C’est officiel. Depuis le 26 novembre dernier, date de la publication au Journal Officiel, la clairette de Die version rosé est autorisée. Le premier millésime est attendu pour le printemps 2017.

Après des années de bataille administrative face notamment aux vignerons du Bugey qui produisent du vin rosé pétillant de l’autre côté du Vercors, c’est la victoire le 26 novembre dernier pour le syndicat de la clairette de Die : la parution au Journal officiel du décret valide définitivement le nouveau cahier des charges de cette appellation d’origine contrôlée reconnue depuis 1942. Les producteurs de Clairette de Die se sont appuyés sur la maîtrise de la vinification en méthode ancestrale, la connaissance des cépages rouges (muscat rouge, gamay…) et une pratique historique du rosé sur l’appellation pour faire valoir leur demande d’évolution du cahier des charges. « Notre territoire est régi par une loi de 1957 qui nous interdit de faire autre chose que des vins d’appellation, il était donc logique de faire évoluer la clairette de Die », explique Fabien Lombard, président du Syndicat des vignerons du Diois.

Cette dernière sera obtenue par un assemblage comprenant majoritairement du muscat à petits grains, de la clairette et, au minimum, 5% de cépages rouges du vignoble comme le gamay et le muscat à petits grains rouges. « Nous avons fait un recensement qui nous laisse penser qu’une cave sur trois s’apprête à produire de la clairette rosée au printemps prochain. » Faiblement alcoolisée (entre 6, 5 et 8%), rosée, pétillante… La « petite sœur » de la clairette pourrait bien conquérir de nouveaux consommateurs. « La clairette de Die rosé va nous permettre de rajeunir l’image de l’appellation, estime Fabien Lombard (photo ci-dessous). Très aromatique et aussi un peu plus vineuse, elle semble intéressante à explorer pour des accords repas et clairette, notamment autour de la gastronomie asiatique, ce qui sera un atout indéniable pour nos marchés à l’export. » Dégustation attendue dans quelques mois !