France, dont quelques belles tables parisiennes, le domaine commence sa conquête à l’export, vers les USA, la Chine, l’Allemagne et a le regard tourné vers la Belgique.

Cap sur l’oenotourisme

Dernier défi en date des « Demoiselles de Pallus », jouer pleinement la carte œnotouristique. Si des visites-dégustations gratuites étaient déjà en place, le domaine propose à la location depuis ce mois de mars « Les Camélias des Demoiselles de Pallus », quatre gîtes au cœur des vignes avec piscine, d’une capacité totale de 24 personnes. Sur place, les visiteurs pourront découvrir la production de truffes, avec 2 ha de chênes truffiers, mais aussi rayonner aisément vers les vignobles alentours et visiter les châteaux de la Loire.