Avec sa nouvelle filiale Oriental Plus et le succès de sa gamme Mythique, la coopérative viticole du Languedoc-Roussillon Val d’Orbieu se développe intensivement sur le marché chinois.

Premier groupe coopératif français de vins tranquilles, fort de ses 1591 adhérents répartis à travers 11 caves coopératives et 55 domaines et châteaux (pour une production totale d’environ 550 000 hl de vin par an), Val d’Orbieu vient de partir à la conquête de la Chine. Installée depuis quelques semaines à Shanghai, la coopérative a lancé une nouvelle filiale, Oriental Plus, sous l’impulsion de son Directeur Général (depuis 2010), Bertrand Girard. « Oriental Plus » ne deviendra pas la énième firme d’import-export en Chine », assure ce dernier. Elle sera une société de services assurant la représentation du groupe et animant un réseau d’importateurs-distributeurs locaux. Car le marché chinois n’a rien d’équivalent ailleurs. Il est à la dimension du pays : immense et très segmenté. « Il passe par les clubs de karaoké, les stations services, les présents du Nouvel an ou de la nouvelle lune, les corner shops, les restaurants traditionnels, ceux des hôtels étoilés… », détaille Bertrand Girard.

Bertrand Girard connaît bien la Chine où il débarqua à l’époque des pionniers. Depuis, le vignoble local est passé de presque rien à 300 000 hectares, plus que le vignoble languedocien, alors que la consommation de vin s’est envolée et que les importations de crus français, des bordeaux pour l’essentiel, doublent chaque année.

S’appuyant notamment sur le succès sa gamme Mythique (lancée en novembre 2010 sur le marché chinois) et sur la création de nouvelles marques actuellement à l’étude, Oriental Plus ne négligera rien, ni le vrac dominé par les Espagnols, ni aucune des 89 villes de plus d’un million d’habitants qui quadrillent le territoire. Depuis Shanghai, la filiale aura également pour mission de suivre les autres marchés d’Asie.
La lettre de mission des cinq cadres de la filiale est simple : doubler à terme le chiffre d’affaires chinois (1, 5 M€ aujourd’hui), doubler le chiffre d’affaires asiatique (entre 4 et 5 M€) pour trouver un nouvel équilibre entre exportations et ventes domestiques.

Source – Jean-Pierre Lacan